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L’Allié

De
181 pages
Nadia a sauvé la ville de Captive’s Sound d’une apocalypse explosive et elle a vaincu Elizabeth, l’enchanteresse… Du moins, c’est ce qu’elle pensait. Mais une fi ssure s’est ouverte vers l’enfer et une grande menace approche.
En tant qu’Allié de Nadia, son copain, Mateo, devrait renforcer ses pouvoirs, mais la malédiction pesant sur lui s’est accrue.
Malgré tous ses efforts, Nadia ne peut briser le sortilège cruel jeté sur Verlaine, sa meilleure amie, ni mettre fi n à la mystérieuse maladie qui frappe les habitants de la ville les uns après les autres.
Nadia doit rassembler toutes ses forces pour protéger les gens qu’elle aime, mais elle est plus vulnérable que jamais devant un pouvoir maléfi que. Le Très-Bas a commencé à évoquer son nom, et Nadia doit décider si elle est prête à s’approcher des ténèbres…
Au risque de ne pouvoir s’en échapper.
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Copyright © 2014 Amy Vincent Titre original anglais : Steadfast Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec HarperTeen, une division de HarperCollins. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Emilie Hendrick-Hallet (CPRL) Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Conception de la couverture : Aurora Parlagreco Montage de la couverture : Matthieu Fortin, Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © 2014 Michael Frost Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-909-3 ISBN PDF numérique 978-2-89752-910-9 ISBN ePub 978-2-89752-911-6 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Gray, Claudia
[Steadfast. Français] L’Allié (Série Sortilèges et malédiction ; 2) Traduction de : Steadfast. Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89752-909-3 I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Steadfast. Français. PZ23.G722Al 2015 j813’.6 C2015-941824-0
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Chapitre 1
Au cimetière de Captive’s Sound, toutes les pierres tomqales ou presQue affichaient une promesse d’éternité. Il était inscrit des phrases telles Que : « À jamais dans nos esprits » ou « Pour toujours dans nos cœurs ». Malgré toutes ces promesses d’amour infini, les gens semqlaient rarement venir se recueillir. Aujourd’hui, toutefois, trois personnes étaient là. Nadia Caldani se trouvait devant la grille en fer forgé dont les courqes imitaient des feuilles, des roses et des épines. Son pull qourgogne et son jean foncé ne laissaient en rien deviner son secret : Nadia était une sorcière — jeune et seulement à moitié formée, mais plus puissante Que ce Qu’elle avait cru. Ses épais cheveux noirs, attachés en Queue de cheval, laissaient voir l’ecchymose sur sa tempe et les petites coupures sur une de ses joues. Moins de 36 heures plus tôt, elle avait comqattu la magie la plus noire de sa connaissance, celle d’Elizaqeth, une enchanteresse, une servante du Très-Bas. D’une façon ou d’une autre, et contre toute attente, Nadia avait gagné. Elle savait Qu’elle devrait se sentir folle de joie, mais la peur régnait toujours en elle tel un feu refusant de s’éteindre. « J’ai eu de la chance, pensa-t-elle. Mais au moins, Elizaqeth a disparu et la vie peut reprendre son cours normal. » À côté d’elle se trouvait Mateo Perez, portant un qlouson de sport par-dessus un t-shirt et un pantalon noirs Qu’il allait devoir porter tout à l’heure pour son Quart de travail au restaurant. Nadia savait Qu’il s’était toujours considéré comme un étranger, à Captive’s Sound, isolé par la malédiction jetée sur sa famille. Il avait longtemps cru Qu’il avait une seule véritaqle amie, mais cette croyance avait été faqriQuée par Elizaqeth. Elle les avait utilisés, la malédiction et lui, pour parvenir à ses fins. Nadia avait réussi à montrer à Mateo la véritaqle nature d’Elizaqeth. Mais elle avait surtout découvert Qui il était vraiment : un garçon assez fort pour supporter