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L'école des gladiateurs

De
138 pages
«L’amphithéâtre était un monstre vorace avec ses rangées de piliers et d’arches comme des dents à découvert. Les boucliers polis réfléchissaient la lumière du soleil levant comme une succession d’yeux maléfiques et étincelants.»
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Copyright © 2013 Dan Scott Titre original anglais : Gladiator School : Blood & Sand Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec The Salariya Book Company, Brighton, UK Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Karine Gaudette-Prud’homme et Sophie Beaume (CPRL) Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-653-5 ISBN PDF numérique 978-2-89752-654-2 ISBN ePub 978-2-89752-655-9 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Scott, Dan (Écrivain pour la jeunesse) [Gladiator school. Français]
L’école des gladiateurs Traduction de : Gladiator school. Sommaire : t. 3. Du sang sur le sable. Pour les jeunes de 9 ans et plus. ISBN 978-2-89752-653-5 (vol. 3) I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Scott, Dan (Écrivain pour la jeunesse). Blood & sand. Français. III. Titre. IV. Titre : Gladiator school. Français. V. Titre : Du sang sur le sable. PZ23.S385Ec 2015 j823’.92 C2014-942366-7
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« Voici L’école des gladiateurs, une série de romans qui s’ancre dans le riche univers des arènes poussiéreuses, des combats enflammés, des loyautés farouches et des rivalités plus farouches encore. Suivez le jeune Lucius, dont la vie privilégiée est brusquement chamboulée, ce qui l’amène à chercher des réponses parmi les esclaves et les guerriers qui travaillent et s’entraînent à l’école des gladiateurs de Rome. » Commentaires des lecteurs du tome 2 de L’École des gladiateurs,À feu et à sang
« Il y a des combats dans des arènes ensablées, des traîtres, des disparitions, des histoires de loyauté familiale, des criminels et des jeux gladiatoriaux. Quelle histoire excitante et remplie d’aventures pour les enfants qui aiment les romans où se côtoient l’action et l’histoire ! Mon fils a dit que ces livres étaient très enthousiasmants. » Becky Goddard-Hill,Book Reviews for Mums
« La ville de Pompéi elle-même est décrite avec exactitude… Comme une ville agitée et rebelle, presque une ville frontière… De toute évidence, Scott a bien fait sa recherche sur les étapes de l’éruption du Vésuve et les a intégrées de main de maître dans son histoire. Encore une fois, le suspense propulse la narration, et chaque rebondissement devrait amener les jeunes à tourner les pages avec avidité. » Mary Harrsch,Roman Times « L’histoire continue sur sa lancée avec les petits détails historiques qui lui ont valu de si nombreux admirateurs. De l’aventure, de l’action, des gladiateurs romains et bien plus encore, voilà ce à quoi cette série destinée à tous les lecteurs, jeunes et moins jeunes, s’engage. » Gerry Mayfield,Our Book Review Online
Ce que les lecteurs de lovereading4kids ont dit du tome 1 de L’école des gladiateurs,Le serment de sang : « J’ai été si accrochée par le début de ce livre que je n’ai pas été capable de le poser. » — Grace Parker, 10 ans « J’ai aimé ce livre parce qu’il y a de l’action et que le mystère rend l’histoire excitante. C’est un livre formidable, un mélange des genres qui plaira à tout le monde. Vous allez l’adorer !!! » — Christopher Tanner, 11 ans « J’ai aussi aimé ce livre, car chaque fois que je le lis, j’ai l’impression d’être dans la Rome antique avec Lucius. Parfois, je lève la tête, et je suis surprise de me trouver dans ma chambre ! » — Lucy Minton, 9 ans « Ce livre n’a qu’un seul défaut : il a une fin ! » — Adam Graham, 9 ans « Ce livre est irrésistible ; je ne pouvais tout simplement pas le poser ! J’ai aussi aimé le fait qu’on expliquait ce que signifiaient les mots romains en français. C’était très intéressant. » — Carla McGuigan, 12 ans « Les combats de gladiateurs étaient très excitants, et parfois, je ne savais pas s’ils allaient survivre ou mourir. Si vous aimez les aventures avec une touche de mystère, vous aimerez ce livre. » — Sam Harper, 9 ans
ROME, EN L’AN 80 L’HISTOIRE JUSQU’À PRÉSENT…
Jusqu’à l’âge de treize ans, Lucius Valerius Aquila avait vécu une vie heureuse et aisée en tant que fils cadet d’une riche famille romaine. Son père, Quintus Valerius Aquila, était un sénateur respecté, et ils vivaient dans une luxueuse villa de Rome. Un jour de début juillet de l’an 79, tout avait changé. C’est ce jour où le père de Lucius avait disparu, juste à temps pour éviter d’être arrêté pour trahison. Lucius n’oublierait jamais la vision des soldats entrant dans leur maison et fouillant leurs biens personnels. Les soldats avaient déclaré qu’Aquila était le Spectre — un impitoyable délateur dont les rapports sur les conversations privées avaient mené à la mort de plusieurs personnes sous le règne du précédent empereur, Vespasien. Aujourd’hui, le nouvel empereur, Titus, était résolu à mettre un terme à ces pratiques de délation. Aquila avait toujours détesté les informateurs, et Lucius était convaincu de son innocence. Mais tout le monde, même sa famille, semblait certain que son père était le Spectre. Une fois Aquila parti, ainsi que tout son argent, Lucius et sa famille avaient dû faire face à la perte soudaine de leur maison, de leur richesse