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Jake Djones - Gardien du temps (Tome 2) - Circus Maximus

De
477 pages
Jake et les Gardiens de l'Histoire ont reçu un mystérieux message codé qui semble venir de l'Antiquité. C'est l'époque où se cache la cruelle Agata Zeldt, leur pire ennemie... La mission promet d'être terriblement dangereuse. Qui, parmi les gardiens, est capable de remonter à une ère si lointaine ?
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D u m ê m e au t eu r
jake djones gardien du temps
1. Mîssîon Venîse
2. Cîrcus Maxîmus
D A M I A N D I B B E N
JAKE DJONES GARDIEN DU TEMPS
2 . C i r c u s M a x i m u s
Traduît de ’angaîs (Grande-Bretagne) par Luc Rîgoureau
Gallimard Jeunesse
D é dic ac e
À la folle et fantastique familleMorrison de Derw Mill.
Tître orîgîna :The History Keepers : Circus Maximus
Édîtîon orîgînae pubîée en 2012, en Grande-Bretagne, par Doubeday, un département de Random House Chîdren’s Books Fîîae de Random House Group, Londres © Damîan Dîbben, 2012, pour e texte © Édîtîons Gaîmard Jeunesse, 2013, pour a traductîon françaîse © Édîtîons Gaîmard Jeunesse, 2013, pour a présente édîtîon
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la reine de la nuit
Le soîr où Jake Djones se couvrît de honte et mît en danger a survîe même des servîces secrets appe-és Gardîens de ’Hîstoîre, î régnaît un froîd sî extra-ordînaîrement întense que a mer Batîque manqua de geer tout entîère. De ’ouest au nord, des côtes déchîquetées et ven-teuses du Danemark aux conins désoés et frîgorî-iés de a Fînande, s’încurvaît sur ’horîzon une îni-nîe couche de gace arachnéenne sur aquee a une dessînaît des relets d’un argent fantomatîque. Un încessant saupoudrage de locons vaporeux enseve-îssaît ce coîn recué de a Terre dans un sîence quî sembaît d’un autre monde. Un navîre aux voîes beues se frayaît un chemîn à travers a peîcue de gace au fur et à mesure qu’ee se formaît. I voguaît vers es umîères cîgno-tantes de Stockhom, archîpe féerîque d’anses, de
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promontoîres et d’ïots. Le bateau se nommaîtLa Tulipe, et une haute sîhouette en ong manteau de fourrure en tenaît a barre grînçante. Le jeune homme tendît une maîn éégamment gantée et it sonner une coche. – I est ’heure, messîeurs, annonça-t-î d’une voîx aux întonatîons amérîcaînes égèrement traïnantes. Aussîtôt, deux autres sîhouettes ees aussî bîen emmîtoulées émergèrent de ’obscurîté neîgeuse et e rejoîgnîrent à a barre, suîvîes par un oîseau mutî-coore, un perroquet, quî se jucha en frîssonnant sur ’épaue de son maïtre. Les troîs mateots scrutaîent avec împatîence a bancheur ambîante, cependant que ’embarcatîon approchaît du port. Peu à peu, eurs vîsages furent écaîrés par es réverbères du rîvage… Le barreur en peîsse étaît d’une beauté frappante, un sourîre îumînaît ses traîts cîseés. À son côté, e proprîétaîre du perroquet, un garçon à unettes pus court sur pattes fronçaît es sourcîs avec concentra-tîon. Le dernîer avaît a peau mate, des bouces brunes et de grands yeux marron quî uîsaîent de bonheur. Troîs adoescents întrépîdes, jeunes agents au servîce des Gardîens de ’Hîstoîre : Nathan Wyder, Charîe Chîeverey et… Jake Djones. Dîrîge-toî vers cette ïe à-bas, au centre, conseîa Charîe, rompant e sîence, en désîgnant un groupe
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de lèches et de tours. C’est Stadshomen, a vîeîe vîe de Stockhom. Le joyau de ces ïets, e centre de ’empîre suédoîs. Maheureusement, nous n’y arrî-vons pas à ’apogée de a vîe. Notre vîeîe amîe a peste a débarqué îcî en 1710, emportant presque un tîers de a popuatîon. ? répéta Nathan en resserrantL’apogée de a vîe es pans de son manteau. C’est peu dîre. En cet hîver 1782, a Suède est certaînement ’endroît e pus înhos-pîtaîer de ’Hîstoîre. Tîrant une petîte boïte de sa poche, î appîqua du baume sur sa bouche. Sî mes èvres contînuent de gercer aînsî, ees vont inîr par tomber, ronchonna-t-î. Par es coches de ’enfer, Nathan ! se récrîa Char-îe en fermant es yeux et en serrant es dents sous ’effet de ’îrrîtatîon.92 !Nous en sommes en 1792 ! Parfoîs, je me demande comment tu as réussî à sur-vîvre ! Mîster Drake, e perroquet, pîaîa pour marquer son accord et gonla ses pumes, ain de montrer combîen î étaît îndîgné par ’Amérîcaîn. ! dît ce dernîer en rîant. Penses-tuJe te charrîe vraîment que je porteraîs cette zîbeîne quî me tombe aux chevîes sî nous étîons en 1782 ? Sans parer de ces bottes cavaîères sans bouce. Ees sont teement austères qu’on es croîraît napoéonîennes !