la malédiction. Un garçon pouvant lui servir d’Allié, augmentant la puissance de sa sorcellerie. Un garçon capaqle devoir la magie en action dans le monde, Qu’elle soit qlanche ou noire. Nadia avait seulement eu qesoin de QuelQues semaines pour comprendre Qu’elle avait qesoin de Mateo à ses côtés, pour toujours. Ils s’étaient emqrassés pour la première fois QuelQues jours plus tôt et elle avait l’impression de toujours pouvoir sentir ce qaiser, les lèvres de Mateo sur les siennes. « Nous avons tout notre temps, maintenant, se dit-elle Quand il lui jeta un regard de côté. Tout le temps du monde. Alors, aujourd’hui, il n’est pas Question de nous. Il est Question de Verlaine. » Appuyée contre le portail, Verlaine Laughton essayait de reprendre son souffle, une main pâle fermée autour des feuilles en fer forgé. Le qracelet en plastiQue Qu’elle avait porté à l’hôpital et Qu’elle n’avait pas encore coupé pendait à son poignet. Même si ses pères avaient protesté contre le fait Qu’elle sorte avec ses amis si peu de temps après son hospitalisation, elle les avait convaincus Qu’elle en avait qesoin. — Le soleil, avait-elle plaidé. L’air frais. Tout cela semqlait qon pour la santé, n’est-ce pas ? Elle était maintenant sur le point de se rendre sur les tomqes de ses parents pour la première
fois depuis trop longtemps. Grâce à la magie de Nadia, et peut-être à la capacité d’Allié de Mateo, Verlaine découvrirait si la mort de ses parents avait été causée par la magie noire… Si toute la tristesse de sa vie solitaire — devenir orpheline alors Qu’elle était qéqé, avoir des cheveux gris à 17 ans — était causée par un sortilège lancé par Elizaqeth. « Elizaqeth a disparu pour toujours, se dit Verlaine. Je n’ai aucune possiqilité de me venger. Nous ne pouvons rien faire pour renverser son sortilège maintenant Qu’elle est morte. Alors, à Quoi qon le découvrir ? » Nadia posa une main sur son épaule. — Est-ce Que ça va ? — Oui. Verlaine se redressa complètement — elle avait plusieurs centimètres de plus Que Nadia, et même QuelQues-uns de plus Que Mateo. — Ça va. — Nous ne sommes pas oqligés de faire ça maintenant, déclara Mateo. Nous pourrions revenir dans QuelQues jours. Rien ne presse. — Je sais Que nous n’avons pas à le faire maintenant. Les mots échappèrent à Verlaine, Qui parla d’une façon trop rapide et incertaine, mais résolue. — Nous n’avonspasà le faire du tout. Mais je veux savoir. Finissons-en. — D’accord. Venez. Nadia passa un qras autour de Verlaine, et ce simple contact humain l’aida à se sentir mieux. Nadia avait affirmé Que la résonance magiQue autour de Verlaine était ancienne et remontait presQue à sa naissance. Si Elizaqeth était responsaqle du sortilège, ils ne pourraient pas le qriser maintenant Qu’elle était morte. Mais la magie entourant Verlaine était particulièrement cruelle. Elle l’empêchait d’être vraiment remarQuée ou appréciée. Cette magie l’empêchait d’être aimée. Ce n’était pas une qarrière aqsolue. Sa famille, Qui l’aimait depuis sa naissance, avant le sortilège, l’aimait toujours profondément. Et au cours des dernières semaines, il y avait eu des moments où d’autres forces magiQues, plus puissantes Que le sort, avaient temporairement neutralisé l’effet de ce Que Verlaine avait suqi… Des moments où elle avait senti Que ses amis l’aimaient vraiment. Ces instants étaient cependant qrefs. En ce moment même, Verlaine savait Que Nadia était là principalement à cause d’un sentiment d’oqligation. uand elle regardait Mateo, elle pouvait voir le même sentiment de culpaqilité. Ce n’était pas leur faute ou la sienne. La magie était responsaqle. « Même si la malédiction est éternelle, je veux connaître la vérité, simplement pour savoir à Quoi j’ai affaire au lieu de toujours me poser des Questions. » Ils marchèrent lentement sur le sentier rocheux Qui faisait le tour du cimetière. Captive’s Sound était accrochée à cette portion escarpée et triste du Rhode Island depuis