et de leur statut. L’oncle de Lucius, Gaius Valerius Ravilla, était devenu leur protecteur. Il avait vendu leur belle villa, leurs esclaves et presque tout ce qu’ils possédaient, et il avait installé la famille dans un taudis au-dessus d’un commerce de restauration rapide malodorant dans un quartier mal famé de Rome nommé Suburre. Dans ce nouvel environnement, la mère de Lucius, Caecilia était rapidement devenue la triste ombre d’elle-même, et sa petite sœur Valeria, encore plus frustrée et irritable. Mais son frère aîné, Quintus Valerius Felix (Quin, pour sa famille), avait causé la plus grande surprise en annonçant son intention de soutenir sa famille en devenant gladiateur. Cela signifiait qu’il renoncerait à sa citoyenneté et qu’il prendrait le statut d’esclave. Toutefois, Quin, qui adorait la gloire et le courage des guerriers de l’arène, était réjoui par cette perspective. Il avait persuadé leur oncle Ravilla de lui donner sa chance dans son école de gladiateurs. Quin adorait sa nouvelle vie au sein de la familia (la troupe) de l’école des gladiateurs et faisait de rapides progrès à l’entraînement. Lucius, comme Aquila, avait toujours détesté les jeux. Il avait désespérément peur que Quin soit tué. Alors, dans l’espoir de tenir son frère à l’œil, il s’était fait embaucher à l’école des gladiateurs pour nettoyer les chambres des gladiateurs et faire des courses pour le laniste de l’école, Crassus. Le travail était à la fois exténuant et monotone. Sa seule consolation était son amitié complice avec une petite esclave égyptienne du nom d’Isidora qui travaillait également à l’école. Lucius s’ennuyait immensément de son père et désirait que leur vie reprenne son
cours normal. Un jour, à sa grande surprise et à sa grande joie, il avait reçu des nouvelles de son père. Rufus, un nouveau combattant à l’école, s’était révélé être l’esclave personnel d’Aquila. Il avait dit à Lucius que son père avait été forcé de se cacher à cause des allégations faites contre lui. Aquila savait où trouver la preuve de son innocence et avait besoin de Lucius pour la récupérer, car il ne pouvait pas risquer de revenir lui-même à Rome. Mais avant que Rufus puisse guider Lucius vers son père, Ravilla l’avait fait mettre à mort. Il s’était avéré que Ravilla n’était pas l’oncle bienveillant que Lucius avait imaginé. Ravilla détestait son frère, Aquila, et se réjouissait du fait qu’il avait été forcé à l’exil. La dernière chose qu’il voulait, c’était que Lucius prouve son innocence. Avec la mort de Rufus, Lucius était maintenant certain que Ravilla était responsable des accusations portées contre son père. Il était résolu àrévéler le rôle qu’avait joué son oncle dans cette affaire et à prouver l’innocence de son père. Il aurait seulement aimé savoir où se trouvait son père pour pouvoir communiquer avec lui. Pour l’aider dans sa quête, Lucius savait qu’il pouvait compter sur l’amitié et l’aide d’Isidora. Lorsqu’elle travaillait comme esclave chez Ravilla, Isidora avait subi son lot de brutalité de la part de l’homme… Il avait torturé et tué ses parents. Depuis sa rencontre avec Lucius, elle l’avait amené à voir la véritable nature de son oncle. Mais avant que Lucius puisse poursuivre sa quête de la vérité, il y avait eu une fâcheuse annonce : le Ludus Romanus avait mérité l’honneur de représenter Rome lors du festival des jeux qui aurait lieu à Pompéi, ville située à une longue semaine de marche au sud… Et Lucius et Quin figuraient au nombre des participants. Mais Lucius en avait appris bien plus à Pompéi qu’il ne l’aurait jamais espéré. Lors de sa première journée là-bas, il avait été recruté pour travailler pour le noble local qui commanditait les jeux, Marcus Nemonius Valens. Valens avait d’abord semblé amical, mais Lucius avait rapidement découvert que, comme Ravilla, il avait une face cachée. Au même moment, il avait appris quelque chose de très troublant au sujet de Ravilla. Un soir, lors d’une fête donnée chez Valens, il avait entendu une conversation privée entre les deux hommes, au cours de laquelle Valens accusait Ravilla d’être le Spectre. À la stupéfactionde Lucius, Ravilla avait admis que c’était bien lui. Lucius savait que son oncle était un homme fourbe et corrompu, mais il n’avait jamais pensé qu’il pouvait être le Spectre. Cela rendait ses accusations contre Aquila encore plus monstrueuses. Il avait assurément accusé Aquila d’être le Spectre pour détruire son frère tout en dissimulant sa propre culpabilité. Valens faisait chanter Ravilla en menaçant de révéler son secret s’il ne le payait pas. Lucius avait découvert bien vite que Valens connaissait les secrets de tout le monde à Pompéi et que c’était comme ça qu’il gagnait de l’argent. Lucius avait tout raconté à Quin, mais son frère avait refusé de croire que Ravilla était le Spectre et avait plutôt décidé que Valens était un vil menteur. Il était déterminé à le dénoncer devant la foule rassemblée à l’arène cet après-midi-là, mais il avait été entendu par l’un des espions de Valens. Après avoir gagné un combat gladiatorial, il avait été poignardé par l’homme qu’il venait de vaincre (un autre des espions de Valens) avant de pouvoir dire quoi que ce soit d’incriminant. Plus tard, alors que Quin était soigné par un chirurgien, l’une des brutes de Valens l’avait empoisonné. Entre-temps, une jeune prophétesse nommée Atia les avait prévenus que les dieux