La demoiselle et le troubadour

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Ardèche, 1217. Jeanne, jeune paysanne, se rend à La Villette pour aider sa tante qui vient d’accoucher. Là elle enchante sa famille, un troubadour et le voisinage par la justesse de sa voix. Charmés par son talent, les châtelains de Crussol décident d’en faire leur demoiselle de musique et Guy, leur fils, tombe sous le charme...
Publié le : mercredi 3 juin 2009
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782700241341
Nombre de pages : 160
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SOMMAIRE

CLÉ DE SOL

SOUPIR

REPRISE

A LA CLAIRE FONTAINE

LES GAMMES

CHANSONS D’AMOUR

OUVERTURE

DÉSACCORD

PREMIER MOUVEMENT

ALLEGRO

LE TROUBADOUR

RÉPÉTITION

DUO

LEÇON DE CHANT

DISSONANCE

RITOURNELLE

MARCHE NUPTIALE

SONATE AU CLAIR DE LUNE

SYMPHONIE INACHEVÉE

LEXIQUE

LES CHANSONS

Les chansons des pages 27, 47, 65, 87 et 109 sont extraites
de L’ Heure de musique de Marcel Corneloup

© Éditions Van de Velde - 27, boulevard Beaumarchais

75004 Paris.
Reproduit avec l’autorisation de l’Éditeur.

978-2-700-23531-9

 

© RAGEOT-ÉDITEUR – PARIS, 2009.
Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
Loi n° 49-956 du 16-07-1949 sur les publications destinées à la jeunesse.

Je remercie Brigitte Coppin,
historienne, écrivaine,
pour ses coups de pouce d’ordre historique
et Serge Noirat,
pianiste, professeur de musique,
pour sa participation d’ordre musical.

Clé de sol

Le soleil léchait les tours et les créneaux du château de Crussol mais l’ombre teintait déjà de gris le village lorsque Jeanne, le corps englué de fatigue par la journée de travail dans les champs, arriva devant la chaumière. Elle s’arrêta, surprise. Un homme était assis sur le seuil, la tête dans ses avant-bras appuyés sur ses genoux, profondément endormi. À son approche il se redressa, s’ébroua, sortant du sommeil avec peine.

– Oncle Martin ? s’étonna Jeanne en reconnaissant le frère de sa mère.

L’inquiétude l’assaillit aussitôt. On voyait peu Martin qui demeurait à La Villette, l’agglomération sise en les murs mêmes du château de Crussol. Il avait tôt quitté le village de Sainte-Eulalie pour apprendre le travail du fer et sa vie s’était déroulée à La Villette où il avait pris femme et était devenu forgeron à son tour à la mort de son maître.

– Que se passe-t-il ? demanda Jeanne, sitôt le visiteur entré.

Il eut un haussement d’épaules, un geste las, soupira longuement. Il dit très vite, d’une voix rocailleuse :

– Ta tante Justine ne se remet pas… L’enfant qu’elle a mis au monde la tue jour après jour.

– Tu as fait venir la guérisseuse ? demanda Perrine qui venait d’entrer et avait entendu les paroles de son frère.

– Bien sûr, mais les simples cueillis à la pleine lune sont sans effet.

– Tu es allé prier saint Estève ?

– Nous y sommes tous allés, le saint n’a pas eu pitié de nous. Justine sur sa couche n’est plus qu’une ombre. J’ai vergogne à te demander ton aide, ma sœur, mais vois-tu, seul avec…

– Tu as bien fait de venir, coupa Perrine. Qui t’aidera si je ne le fais ? Ne sommes-nous pas de la même famille ? Jeanne va partir avec toi. Elle s’occupera de tes petits.

– Blaise ne sera pas content. Avec les gros travaux des champs, vous aurez besoin de bras.

– Lucas et Étienne feront leur part, et moi je suis encore solide !

– J’ai attendu autant qu’il était possible…

– Tu as bien trop attendu, soupira Perrine.

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