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Journal d'une gaffeuse en série

De
80 pages

Judicaël Jeandebien est une petite fille bien dans sa tête et dans ses baskets. Son excentrique professeur de français, Mademoiselle Kochenko, inscrit toute sa classe à un concours d'écriture. J. J décide alors d'écrire un journal, qu'elle baptise « Sidonie », dans lequel elle raconte ses folles aventures. Car J. J a tout de même un gros défaut, elle attire les bêtises et les catastrophes comme un énorme aimant...

Avec ses deux meilleures amies Coco et Lila, Mémé Agatha, Philomène la tortue et Gonzague le chien, on ne s'ennuie jamais !


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-72937-8

 

© Edilivre, 2014

Dédicace

 

 

À mes filles, Valentine, Géraldine et Victoria,

mes « Judicaël »

Maman

Remerciements

Merci à Léa Blondiau, qui a merveilleusement bien illustré ma petite héroïne.

A Victoria, Robine, Marion, Virginie, Caroline, Florence, Cathy, Fabienne et Sophie, premières lectrices de ces aventures.

Chapitre I

Vendredi 2 octobre

Mon Ami, mon cher Ami, mon Journal… ?

Bon, ça commence bien ! Je ne sais même pas comment je dois commencer ni comment je dois t’appeler ? Encore une idée « génialissime » de notre professeur de français, Madame, oh pardon, Mademoiselle Kochenko. Tu vois déjà le bazar ?

Ma prof de français est… russe ! Enfin, maman dit qu’on ne doit pas se fier aux apparences, mais moi, je peux déjà te dire qu’elle est très bizarre. Je ne parle pas de ses vêtements ni de sa coiffure, mais plutôt des idées tordues qui lui passent par la tête.

L’année dernière, nous avons monté un petit spectacle avec les élèves de notre classe de C.M.2. C’était plutôt chouette, mais toutes les phrases étaient dites en verlan. Par exemple, on ne devait pas dire « bonsoir », mais « soirbon ». Pas facile pour nous de répéter et pas facile pour Mémé Agatha de comprendre notre pièce. Tu imagines… Toute une pièce de théâtre en verlan ! Mémé Agatha a failli s’étrangler sur sa chaise.

Cette année, pas de pièce. Toute la classe a poussé un « ouf » de soulagement… pendant 30 secondes ; avant que Mademoiselle Kochenko ne nous parle de son idée géniale. Elle nous a inscrits à un concours d’écriture. Tu imagines un peu ! Nous devons écrire une histoire qui va être lue par un jury !

Tu aurais dû voir notre tête, mon cher journal, on aurait dit que la classe s’était transformée en un aquarium géant et que tous les élèves étaient devenus des poissons rouges moi compris. Bouches grandes ouvertes, yeux écarquillés et totalement muets ; exactement comme Rodolphe MON poisson rouge.

Crois-tu que Mademoiselle Kochenko se soit posé une seule question devant notre silence ? Eh bien, non… Aucune. Elle nous a simplement distribué les consignes du concours. Quatre longues pages de consignes…. Quatre ! Le comble, c’est que je n’aime pas écrire et que je n’avais pas la moindre idée de ce que j’allais pouvoir inventer, mais bon, heureusement que maman et Mémé Agatha sont là.

Et c’est un peu grâce à elles que tu es là aussi. Je t’explique. C’est maman qui m’a lu les consignes du concours, quand elle est rentrée à la maison. Nous nous sommes assises sous la véranda dans le jardin et là, maman a eu une idée extraordinaire….

– Ma petite J.J, m’a-t-elle dit, pourquoi n’écris-tu pas une histoire sur toutes les bêtises que tu as déjà faites ? Ou sur les drôles d’aventures qui t’arrivent tout le temps, a complété maman devant ma mine renfrognée.

Pour le coup, j’étais un peu vexée. Tu me comprends ! Maman qui affirme que je fais tout le temps des bêtises, mais à bien réfléchir, elle n’a pas vraiment tort. Il ne se passe pas une fête ou une réunion de famille sans qu’à un moment donné on n’évoque une de mes gaffes.

