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L’école des gladiateurs

De
114 pages
Lucius et son frère gladiateur, Quin, ont été envoyés à Pompéi pour prendre part aux jeux gladiatoriaux. Lucius espère toujours prouver que son père n’est pas un traître. Un nouvel ami puissant offre de l’aider. Mais peut-on lui faire confiance? De mystérieuses secousses se font sentir à Pompéi. Et une prophétesse voit la «fin du monde» approcher.
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Copyright © 2013 Dan Scott Titre original anglais : Gladiator School: Blood & Fire Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec The Salariya Book Company, Brighton, UK Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Karine Gaudette-Prud’homme et Sophie Beaume (CPRL) Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-318-3 ISBN PDF numérique 978-2-89752-319-0 ISBN ePub 978-2-89752-320-6 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Conversion au format ePub par:
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Le serment du sanga été sélectionné par Julia Eccleshare pour le prix Debut of the Month de mars 2013 lovereading4kids.co.uk
4 Voici L’école des gladiateurs, une série de romans qui s’ancre dans le riche univers des arènes poussiéreuses, des combats enflammés, des loyautés farouches et des rivalités plus farouches encore. Suivez le jeune Lucius dont la vie privilégiée est brusquement chamboulée, ce qui l’amène à chercher des réponses parmi les esclaves et les guerriers qui travaillent et s’entraînent à l’école des gladiateurs de Rome. »
Ce que les lecteurs de lovereading4kids ont dit deLe serment du sang:
4 J’ai été si accrochée par le début de ce livre que je n’ai pas été capable de le poser. » — Grace Parker, 10 ans.
4 J’ai aimé ce livre parce qu’il y a de l’action et que le mystère rend l’histoire excitante. C’est un livre formidable, un mélange des genres qui plaira à tout le monde. Vous allez l’adorer !!! » — Christopher Tanner, 11 ans 4 J’ai aussi aimé ce livre, car chaque fois que je le lis, j’ai l’impression d’être dans la Rome antique avec Lucius. Parfois, je lève la tête, et je suis surprise de me trouver dans ma chambre ! » — Lucy Minton, 9 ans
4 Ce livre n’a qu’un seul défaut : il a une fin ! » — Adam Graham, 9 ans.
4 Ce livre est irrésistible ; je ne pouvais tout simplement pas le poser ! J’ai aussi aimé le fait qu’on expliquait ce que signifiaient les mots romains en français. C’était très intéressant. » — Carla McGuigan, 12 ans
4 Les combats de gladiateurs étaient très excitants, et parfois, je ne savais pas s’ils allaient survivre ou mourir. Si vous aimez les aventures avec une touche de mystère, vous aimerez ce livre. » — Sam Harper, 9 ans.