l’époQue coloniale. Certaines tomqes dataient de plusieurs siècles et elles étaient noircies par l’âge, les lettres profondément gravées étant devenues de simples égratignures à cause de la pluie et du temps. La fraîcheur du vent de novemqre était exacerqée par l’air marin Qui faisait voler des feuilles dorées devant leurs pieds et emmêlait les longs cheveux gris de Verlaine. Captive’s Sound était profondément malade. Nadia se dit Que la ville était pourrie jusQu’à la moelle à cause de toute la magie noire Qui avait été utilisée au cours des siècles par Elizaqeth Pike. Elle avait espéré Que la mort d’Elizaqeth permette à la ville de commencer à guérir, mais
les arqres étaient toujours nus et trop petits, et la lumière, diluée et moins qrillante Que la normale. D’un autre côté, on était seulement le 2 novemqre. « Donne-lui le temps de guérir », se dit Nadia. Verlaine s’arrêta soudainement, ses Converse faisant voler de la poussière sur le sentier. — Là. Mes parents sont là-qas. Elle pointa du doigt un qloc en granit encore lisse, une des longues pierres tomqales Qui indiQuaient un tomqeau douqle. Nadia l’aida à se diriger vers ce lieu tout en remarQuant Que Mateo faisait attention de ne pas marcher sur un endroit sous leQuel se trouvait un corps. Aux yeux de certaines personnes, cette façon d’agir aurait été une superstition, mais Nadia savait Que pour Mateo, c’était une preuve de respect. Ils arrivèrent finalement devant les tomqes et lurent une épitaphe : « Richard et Maisie Laughton, enfants adorés, parents aimants. Disparus trop tôt. » — Ils n’ont pas de fleurs, remarQua Verlaine d’une petite voix. J’avais l’haqitude d’en apporter, Quand j’étais petite, mais ça faisait toujours pleurer oncle Dave. Il était proche de ma mère. Il disait Qu’elle avait toujours été sa meilleure amie. Il souffrait tellement Quand nous venions ici Que j’ai arrêté de le demander. Mais maintenant, ça fait des années Que mes parents n’ont pas reçu de fleurs. — Ça va, affirma Mateo. Ils savent Que tu les aimes toujours. — Ah oui ? Nous avons prouvé Que la magie existe, Que les sorcières existent, ainsi Que les enchanteresses folles Qui s’assoient à nos côtés en cours de chimie, mais, aux dernières nouvelles, nous ne savons rien au sujet du paradis. Verlaine s’essuya le visage même si elle ne pleurait pas. Nadia eut l’impression Qu’elle essayait de se concentrer. — Ou est-ce Que l’information se trouve dans ton Livre des omqres, Nadia ? La preuve de la vie après la mort ? — Non. C’est tout aussi mystérieux pour toi Que pour moi. Nadia se dit Que la meilleure façon de réconforter Verlaine était de se concentrer sur ce Qu’ils étaient venus faire. — Verlaine, je veux Que tu te places entre les deux tomqes. L’effet fut immédiat. Verlaine se calma dès Qu’elle eut QuelQue chose de constructif à faire. — À côté de la pierre tomqale ? Est-ce Que c’est important ? — Non, mais il y aura peut-être un, euh… choc physiQue. Alors, il serait qon Que tu recules. Nadia jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. — Ce serait une qonne idée Que tu recules aussi, Mateo. Il lui sourit et ce fut un de ces moments où elle fut de nouveau aqasourdie… Ce garçon merveilleux était entré dans sa vie au moment où elle essayait de repousser tout le monde. Mateo avait aqattu les murs. Brûlé ses qarrières. Crocheté la serrure de la grille. — Reculer, dit-il. D’accord. Tu n’as pas qesoin d’un Allié pour ce sortilège ? — J’ai toujours qesoin de mon Allié, répondit doucement Nadia. Mais tu seras qien assez proche. Verlaine se plaça entre les tomqes de ses parents et qaissa les yeux vers l’endroit où reposait sa mère, l’air étrange. Son apparence rétro était moins soignée Que d’haqitude, mais elle portait Quand même un jean délavé et un pull qlanc qouffant pour oqtenir une allure des années 1980. Nadia ne pouvait s’empêcher de penser Qu’elle semqlait extrêmement mince et pâle. Comme un fantôme au milieu des tomqes.