Finalement, je crois que c’est une bonne idée. J’espère seulement que mon histoire plaira à Mademoiselle Kochenko.

Voilà pourquoi je suis devant mon bureau, occupée à rédiger mon journal. On dit que la nuit porte conseil.

Je verrai si c’est vrai demain matin, mais en attendant, je vais me coucher, car je suis très fatiguée.

Samedi 3 octobre

Bonjour, cher Journal,

C’est bien vrai que la nuit porte conseil, j’ai rêvé de toi… et j’ai décidé de te donner un prénom.

Comme si tu étais une vraie personne à qui je racontais toutes mes aventures.

J’ai donc décidé que tu serais une fille… Je ne peux quand même pas tout raconter à un garçon et puis en plus, j’ai déjà un grand frère, Zénobe. Alors voilà, comme chaque fois qu’un membre de la famille doit trouver un prénom, on pioche une lettre dans le jeu « scrabble » de Mémé Agatha. Je ne plaisante pas, je t’assure ! Pourquoi crois-tu que mon frère s’appelle Zénobe ? Eh bien, tout simplement parce que papa avait pioché la lettre « Z ».

Pour toi, j’ai pioché la lettre « S ». Je vais donc t’appeler Sidonie. Tu es priée de ne pas faire la difficile, je t’assure que tu as de la chance, ça aurait pu être bien pire. Et je sais de quoi je parle ! Je m’appelle Judicaël Jeandebien. Heureusement, tout le monde m’appelle J.J. Non mais, tu imagines un peu. Je me demande toujours où mes parents sont allés chercher un prénom pareil. Il faut dire que dans la famille, maman est la seule à avoir un prénom normal : elle s’appelle Rose. Tous les autres membres de la famille, de mes grands-parents paternels à mon poisson rouge, ont des prénoms comme qui dirait… excentriques ou originaux.

Tu sais déjà que ma grand-mère se nomme Agatha. Mon grand-père, décédé avant ma naissance, s’appelait Anselme. Mes parents, eux, s’appellent Rose et Cornelis Jeandebien et mon grand frère, Zénobe. Ajoute à tout ce petit monde mon poisson rouge, Rodolphe, la tortue de Mémé Agatha, Philomène, et le chien de la famille, Gonzague. Tu pourras peut-être comprendre pourquoi je suis si heureuse de mon surnom.

C’est d’ailleurs la première de mes aventures. Lorsque papa s’est rendu à la maison communale pour déclarer ma naissance, la secrétaire lui a fait répéter mon prénom ONZE fois !

Pas une, ni deux, ni trois…, mais ONZE fois. Elle riait tellement fort que son chef est sorti de son bureau, pourtant à l’autre bout du couloir, pour savoir ce qu’il se passait. Midi n’avait pas encore sonné que tout le village était au courant de mon drôle de prénom, de la boulangère au concierge de l’école. Alors, tu vois, Sidonie, finalement tu t’en sors plutôt bien, tu ne trouves pas ?

Chapitre II

– J.J ma chérie, lève-toi ou tu seras en retard pour l’école, me hurle maman depuis le bas de l’escalier.

– Je suis prête dans cinq minutes ! Je repousse la couette en vitesse et me précipite dans la salle de bain. Pas question d’arriver en retard à l’école ; je suis tellement contente de mon idée de journal que je me réjouis d’avoir cours de français avec Mademoiselle Kochenko pour lui présenter mon projet. Un rapide coup d’œil devant la glace et je me dirige vers la cuisine d’où m’arrive une bonne odeur de pain frais.

– Alors, ma grande, prête à défendre ton projet face à ton professeur ? me demande papa en ébouriffant mes cheveux.

– Arrête, dis-je en riant, je termine de me coiffer et…

– Et si j’en crois le résultat, t’as encore du boulot, me fait gentiment remarquer mon grand frère en entrant à son tour dans la cuisine.

– Zénobe, laisse ta sœur tranquille s’il te plaît, intervient maman, avant de déposer les pains encore chauds sur la table.

– Oh oui, je suis plus que prête… c’est vraiment une idée géniale. Je suis sûre que Mademoiselle Kochenko va adorer Sidonie.

Papa...