Le pianiste sans visage

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Le pianiste sans visage est d'abord un jeune et mystérieux virtuose, Paul Niemand, qui éblouit Jeanne à l'occasion d'un concert. Mais c'est aussi le père de Jeanne, compositeur mort alors qu'elle était enfant. De lui, la jeune fille ne possède que quelques partitions qu'elle peine à déchiffrer. Pour y parvenir, elle compte sur Pierre, un ami du lycée dont elle devient amoureuse...
Publié le : mercredi 15 septembre 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782700241082
Nombre de pages : 192
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Une soirée au concert

Le garçon du banc

Débat autour d’un piano…

Pierre est au rendez-vous

Révélations, trahison, explications

Les disques de mon père

De mystérieuses bandes magnétiques

Mon père était compositeur

Chez Pierre

Qui était Oscar Lefleix ?

Des semaines difficiles

Un concert de Paul Niemand

Un après-midi chez Pierre

Le Sacre du Printemps

L’équipée de Toulouse

Une fin d’année amère

Le visage du pianiste

Épilogue

978-2-700-23789-4

ISSN 1951-5758

© RAGEOT-ÉDITEUR - PARIS, 1995-2003-2010.

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
Loi n° 49-956 du 16-07-1949 sur les publications destinées à la jeunesse.

Du même auteur, dans la même collection :

La fille de 3e B

Dans la collection Heure noire :

LES ENQUÊTES DE LOGICIELLE

L’ordinatueur
Coups de théâtre
Arrêtez la musique !
@ssassins.net
Simulator
Big Bug
Des nouvelles de Logicielle
Mort sur le Net
Cinq degrés de trop

« Une histoire, ce n’est jamais simple. Un fait n’existe pas tout nu. Et s’il y avait autant d’événements que d’individus ? »

La fille de 3e B

Une soirée au concert

C’était un samedi, le 1er octobre. Ce soir-là, je m’en souviens comme si c’était hier. Je venais de finir mes devoirs pour lundi. J’avais même demandé à Mutti de vérifier mes exercices d’allemand. Mais elle avait refusé.

– Ma fille, tu es en troisième. Et avec M. Schade, Dieu merci, pas question que je te donne un coup de main. Désormais, tu te débrouilles toute seule.

Mutti est prof d’allemand à Chaptal. L’an dernier, j’étais élève dans sa classe. J’avais toujours les meilleures notes. Bien sûr, mes camarades ricanaient : « Avec une mère allemande, ça facilite les choses. Et quand en plus, c’est ta prof… »

Je rétorquais que Mme Lefleix n’était pas vraiment ma mère. Et d’ailleurs qu’elle ne m’aidait pas. Est-ce ma faute si je parle aussi bien l’allemand que le français ? À la maison, Mutti s’exprime indifféremment dans ces deux langues.

Donc, ce soir-là, juste après le dîner, je m’apprêtais à consulter le magazine télé lorsqu’on sonna à la porte, trois coups brefs : c’était Oma. Elle entra en brandissant un petit billet rose.

– Quelqu’un veut-il aller au concert ce soir ?

Florent, mon demi-frère, se précipita :

– C’est quoi ? Johnny Hallyday ? Phil Collins ?

Oma haussa les épaules.

– Pourquoi pas les Stones ? Mais non, gros bêta. C’est un récital de piano. Par le célèbre Amado Riccorini1.

Célèbre ? Pas pour tout le monde. C’était la première fois que j’en entendais parler.

– Tu as combien de places, maman ? demanda Mutti.

– Une seule hélas ! Pourquoi n’irais-tu pas, Grete ?

Mutti eut un petit sourire crispé que je fus bien seule à traduire.

– Et toi, maman, rétorqua-t-elle, pourquoi n’irais-tu pas ?

– Parce que ce soir, sur la six, fit Oma avec enthousiasme, ils rediffusent Un amour d’été !

Ce fut à mon tour de faire la grimace. Je n’ai rien contre les séries à l’eau de rose. Mais à la pensée de rester trois heures en compagnie d’Oma devant la télévision, j’aurais jugé une vraie récréation la lecture de Germinal « obligatoire avant la fin du mois » avait spécifié le prof de français le matin même.

La vérité, c’est qu’Oma ne sait pas se taire. Elle assaisonne chaque film de commentaires incessants : « Ah, c’est merveilleux ! Comme c’est émouvant… Mais pourquoi lui a-t-il dit ça puisqu’au fond, il l’aime, n’est-ce pas ? Vraiment, elle exagère, vous ne trouvez pas ? » Avec elle, inutile de suivre l’action sur l’écran : Oma remplace à elle seule l’image et la bande-son.

Oma est la maman de Mutti, c’est-à-dire quelque chose comme ma grand-mère.

Les commentaires (1)
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codysim

tres bien

mercredi 10 septembre 2014 - 14:45

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