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Le Petit Nicolas (Tome 5) - Un secret très mal gardé

De
128 pages
Marie-Edwige a découvert le secret de Nicolas. Si ses parents l'apprennent, ça va barder! Elle promet de se taire à une condition : il lui obéira comme un toutou pendant une semaine. Adieu les parties de foot! Nicolas va passer des journées horribles! Sans compter que Geoffroy a décidé de mettre son grain de sel et que Louisette semble jalouse...
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Gallimard Jeunesse
Un secret très mal gardéAdaptation de
Valérie Latour-Burney
Gallimard Jeunesse
Un secret très mal gardéAlceste e
Il est un peu gros s
car il mange tout le temps.

Les personnages
du roman
NicolasNiNic
Il adorIl adoree sa bande
de code copains pa !
Clotaire e
C’est le dernier er
de la classe.RRufusuufff
IlIl a un siffle a un s t, comme
son papa policier.son pap
GfGeoffroy ff
Son papa est vraiment
très riche.EEEEudes
Il adorI e donner
des coups de poing d ups de poi g!
AgnanAgn g an
C’est le choC’est le chouchou uchou
de la maîtde la maîtrlîtreesse.sse.se
Le papa de
Nicolas
Nicolas trouve que
c’est le plus chouette
papa du monde.
Marie-EdwigeMaM
C’est la voisine C est la
de Nicolas de Nico ; elle est très jolie !
Louisette
Elle a un shoot terrible rrible!
La maman
de Nicolas
Nicolas trouve que
c’est la plus chouette
maman du monde.Joachim
C’est un chouette
copain.
LLe Bouillon llon
C’est le survCeC’es st ls eillant ntnt
de lde l’école. Son vrai nom, l’école. Son vrl ai nom,
c’est M. Dubon.c’es st M. Dubon.
La maîtresseaa maîtressemaîtr
Elle est gentille mais st gentille mais sg
elle donne parfonne parfois
des punitions. punitions. punitions
MMaixent
Il courIl court drôlement vite !10 1 - -
Un secret très mal gardé
Le soleil brille et les oiseaux gazouillent depuis
un petit moment déjà, quand trois paires de
chaussures se mettent à marteler le trottoir.
Clotaire, Alceste et Nicolas courent à grandes
enjambées. Sont-ils en mission pour le courageux
11capitaine Tonnerre ou à la recherche d’un trésor
de pirates ? Non : ils sont simplement en retard
pour l’école.
Soudain, Nicolas s’arrête devant une chose
non identif ée, marron et dorée. Intrigué, il se
penche, tend la main…
–Eh ! C’est un porte-monnaie !
Sous les regards curieux de Clotaire
et Alceste, il l’ouvre. Il est rempli de
pièces iè dorées. d Le voilà, leur trésor, tombé du
ciel, sans avoir à combattre de dangereux
pirates ! La chance ! Décidément, le chemin de
l’école réserve bien des surprises.
12–Qu’est-ce qu’on en fait ? demande
immédiatement Clotaire.
Clac ! Nicolas referme sèchement le
portemonnaie.
– Comment ça, « on » ? C’est moi qui l’ai
trouvé d’abord !
Que l’on soit copains, pirates, bandits ou
aventuriers de grand chemin, c’est toujours le
même cinéma : lorsqu’il s’agit de répartir le
butin, ça peut grincer des dents – surtout quand
ce n’est pas un trésor de caramels mous. Les
deux autres garçons voient rouge.
–On était tous les trois ensemble, je te signale !
proteste Alceste.
13–Ouais ! C’est pas juste ! renchérit Clotaire.
Heureusement, la grande dif érence entre
Nicolas et un pirate ou un bandit, c’est qu’il est
un chouette copain.
–D’accord… On n’a qu’à partager, dit-il. Mais
tout à l’heure, parce que, là, on va être très en
retard !
Souriant à leur bonne fortune, les amis
reprennent leur course.
À la récré, pendant que les autres jouent au
foot, les trois camarades se retrouvent. Comme
promis, Nicolas divise le butin.
–Voilà, ça fait trois pièces chacun.
