La Fugue de Liann

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Liann le jeune faune vit avec son peuple au plus profond de la forêt. Curieux et épris de liberté, il décide de partir explorer le monde qui l'entoure. Au fil de ses rencontres, il découvrira avec ravissement la civilisation des hommes, connaîtra l'amitié, mais aura à surmonter aussi bien des dangers. Mis en cage et emmené à la ville, pourra-t-il s’échapper et revoir un jour sa famille ?


Les auteurs, à travers ce personnage, dénoncent la maltraitance des animaux et abordent des questions comme le respect de tous les êtres vivants, la tolérance et l’acceptation des différences, l’entraide et la solidarité.

à lire à partir de 8 ans.


Publié le : mercredi 12 août 2015
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EAN13 : 9782332916990
Nombre de pages : 54
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ISBN numérique : 978-2-332-91697-6

 

© Edilivre, 2015

La Fugue de Liann

 

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Chapitre 1

Le soleil matinal baignait la campagne d’une douce lumière et parsemait la prairie de milliers de gouttelettes d’argent. Pour la première fois de sa vie, Liann le petit faune découvrait des collines à perte de vue. Dans le creux de bois sombre où il était né, au cœur de la forêt profonde, il n’avait connu jusqu’alors pour seul horizon que les troncs serrés des hêtres et des chênes. Le peuple des faunes s’aventurait rarement hors de l’espace rassurant du camp et la famille de Liann lui interdisait d’en sortir.

Mais il était curieux et rêvait d’aventures. Demain, il aurait dix ans… ce qui pour un faune était affreusement jeune ! Son grand-père, lui, était déjà âgé de deux cent cinquante ans lorsqu’il était devenu roi du Territoire du Nord et avait reçu la couronne de cyprès, symbole du peuple des forêts.

Aux yeux de sa famille, Liann n’était donc encore qu’un bébé.

Pourtant ce matin-là, alors que tout le village était occupé à préparer sa cérémonie d’anniversaire, il avait pu échapper à la surveillance de sa mère et se faufiler d’arbustes en buissons pour quitter le camp. Très vite, Liann avait délaissé la pénombre humide des sous-bois et l’écorce moussue des troncs. Il avait marché droit vers le sud et traversé la grande forêt, où sa minuscule silhouette se déplaçait avec agilité.

Il n’avait pas peur de ce qui l’attendait. Bien au contraire, il avait ri en songeant aux sornettes que lui débitait la vieille nourrice Aster pour le décourager de s’éloigner. Pff !! Il montrerait aux siens ce dont il était capable.

On voulait lui faire croire que le monde extérieur était dangereux. Qu’un jeune faune comme lui n’avait pas la moindre chance d’y survivre. Fariboles et calembredaines ! Liann avait haussé les épaules et, d’une démarche assurée, avait laissé derrière lui l’obscurité familière des bois.

 

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Lorsqu’il avait débouché de la lisière de la forêt, la clarté inhabituelle l’avait presque aveuglé. Puis, charmé par le paysage qui s’étendait à ses pieds, il avait écarquillé les yeux, ivre de bonheur. S’il avait pu, il aurait chanté sa joie à tue-tête.

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Mais Liann ne connaissait pas de chanson et ne parlait pas la langue des humains. Alors, il s’était contenté de courir et de sauter, de gambader et de danser. Il avait tourné sur lui-même jusqu’au vertige et s’était laissé tomber dans les hautes herbes où il pouvait s’enfoncer avec délices.

Toute la journée, il avait bu l’eau de la source, poursuivi les papillons et plongé sa main dans la fraîcheur des ruisseaux. Il avait fait naître sous ses pas des essaims de sauterelles. Il avait suivi des yeux le vol d’un milan noir qui descendait vers la rivière et rasait l’eau pour se saisir de sa proie.

images4Gai et insouciant, Liann avait mêlé aux chants des oiseaux les mélodies de sa flûte de Pan, dont il ne se séparait jamais. Comme tout jeune faune, il rêvait d’en utiliser les pouvoirs magiques et attendait pour cela son dixième anniversaire. Pour le moment il se contentait de jouer les airs qu’il connaissait, tout en s’éloignant de sa forêt natale.

Jamais...

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