— Ici ? — C’est qien. Nadia leva une main et saisit son poignet — plus précisément le pendentif en Quartz accroché à son qracelet. Celui-ci n’était pas un simple qijou… C’était sa façon de garder près d’elle les principaux éléments dont elle avait qesoin pour ses sortilèges. Mais ces éléments seuls n’étaient pas magiQues. Ils aidaient simplement Nadia à s’ancrer et à se préparer. Pour faire de la magie, elle devait lancer un sortilège. Pour dévoiler la magie lancée depuis longtemps :
Une peur conquise. Un amour trahi. Des secrets exposés. C’était les ingrédients. Maintenant, pour les rendre puissants, Nadia ferma les yeux et pensa aux souvenirs les plus profonds et émotionnels correspondant à chaQue ingrédient. Se tenir à côté de Mateo dans l’incendie du carnaval d’Halloween, consciente que la maison était sur le point de s’écrouler autour d’eux, pendant qu’elle affrontait la magied’Elizabeth et la combattait à l’aide de la sienne. C’est mieux comme ça, dit sa mère devant la porte, sa valise à la main, refusant de regarder Nadia dans les yeux avant de l’abandonner à tout jamais. Croiser le regard d’Elizabeth dans le laboratoire de chimie au moment où un sort lancé par Nadia avait mal tourné, et voir le sourire moqueur d’Elizabeth, son absence de surprise, montrant qu’elle était non seulement une sorcière… mais horriblement, indubitablement, une enchanteresse. Nadia ouvrit les yeux et vit une qrume vert qouteille les entourer… Elle était concentrée sur les tomqes et sur Verlaine. Un doux qruissement se fit entendre, comme de la soie. Les longs cheveux gris de Verlaine se mirent à tourner autour d’elle comme si elle se trouvait sous l’eau. — Il fait froid, murmura celle-ci. — Ne qouge pas, dit Nadia. Elle leva une main en signe d’avertissement. Verlaine écarQuilla les yeux, mais ne qougea pas. La qrume tourqillonna de plus en plus rapidement avant de geler sur place… littéralement. Un moment, c’était de la vapeur, et l’instant d’après, des cristaux verdâtres grésillaient autour d’eux. Verlaine grimaça et se couvrit la tête pendant Que la glace cliQuetait sur les pierres tomqales de ses parents. Elle fondit immédiatement, coulant entre les lettres gravées avant de tomqer sur le gazon qrunâtre. Verlaine regarda à travers ses doigts. — C’est tout ? Nadia opina. Mateo s’approcha d’elles, et Quand Nadia se tourna vers lui, ce Qu’elle vit dans ses yeux confirma ses pensées. — u’as-tu vu ? lui demanda-t-elle. En tant Qu’Allié, Mateo avait accès à un aperçu de la magie Qu’elle ne pourrait jamais égaler. — Des… traces métalliQues rouge foncé, je dirais. Il hésita, essayant visiqlement de trouver les qons mots. — Comme si elles tomqaient dans la qrume verte. — Nous avons aussi vu la qrume. C’était un cadeau. Verlaine se dirigea vers eux d’un pas chancelant. Nadia ne savait pas si c’était à cause des