4 J’ai aimé ce livre, car j’étais impatiente de savoir ce qui allait arriver. » — Shakrist Masuphan-Boodle, 10 ans.
LES PERSONNAGES PRINCIPAUX Lucius, un garçon romain Quintus, son frère aîné Aquila, leur ère Ravilla, leur oncle Caecilia, leur mère Valeria, leur sœur Isidora, l’amie de Lucius, une esclave égytienne Crassus, un laniste (entraîneur de gladiateurs) Valens, l’éditor (commanditaire) des jeux de Poméi Atia, une rohétesse Erius, un jeune atricien (noble) de Poméi
ROME, EN L’AN 79 L’HISTOIRE JUSQU’À PRÉSENT… Jusqu’à l’âge de treize ans, Lucius Valerius Aquila avait vécu une vie heureuse et aisée en tant que fils cadet d’une riche famille romaine. Son père, Quintus Valerius Aquila, était alors un sénateur respecté, et ils vivaient dans une luxueuse villa de Rome. Un jour du début juillet de l’an 79, tout avait changé. C’est ce jour où le père de Lucius avait disparu, juste à temps pour éviter d’être arrêté pour trahison. Lucius n’oublierait jamais la vision des soldats entrant dans leur maison et fouillant leurs biens personnels. Les soldats avaient déclaré qu’Aquila était le Spectre — un impitoyable délateur dont les rapports sur les conversations privées avaient mené à la mort de plusieurs personnes sous le règne du précédent empereur, Vespasien. Aujourd’hui, le nouvel empereur, Titus, était résolu à mettre un terme à ces pratiques de délation. Aquila avait toujours détesté les informateurs, et Lucius était convaincu de son innocence. Mais tout le monde, même sa famille, semblait certain que son père était le Spectre. Une fois Aquila parti, ainsi que tout son argent, Lucius et sa famille avaient dû faire face à la perte soudaine de leur maison, de leur richesse et de leur statut. L’oncle de Lucius, Gaius Valerius Ravilla, était devenu leur protecteur. Il avait vendu leur belle villa, leurs esclaves et presque tout ce qu’ils possédaient, et il avait installé la famille dans un taudis au-dessus d’un commerce de restauration rapide malodorant dans un quartier mal famé de Rome nommé Suburre. Dans ce nouvel environnement, la mère de Lucius, Caecilia était rapidement devenue la triste ombre d’elle-même, et sa petite sœur, Valeria, encore plus frustrée et irritable. Mais son frère aîné, Quintus Valerius Felix (Quin, pour sa famille), avait causé la plus grande surprise en annonçant son intention de soutenir sa famille en devenant gladiateur. Cela signifiait qu’il renoncerait à sa citoyenneté et qu’il prendrait le statut d’esclave. Toutefois, Quin, qui adorait la gloire et le courage des guerriers de l’arène, était réjoui par cette perspective. Il avait persuadé leur oncle Ravilla de lui donner sa chance dans son école de gladiateurs. Lucius, comme Aquila, avait toujours détesté les jeux. Il avait désespérément peur que Quin soit tué. Alors, dans l’espoir de tenir son frère à l’œil, il s’était fait embaucher à l’école des gladiateurs pour nettoyer les chambres des gladiateurs et faire des courses pour le laniste de l’école, Crassus. Le travail était à la fois exténuant et monotone. Sa seule consolation était son amitié complice avec une petite esclave égyptienne du nom d’Isidora, qui travaillait également à l’école. Quin adorait sa nouvelle vie au sein de la familia (la troupe) de l’école des gladiateurs et faisait de rapides progrès à l’entraînement. Lucius trouvait difficile de partager l’exaltation de Quin. Il s’ennuyait immensément de son père et désirait que leur vie reprenne son cours normal. Un jour, à sa grande surprise et à sa grande joie, il avait reçu un message
secret et mystérieux écrit de la main de son père. Peu après, Rufus, un nouveau combattant à l’école, s’était révélé être l’esclave personnel d’Aquila. Il avait dit à Lucius que son père avait été forcé de se cacher à cause des allégations faites contre lui. Aquila savait où trouver la preuve de son innocence et avait besoin de Lucius pour la récupérer, car il ne pouvait pas risquer de revenir lui-même à Rome. Rufus avait promis d’amener Lucius voir son père dès le lendemain, après le combat. Malheureusement, Ravilla écoutait aux portes. Comme Lucius l’avait découvert rapidement, Ravilla détestait son frère, Aquila, et il se réjouissait du fait qu’il avait été poussé à l’exil. La dernière chose qu’il voulait était que Lucius trouve la preuve de son innocence. Ravilla, qui avait reconnu avoir illégalement arrangé des combats pour gagner des paris, avait ordonné à Rufus de perdre ce combat, en échange de quoi il lui laisserait la vie sauve. Le jour suivant, Rufus avait perdu son combat dans l’arène, comme prévu, mais Ravilla avait incliné son pouce — le signe de la mort. Lucius avait alors été obligé d’observer le spectacle du gladiateur victorieux achevant Rufus, le seul homme qui savait où se trouvait son père.