Le fantôme mène l'enquête

De
Publié par

Détective privé, Thomas Ducamp se réveille... fantôme après avoir péri dans un mystérieux accident de voiture. Résolu à résoudre l'affaire sur laquelle il enquêtait, il hante le domicile d'une parente de sa défunte cliente, Agnès, et de sa fille Marion. Il parvient à communiquer avec elles et découvre qu'elles sont étroitement surveillées. De filature en traversée de mur, Thomas fait la lumière sur l'assassinat de sa cliente et contribue à l'arrestation des coupables...
Publié le : mercredi 6 octobre 2010
Lecture(s) : 15
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782700240764
Nombre de pages : 128
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

SOMMAIRE

À TOMBEAU OUVERT

PREMIERS PAS DANS L’ANCIEN MONDE

FILATURE

ILLUMINATION

VISITE SURPRISE

OPÉRATION COMMANDO

JE SUIS LE DUC !

SI ON S’EXPLIQUAIT ?

LIBERTÉ SURVEILLÉE

UN SCÉNARIO À REBONDISSEMENTS

MISE AU VERT

NOUVELLE INTRUSION

ET LA LUMIÈRE FUT

REVUE DE DÉTAIL

D’UNE CLÉ À L’AUTRE

PLAN MÉDIAS

PENSION COMPLÈTE

978-2-700-23612-5

ISSN 1766-3016

 

© RAGEOT-ÉDITEUR – PARIS, 2010.

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Loi n° 49-956 du 16-07-1949 sur les publications destinées à la jeunesse.

Du même auteur, dans la même collection :

Ça s’est passé demain
Crime d’auteur
Plongée fatale

À la petite fée surgie au secret des arbres magiques.

À TOMBEAU OUVERT

Thomas Ducamp était assis au bas d’un escalier, dans l’entrée d’un immeuble qu’il ne connaissait pas, et il ignorait ce qu’il faisait là. Ni le carrelage noir et blanc du hall, ni le lambris des murs ou la moquette rouge qui habillait les marches ne lui rappelaient quoi que ce soit. Il observa les lieux. Un scooter était garé près de la porte vitrée donnant sur la rue. Sans doute appartenait-il à l’un des résidents dont les six boîtes aux lettres en bois vernis garnissaient le mur. Ces détails ne le renseignaient pas davantage.

Que pouvait-il bien fabriquer dans cet endroit ? Était-il venu pour rencontrer quelqu’un ? Se trouvait-il encore à Paris ?

L’immatriculation en 93 du scooter plaidait le contraire mais sa mémoire ne lui renvoyait rien.

« Amnésie ! »

Le mot avait jailli naturellement et il l’adopta aussitôt. Il chercha dans sa poche l’agenda électronique dans lequel il notait ses rendez-vous. Au fait, quel jour était-on ? Il n’eut pas la possibilité de le consulter, ses poches étaient vides…

« En plus, on m’a dévalisé ! » trouva-t-il la force de déplorer.

Il essaya d’imaginer ce qui avait pu lui arriver. Il exclut un excès de boisson, ce n’était pas dans ses habitudes. Une agression ? Un choc sur la tête qui lui aurait fait perdre connaissance et affecté la mémoire ? Avec précaution, il vérifia l’état de son crâne. Aucune douleur.

Il fut distrait par le claquement de l’automatisme qui annonçait l’ouverture de la porte d’entrée. Un couple chargé de sacs à l’enseigne d’une grande surface et trois jeunes enfants apparurent. À la mélodieuse rondeur de leur accent, il reconnut leurs origines antillaises. Il connaissait bien la Guadeloupe où il avait effectué plusieurs voyages pour des raisons professionnelles. Il se leva, s’effaça contre la rambarde et leur adressa un « Bonjour ! » accompagné d’un sourire amical. Il fut déçu. Ils passèrent sans lui accorder un regard.

Il se rassit en se demandant ce qu’il allait faire si l’amnésie durait. Une évidence balaya soudain ses craintes. Il était loin d’avoir tout oublié ! Ses voyages, l’agenda dans sa poche intérieure… Une multitude de scènes ayant trait à ses activités professionnelles lui revinrent en rafales.

Il revit son bureau du boulevard Saint-Germain d’où il avait conduit tant de missions comme premier enquêteur de l’agence de détectives privés FERIS – Filatures/Enquêtes/ Recherches/Investigations/Surveillance.

Il traversa en accéléré le tourbillon de sa vie. De sa petite enfance jusqu’aux événements les plus récents, la palette de ses souvenirs semblait intacte.

Il pouvait tout se rappeler…

Tout, excepté les raisons pour lesquelles il se tenait dans cet escalier.

La logique aurait dû lui dicter de rentrer chez lui, de téléphoner à son médecin, mais il s’accrochait à l’idée qu’il ne devait rien faire avant d’avoir retrouvé la totalité de ses souvenirs.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Coupable idéal

de rageot-editeur

Double disparition

de rageot-editeur

suivant