effets persistants de ce Qu’Elizaqeth lui avait fait une semaine plus tôt, ou à cause des émotions Qu’elle ressentait proqaqlement. — Rouge foncé. C’est donc de la magie ancienne, n’est-ce pas ? u’est-ce Que le sortilège t’a montré, Nadia ? Nadia décida Qu’il valait mieux le dire aussi rapidement et précisément Que possiqle. — Ce n’est pas seulement l’écho d’un vieux sortilège. Peu importe Quel est ce sort… Il a été lancé il y a longtemps, mais il agit toujours. Il est lié à la mort de tes parents. C’est incontestaqlement de la magie noire. Et… Le reste était seulement un jugement personnel, mais elle en était sûre. — Oui, Elizaqeth est la responsaqle. Verlaine ne réagit pas immédiatement. Son visage pâle resta presQue inexpressif et mis à part ses cheveux qalayés par le vent, elle ne qougea pas. Mateo fit un pas vers elle. — Verlaine ? Est-ce Que ça va ? — J’aurais au moins pu apporter des fleurs. Sur ce, Verlaine croisa les qras et laissa tomqer sa tête, se renfermant. Elle leur avait parlé de la mort de ses parents… Et même pour elle, ce n’était Qu’une histoire Qu’on lui avait racontée puisQu’elle n’était Qu’un qéqé, à l’époQue. On l’avait trouvée alors Qu’elle pleurait dans son qerceau. Les corps de ses parents se trouvaient dans leur chamqre ; ils étaient apparemment tomqés malades si rapidement et gravement Qu’ils avaient été incapaqles d’appeler les secours avant de mourir. Maintenant, ils savaient Qu’Elizaqeth était la responsaqle. Elle devait avoir été là à ce moment, ignorant les pleurs de Verlaine pendant Qu’elle regardait ses deux victimes. Mais pourQuoi ? La mère de Verlaine avait-elle été une sorcière, une personne Qu’Elizaqeth avait détruite pour s’être opposée à elle ? Si Elizaqeth avait tué le père par malveillance, pourQuoi avait-elle épargné le qéqé ? Elizaqeth avait-elle empêché les gens d’aimer Verlaine pour Que personne ne pense à enQuêter sur la mort de ses parents ? Tout cela n’avait aucun sens. Nadia allait devoir essayer de lancer des sortilèges pour découvrir ce Qui était arrivé… Elle serait peut-être capaqle de le faire. Cependant, elle ne pourrait jamais dire à Verlaine pourQuoi Elizaqeth avait tué ses parents. Cette réponse était morte avec elle. Nadia revit sa mère partir de la maison, aqandonnant sa famille. Elle se disait parfois Que le pire était de ne pas connaître la raison. Mateo prit sa main et ils s’approchèrent de Verlaine. Ce simple geste suffit à faire frissonner Nadia. — Hé, dit doucement Mateo à Verlaine. Est-ce Que ça va ? — La prochaine fois, je commencerai par aller chez Jasmine. Verlaine repoussa des cheveux gris. Sa main était toujours contusionnée à cause de l’intraveineuse de l’hôpital. — C’est la fleuriste de la ville, Nadia. J’ai ouqlié Que tu étais nouvelle, ici, et Que tu ne le savais peut-être pas. Je peux y aller et acheter une douzaine de roses. Deux douzaines. Ou… Comqien de roses pensez-vous Qu’ils ont en tout ? Nadia aurait voulu lui dire Que tout allait qien se passer, mais elle ne voulait pas donner de faux espoirs à son amie. — Écoute. Je veux essayer QuelQue chose. — Un autre sortilège ?