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Le blogue du vampire

De
98 pages
Alors, comme ça, tu crois que tu es un garçon normal? Moi aussi je le croyais. Il n’y avait rien d’étrange ou de spécial en moi… jusqu’à la nuit de mon treizième anniversaire. C’est là que tout a basculé. Mes parents m’avaient depuis toujours caché un énorme et terrifiant secret qui allait bouleverser ma vie. Ils sont à moitié vampires, et il se trouve que je suis sur le point de devenir comme eux. Quel cauchemar! Soudain, tout change. Mes canines se développent, et j’ai une envie irrésistible du sang de mon meilleur ami. J’ai même une odeur bizarre… Pas facile, la vie des demi-vampires! Mais ça n’est pas tout. Les vampires existent aussi. Et il n’y a rien de plus délicieux pour un vampire que le sang d’un demi-vampire. Les choses sont sur le point de devenir extrêmement dangereuses…
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Le fait est que tu es spécial, Marcus, a lancé mon père. — Oh, je suis le meilleur, ai-je dit avec un grand sourire. Je suis si heureux que tu l’aies enfin remarqué. — Il t’arrivera quelques petites expériences que tes amis ne vivront pas, a-t-il poursuivi. — Par exemple ? ai-je demandé, prudent. — Eh Qien, tu seras accompagné d’une odeur plutôt ignoQle, a dit ma mère. — Essaies-tu de me dire que je pue ? ai-je demandé en reniflant mon aisselle. — Non, non, a dit ma mère, mais tu sentiras mauvais. Enfin, ton haleine sera fétide pendant un certain temps, et il n’y aura rien à faire pour masquer l’odeur. — Et Qientôt, a dit mon père, une longue canine poussera dans ta Qouche. Je l’ai regardé, Qouche Qée. — Pour l’amour du ciel, papa, de quoi parles-tu ?
À Bill, qui en en connaît un rayon sur les vampires !
Copyright © 2010 Pete Johnson Titre original anglais : The Vampire Blog Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Random House Children’s Books, une division de Random House Group Company Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Patrick Moisan et Sophie Beaume (CPRL) Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction d’épreuves : Katherine Lacombe, Audrey Faulkner Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-404-3 ISBN PDF numérique 978-2-89752-405-0 ISBN ePub 978-2-89752-406-7 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
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CHAPITRE 1 Dimanche 30 septembre 19 h 15 Il y a trois choses que personne ne voudrait entendre sortir de la bouche de ses parents : « Laisse-moi te parler des choses de la vie. » « Nous allons commencer des cours de danse. » « Bientôt, une longue canine poussera dans ta bouche. » Mes parents viennent tout juste de me dire cette troisième phrase. Puis, ils m’ont dit… Enfin, attendez, vous verrez bien. Aujourd’hui, c’est mon treizième anniversaire, et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, mes parents m’ont offert ce dont j’avais vraiment envie : un iPod touch. Ce sera également mon cadeau de Noël. Mais ça m’importe peu. C’est génial. L’appareil est aussi petit qu’un téléphone cellulaire, alors je peux l’emmener partout avec moi. Je peux maintenant jouer à des jeux vidéo, aller sur Internet ou écrire sur mon blogue quand je le veux. Je m’étais imaginé que j’écrirais un blogue génial que tout le monde lirait. Eh bien, mon blogue sera effectivement génial, mais personne ne pourra jamais le lire. Ce que je vais te raconter, cher blogue, restera entre toi et moi. Et mes révélations devront rester protégées derrière un mot de passe pour l’éternité. C’est étrange de voir comme la vie change au moment où l’on s’y attend le moins. Ce soir, j’étais en train de boire mon thé tranquillement quand mes parents sont entrés en coup de vent dans le salon. Ma mère a éteint la télévision, puis mon père et elle se sont assis à table avec moi. — Nous devons parler, Marcus, a dit mon père. Je n’étais pas surpris. Mes parents me font toujours de longs sermons ennuyeux qui m’agacent beaucoup. Ce n’est pas la peine, je vais déjà à l’école pour cette raison. — Nous avons pensé que c’était le bon moment pour te le dire, a dit mon père en regardant ma mère, qui lui a fait un signe de tête. Nous devons te parler de certaines des métamorphoses qui se produiront bientôt dans ton corps. — Vous parlez de l’acné et de la voix qui mue ? ai-je demandé. — Il y aura d’autres changements, a dit doucement ma mère. « Oh, non, c’est parti, me suis-je dit, voilà la discussion sur les choses de la vie. » Mes orteils étaient déjà retroussés tellement j’étais gêné. — S’il te plaît, maman, pas pendant que je mange. Ça me couperait l’appétit. Et de toute façon, nous en avons parlé dans le cours de bio, alors je connais déjà tout dans les détails. Puis, j’ai souri en regardant la porte d’un œil plein de sous-entendus. — Eh bien, maman, papa, c’était une joie de parler avec vous ! Pourtant, mes parents n’ont pas bougé. Ils ont échangé un coup d’œil, puis mon père a lancé : — Le fait est que tu es spécial, Marcus. — Oh, je suis le meilleur, ai-je dit avec un grand sourire. Je suis si heureux que tu l’aies enfin remarqué. — Il t’arrivera quelques petites expériences que tes amis ne vivront pas, a-t-il poursuivi. — Par exemple ? ai-je demandé, prudent. — Eh bien, tu seras accompagné d’une odeur plutôt ignoble, a dit ma mère. — Essaies-tu de me dire que je pue ? ai-je demandé en reniflant mon aisselle. — Non, non, a dit ma mère, mais tu sentiras mauvais. Enfin, ton haleine sera fétide pendant un certain temps, et il n’y aura rien à faire pour masquer l’odeur. — Et bientôt, a dit mon père, une longue canine poussera dans ta bouche. Je l’ai regardé, bouche bée.