14Tout de suite, les rêves vont bon train. Les
yeux brillants, Alceste se régale d’avance :
–C’est pile ce qu’il me faut pour me payer une
triple glace, tous les jours, pendant une semaine !
–Et moi, des gros pétards! s’exclame Clotaire,
tout aussi excité.
–Et moi, le hors-série de Capitaine Tonnerre !
s’enf amme Nicolas.
Leur petit groupe mystérieux a attiré
l’attention : Rufus, Eudes et Geof roy montrent
subitement le bout de leurs nez. Surpris, les trois amis
dissimulent maladroitement leurs mains
derrière leurs dos. Sauf que Rufus a l’œil vif et a
repéré le porte-monnaie (il doit avoir ça dans le
sang, son père est policier après tout !).
15–C’est le porte-monnaie de ta mère ?
–Mais non, imbécile, on l’a trouvé ! rétorque
Nicolas, un peu vite.
À peine Eudes a-t-il le temps de lever le poing
pour défendre son copain traité d’imbécile que
Clotaire, tout content d’avoir un trésor entre les
mains, leur montre sa part.
– Regardez ! Même qu’il y en avait plein
d’autres dedans !
–On vous prévient : il est à
nous ! ajoute Alceste.
Leur trésor a beau briller
très fort, Geof roy n’est pas
impressionné pour deux sous.
Il lance d’un air hautain :
16–Moi, mon n npère, père,il ilme medonne donne
des d billets… Alors vos pièces,
vous pouvez les garder.v
–Ah non ! intervient Rufus, d’une grosse
voix. Il faut les rendre !
–Les rendre ? Tu rigoles ? s’esclaf e Clotaire.
–Pas du tout. Si vous gardez le porte-monnaie,
son propriétaire pourra vous accuser de l’avoir
volé !
–On ne l’a pas volé, on l’a trouvé par terre !
s’emporte Nicolas, of ensé.
– Quand on trouve quelque chose, si on ne
le rend pas, on est un voleur ! C’est mon père
qui me l’a dit. Et il sait de quoi
il parle ! C’est peut-être même
lui qui vous mettra en prison.
La menace de Rufus tombe
comme un couperet. Les garçons
entendent déjà le cliquetis des
menottes que l’on passe à leurs
poignets. Clotaire, le premier, se
tourne vers Nicolas et lui tend
ses pièces.
17–Tiens, Nicolas, je n’en veux plus…
– Oui, c’est vrai, c’est toi qui l’as trouvé ce
porte-monnaie, f nalement… bredouille Alceste.
Cette volte-face déstabilise Nicolas qui
dévisage ses camarades, stupéfait. Rufus enfonce
alors le clou, au grand désespoir d’Alceste et
Clotaire.
–C’est trop tard, vous êtes complices
maintenant ! Impossible de revenir en arrière. Il faut
l’apporter au commissariat.
Sur ce, Rufus s’en va et laisse les trois amis à
leur dilemme : la prison ou le trésor ?
18En sortant de l’école, Alceste, Clotaire et
Nicolas sont bien décidés à rendre le
portemonnaie et prennent la direction du poste de
police. Au bout de quelques mètres, la
détermination d’Alceste et de Clotaire faiblit. Nicolas a
soudain l’impression qu’il n’y a plus personne
derrière lui. Il se retourne.
–Vous venez ou quoi ?
–Euh… tu es sûr qu’on a besoin d’être trois
pour aller au commissariat ? bafouille Clotaire.
–Moi, je vais me faire gronder
si je suis en retard pour le
goûter… marmonne Alceste.
Nicolas les mitraille du regard.
– Dites plutôt que vous avez
la trouille !
19– La trouille, moi ? Répète un peu ! grogne
Alceste.
– C’est toi qui as peur d’y aller tout seul, ouais !
ajoute Clotaire.
Piqué au vif, Nicolas se rebif e.
–Tu rigoles ? Je n’ai pas peur, moi !
– Prouve-le alors ! conclut Alceste à côté de
Clotaire qui acquiesce.
–D’accord : j’irai tout seul ! Je n’ai pas besoin
de trouillards comme vous !
Il tourne les talons et la troupe se sépare aussi
sec. Clotaire et Alceste disparaissent au quart de
tour.
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