L'ETRANGE TRESOR DE L'ILE VANILLE

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Chaque jour après l'école, Joseph, petit enfant noir et ses amis de l'île Vanille écoutent les histoires du vieux Férréol. Un jour, celui-ci leur raconte ce qui arriva à quatre enfants de l'île vivant il y a longtemps, au temps du commerce des épices. Les enfants doivent retrouver l'étrange trésor du cueilleur de cannelle dans une forêt remplie de génies et de maléfices. Un parcours initiatique à travers le patrimoine créole.
Publié le : mercredi 1 janvier 2003
Lecture(s) : 325
EAN13 : 9782296303072
Nombre de pages : 93
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L'étrange trésor de l'Île Vanille

Collection Jeunesse dirigée par Isabelle Cadoré et Anne Pouget

MEJA MW ANGI, ~ariuki. Aventures avec le petit homme blanc. MONTLAHUC S. (ed.), Rue des origines. 51 récits d'adolescents. MONTLAHUC S. (ed.), Les voleurs de mémoire. MONTLAHUCS, Partie de campagne. MORADI-KERMANI H., Lajarre. PASCALE R., Sarajevo. 125 questions sur une ville assiégée. PASCALE R. (contes adaptés par), Les fourmis rouges et le serpent à plumes et autre conte latino-américain. PASCALE R., KERGUERIS M. (mythes celtes adaptés par), Le vieux pêcheur et lesfomors. PINGUILL Y Y., Le gros grand gri-gri. PINGUILL Y Y., Le tatouage blanc. POUGET -TOLU A., Voyage au pays des Croisades. REBERG E., BOUBRIT S., L'Ogre et lafévette. RENOUX J.-C., Contes du montreur d'ours (contes provençaux). RENOUX J.-C., Le voyage du paillassier (contes provençaux). RENOUX J.-C., Le mulet maladrech (contes provençaux, bilingue). SAUVARD J., Le ballon de Yacine. SAUV ARD J., Les palais d'or de Belleville. SAYAR H., Contes de la mythologie persane (bi!. persan-français). SCHWOB D., Contes de la grande yeuse.

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SIEBERTR., Une île sur lefleuve noir - Histoire d'une enfance vendue
en Thaïlande. YASMIN H., Le petit cavalier noir. BOUTSINDI S, L'enfant sol date AZULEJOS M., Tir Gaste et le mystère de l'œil de mer. GILBERT Valérie, Shambhala ou l'exil de Sonam, lejeune Tibétain COSTE A. et SOULA N. (sous la direction de), Samba et la reine des mangues, 2002.

Monique

Ribis

L'étrange trésor de l'Île Vanille

L'HarD1attan

(Ç) L'Hamlattan,

2002

5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris - France L'Hamlattan, Italia s.r.!. Via Bava 37 10124 Torino L'Hamlattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest ISBN: 2-7475-3263-1

A mes enfants, Frédérique et Bernard

Du même auteur

Le carnaval de Julie, Collection « Côté Pile Côté face », Editions PEMF, 1999.

Mon ile

Je m'appelle Joseph. J'habite sur une ile minuscule de l'Océan Indien. Ce n'est qu'un point sur la carte. Elle est posée là, sur les eaux bleues. On dirait un gros caillou tombé du ciel. C'est l'ile Vanille. On l'a baptisée ainsi parce qu'on y cultive la vanille. Si on y avait cultivé du pili pili, elle s'appellerait peut-être l'Île Pili Pili! Je suis né dans un village de la côte. Ma peau est noire comme du bois d'ébène. Tout le monde dit que je ressemble à mon père. Ma mère est métisse. Elle a un prénom qui convient bien au métier qu'elle fait. Elle s'appelle Maria et elle est marieuse. Elle perce avec une aiguille le cœur de la fleur de vanille. Ne croyez pas que c'est cruel. Sans ce geste, le fruit de cette fleur ne peut exister. Des abeilles, avec leur dard, font de même en butinant. Et les oiseaux-mouches également, avec leur bec pointu. Mais le nombre de fruits ainsi fécondés n'est pas grand. Il en faut beaucoup plus pour fournir de la vanille à tous les gourmands de la terre. Dans le ventre de ma mère, je crois que je sentais déjà le parfum de la vanille. Le jour où je suis né, elle n'a pris que quelques heures pour me mettre au monde. Puis elle a couru à son travail, dans la forêt de vanilliers. Quand j'ai su marcher, je l'ai suivie en trottinant d'arbuste en arbuste. J'avais plusieurs copains. Comme moi, ils suivaient leur mère. Quand nous partions du côté de la forêt, 7

les femmes
-

nous menaçaient.

Elles disaient

qu'un

loup-garou ou un génie allait nous prendre.
Nous n'étions pas dupes. Elles disaient cela pour nous faire peur. C'est tout le contraire qui se passait. Plus elles parlaient de génies, plus nous avions envie d'en voir. Nous n'avions pas peur. Mes copains et moi, nous entrions dans la forêt pour en rencontrer. Nous revenions bredouilles. Nous étions très déçus. C'est à partir de cette époque-là que j'ai commencé à aimer les histoires.

8

Les histoires

de mon oncle Féréol

Maintenant que j'ai grandi, je vais à l'école. Mes meilleurs amis sont Paul et Suzelle. Ils ont la peau noire comme moi.

Elle est jolie, Suzelle avec sa tête couverte de petites tresses et de perles de toutes les couleurs. Son nez écrasé la fait ressembler à un petit chat. Quant à Paul, il a poussé comme une tige de bamboù. Il est grand et maigre. Il sourit tout le temps. On ne voit guère que ses dents blanches. Chaque jour, après l'école, nous courons tous les trois vers l'exploitation de vanille. C'est une sorte de cabane faite de pierres et de planches. Les femmes viennent y décharger leurs paniers de gousses. Plusieurs personnes y travaillent. Il y a mon oncle, le vieux Féréol, deux femmes et deux jeunes employés. L'entrée en est interdite aux enfants. Les marmites d'eau bouillante sont trop dangereuses. Nous nous cachons derrière les piles de paniers vides. Nous guettons mon oncle Féréol. Il dispose les gousses dans des caisses doublées de laine. Comme il est très vieux, sa tignasse frisée est très blanche. Une barbe, toute blanche elle aussi, encadre son visage noir. Avec sa haute taille et sa robe de coton, il ressemble à un prince oriental. Son travail terminé, il s'installe sous un porche et il nous raconte des histoires. Tous les enfants se pressent contre ses jambes. 9

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