Jonathan, Oliver, Antony - Les trois neveux de Tante Agatha

De
Un joli conte de Noël pour enfant de Luce Dulac.
Publié le : dimanche 1 juin 2014
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EAN13 : 9782350738949
Nombre de pages : 20
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l était une ois une vieille emme nommée Agatha. Ihabitait, avec ses chats, à Exeter, en Angleterre, un vieuxElle manoir tout délabré, hanté de antômes et de chauves-souris…
Elle était très riche… et ex-trê-me-ment avare ! Elle avait adopté ses trois neveux : Jonathan, Oliver et Antony.
« Quelle bonne afaire j’ai ait là ! » se disait Agatha.
Non seulement, je récupère l’héritage, mais, en plus, je vais mettre ces garnements au travail ! Tout cela va me rapporter des pièces d’or… é-nor-mé-ment de pièces d’or !!! »
Ah, ah, ah !!! ricanait-elle, contente de sa terrible machination !
Agatha portait toujours la même robe gris puce, étriquée et reprisée... Lorsqu’il aisait roid, elle recouvrait ses épaules et son dos voûté d’un vieux châle noir… qui la aisait ressembler à un corbeau ! Elle tirait ses cheveux sur le dessus de la tête en un chignon mal serré, ce qui lui donnait l’air de porter une brioche sur le sommet du crâne ! Elle avait de petits yeux perçants, des lèvres minces et un nez crochu comme les sorcières !
Agatha logeait les trois garçons dans le pavillon du jardinier. Elle avait installé sur le sol de pierre, trois mauvaises paillasses, une table en bois brut et trois chaises branlantes… Les murs étaient nus, d’un blanc
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sale, passés à la chaux et l’humidité détachait, en partie, le plâtre des cloisons ! Il y avait une cheminée dans un coin de la pièce, mais Tante Agatha ne l’allumait… jamais !
Dès leur arrivée au Manoir, la vieille emme s’était empressée de trouver du travail à ses trois neveux : ils urent aussitôt placés au Relais de Poste du Canton…
C’est une grande auberge avec une immense cour intérieure, pour permettre l’accès aux diligences et aux carrosses, et des écuries pour les chevaux. Les voyageurs sont accueillis dans la grande salle du rez-de-chaussée, à la cheminée gi-gan-tes-que où flambent d’énormes bûches…
Un brou-ha-ha étourdissant règne dans la pièce ! Il flotte dans l’air, une odeur de viande rôtie, de chou et de vin… Le premier étage est aménagé pour le repos.
Une agitation ébrile secoue l’hôtellerie avant l’arrivée des équipages ! Chacun s’afaire aux préparatis : Jonathan – l’aîné – est chargé de balayer la cour et d’assécher les flaques, pour que les dames aux longues robes ne soient pas éclaboussées par l’eau boueuse…
Lorsqu’en un bruit assourdissant, la diligence ait son entrée, le cocher, tire de toutes ses orces sur les rênes et ait stopper les chevaux aux nasaux umants ! L’aubergiste et ses commis accueillent les voyageurs.
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« Jonathan ! Jonathan, les bagages dans les chambres du premier ! Dépêchez-vous, polissons ! Et surtout, ne vous trompez pas, sinon, gare !!! »
Jonathan, aidé par un autre commis, plie l’échine sous le poids des lourdes malles…
« Oliver ! hurle l’aubergiste. Presse-toi ! détèle les chevaux ! À l’abreuvoir, vite ! As-tu mis le oin et l’avoine dans les mangeoires ?
Oliver ! n’oublie pas de brosser les chevaux et leur crinière ! As-tu préparé les litières ? Est-ce que tu dors quand je te parle ? »
Dans les cuisines, c’est la même efervescence !
« Antony ! Antony ! AN-TO-NY !!! As-tu fini avec cette vaisselle ? Presse-toi ! Il me aut les légumes ! Fais de petites épluchures ! Antony ! Antony ! Les bûches !!! Il aut alimenter le eu ! Et ces poubelles, elles ne sont pas encore vidées ! Qu’attends-tu pour le aire ? Dépêchez-vous, paresseux ! »
Les trois garçons ont à peine le temps – entre deux corvées – d’avaler une soupe grasse et un morceau de pain et de lard !
Quand le soir arrive enfin, ils se retrouvent, heureux d’être ensemble… Ils reprennent le chemin du Manoir de Tante Agatha, en tenant bien serrée dans leurs mains la pièce qu’ils ont gagnée après la rude journée !
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