— Pour l’amour du ciel, papa, de quoi parles-tu ? Mais mon père a continué de parler sans me prêter attention. — En fait, la canine ne sera visible que pendant une journée. Ça ne vaut pas la peine de s’inquiéter pour ça ; c’est tout à fait normal pour quelqu’un de spécial comme toi. Mon père m’a lancé un regard qui m’a donné l’impression qu’il était sur le point de me révéler beaucoup plus de choses, mais ma mère s’est alors écriée : — Eh bien, je crois que c’est assez d’information pour notre première petite conversation. Et elle a commencé à se lever. — Euh, attendez un peu, ai-je dit. Pourquoi une longue canine pousserait-elle dans ma bouche ? Je suppose que vous allez ensuite me dire que je vais me transformer en vampire ? Je me suis esclaffé après ma bonne blague. En fait, l’atmosphère était devenue tendue dans la pièce sans que je sache trop pourquoi. Et comme je le dis toujours, en cas de doute, mieux vaut en rire. Tout devrait être matière à rire dans la vie. Sauf que j’ai soudain remarqué que mes parents ne souriaient même pas. J’ai alors aperçu des gouttes de sueur perler sur le front de mon père. — Hé, vous me faites vraiment flipper, ce soir, vous savez ! me suis-je exclamé. Vous avez même réussi à me couper l’appétit, ce qui est généralement impossible… Bon, et si vous me disiez ce qui se passe ? — Tu n’es pas un vampire, a lentement dit mon père. — Non ? Eh bien, je n’ai jamais cru que j’en étais un, ai-je dit. Et de toute façon, ils n’existent pas, hein ? Mon père n’a pas répondu à ma question et s’est mis à me parler très lentement, comme s’il me traduisait un texte d’une autre langue. — Ta mère et moi sommes fiers d’être des demi-vampires. Enfin, presque des demi-vampires ; nous sommes vampires à quarante pour cent environ. Mais nous disons que nous sommes demi-vampires, et nous croyons que tu en es un toi aussi. Quand on entend quelque chose d’aussi troublant que ça, on ne devient pas immédiatement fou (la folie vient plus tard). Non. On déglutit très fort, et on se met à se dire : « Soit c’est un rêve et des cochons vont bientôt entrer par la fenêtre en volant, soit mes deux parents VIENNENT DE DISJONCTER. » Oui, c’est sûrement ça, le stress de la vie moderne a fini par avoir raison d’eux. Donc, en regardant gentiment mes parents cinglés, je leur ai demandé : — Depuis quand croyez-vous être des demi-vampires ? Commençons par toi, papa. Détends-toi et raconte-moi tout. — C’est un peu surprenant quand on l’entend pour la première fois, hein ? a répondu mon père. — Oui, en effet, surtout quand on n’en croit pas un mot. — Nous n’aurions pas dû t’en parler ainsi, a ajouté ma mère. Le manuel avait bien indiqué qu’il fallait t’en parler étape par étape. — Quel manuel ? ai-je demandé. — Oh, un petit manuel pour les gens dans notre situation, a dit ma mère. Nous voulions vraiment bien faire. — Alors, combien existe-t-il de demi-vampires ? Est-ce qu’il y en a beaucoup, ou est-ce qu’il n’y a que deux cinglés comme vous ? Oh, et comme moi aussi, évidemment. Quel petit veinard je suis ! — Il y a plus de demi-vampires que tu pourrais le croire, a dit mon père. Il parlait très calmement, et il ne semblait pas sur le point d’éclater de rire. — Écoutez, ai-je dit brusquement. Corrigez-moi si je me trompe, mais les vampires n’ont-ils pas de longs crocs et des habitudes de vie étranges ? Ah, et ne sont-ils pas censés tomber en