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I se tourna vers Jake et ajouta : – Les années 1790 ont vu es vêtements se sîmpî-ier à ’extrême. Nathan aîmaît presque autant a mode que ’aven-ture. ! mar-Bottes cavaîères sans bouce, mon œî monna Charîe. Et épargne-moî a mentîon de tes fourrures, s’î te paït. C’est à œuvre de sauvage. Ces pauvres bêtes ont e droît de vîvre ees aussî, tu saîs ? Tout en écoutant ses amîs se chamaîer, Jake fut submergé par une vague de ierté à ’îdée qu’î appar-tenaît désormaîs à a pus prestîgîeuse et mystérîeuse organîsatîon de tous es temps : es Gardîens de ’Hîs-toîre. I ne s’étaît écoué qu’un moîs depuîs que sa vîe avaît déinîtîvement bascué. I avaît été enevé, emmené au bureau de Londres, înformé que ses parents tra-vaîaîent à son însu depuîs des décennîes pour es servîces secrets… et qu’îs avaîent dîsparu dans ’Ita-e îe duXVIsîèce ! Dès ors, son exîstence avaît ressembé à une che-vauchée de montagnes russes sans in. I avaît traversé e temps, d’abord jusqu’à Poînt Zéro – ’état-major de ’organîsatîon, sîtué au Mont-Saînt-Mîche, dans a Normandîe de 1820 –, puîs jusqu’à a Venîse de 1506, comme membre de a mîssîon destînée à ocaîser
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ses père et mère et à empêcher e dîaboîque prînce Zedt de détruîre ’Europe en y répandant a peste bubonîque. S’î avaît eu a joîe de retrouver ses parents, îs avaîent été contraînts de aîsser en arrîère Topaze, a jeune et énîgmatîque espîonne dont Jake s’étaît amou-raché. Pus extraordînaîre encore, î avaît découvert que son frère aïné, Phîîp,a prioridîsparu à ’étran-ger dans un accîdent troîs ans auparavant, avaît été uî aussî un Gardîen. I exîstaît une possîbîîté, très mînce cependant, qu’î soît toujours vîvant, queque part dans e passé. Et voîcî que Jake effectuaît sa deuxîème mîssîon. Certes, sa séectîon devaît pus à a chance qu’à autre chose : presque tout e monde, à Poînt Zéro, avaît été prîs de maux de ventre épouvantabes après avoîr dégusté une soupe de moues. Par aîeurs, ’ambas-sade n’avaît rîen de dangereux. Sînon, Jake n’auraît jamaîs été retenu pour y partîcîper, dans a mesure où î étaît encore novîce. I n’empêche, î étaît en traîn de navîguer sur a Batîque des années 1790 ain de récupérer une îvraîson d’atomîum, e pré-cîeux îquîde quî rendaît possîbes es voyages à tra-vers ’Hîstoîre. Parez-moî donc de notre contact, dît-î à ses cama-rades en s’efforçant de dîssîmuer e éger trembe-ment de sa voîx.
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Caspar Isaksen, troîsîème du nom ? répondît Char-îe. Je ne e connaîs pas en personne, maîs î a notre âge, me sembe-t-î. J’aî un jour cuîsîné un tajîne au potîron pour son père, eque m’a assuré qu’î n’en oubîeraît jamaîs es saveurs. Charîe faîsaît preuve d’une vérîtabe passîon pour a nourrîture et étaît un chef hors paîr, même sî son expérîence dans es cuîsînes parîsîennes sous ’empe-reur Napoéon ’avaît transformé en farouche végé-tarîen. Moî, je ’aî croîsé à deux reprîses, se vanta Nathan en evant es yeux au cîe. Un type marquant. I se gave de gâteaux comme s’îs rîsquaîent de s’épuî-ser du jour au endemaîn et î n’arrête pas d’éter-nuer. – Que est e îen entre es Isaksen et ’atomîum ? însîsta Jake. I avaît découvert a substance ors de son premîer retour dans e passé. Pour parvenîr à remonter à une date précîse, es agents devaîent d’abord en boîre une dîutîon très exactement dosée. En généra, e phénomène n’étaît possîbe qu’en mer, dans e maeström magnétîque d’un poînt d’horîzon : et, quî pus est, î ne fonctîonnaît que sur queques rares humaîns dotés d’une certaîne « vaeur », une aptîtude înnée à traverser es sîèces. L’atomîum étaît îndîspensabe aux Gardîens pour surveîer
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