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Le trésor oublié du capitaine Bois-Dur

De
30 pages



Océan Atlantique, l'an de grâce 1724.



- Terre en vue, capitaine ! Nous approchons des côtes françaises ! S'époumona un matelot du haut de son mat.



- Le navire anglais file droit vers nous, capitaine ! Il a hissé le pavillon rouge ! Cria un autre sur le pont en tenant une longue-vue devant le seul œil qui lui restait.



Le capitaine et l'équipage de la Blanche Céleste se préparaient à affronter le navire anglais qui se dressait à l'horizon. Le Requin des Mers avait envoyé par le fond bon nombre de bateaux et



entendait bien être le premier à mettre la main sur le fabuleux trésor que transportaient les pirates.



C'est le début d'une incroyable aventure que vivront, de nos jours, Lucas et son ami Ryan. À la recherche du trésor oublié, mais aussi, pour l'un d'eux la rencontre d'un mystérieux fantôme du passé.

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Le trésorOublié du Capitaine Bois-dur © Marie-Odile de Flerange Tous droits réservés BOOKLESS EDITIONS Août 2014
Chapitre 1
Océan Atlantique, 1'an de grâce 1724. — Terre en vue, capitaine ! Nous approchons des côt es françaises ! S'époumona un matelot du haut de son mât. — Le navire anglais file droit vers nous, capitaine ! Il a hissé le pavillon rouge ! Cria un autre sur le pont en tenant une longue-vue devant l e seul œil qui lui restait. Tous les pirates se précipitèrent contre le basting age. Un bateau anglais se dressait à l'horizon. — Nom d'une jambe de bois ! Le drapeau rouge signif ie que le combat sera sans pitié et qu'aucun prisonnier ne sera fait. Branle-bas de combat ! Chacun à son poste. Préparez les chaloupes ! Remplissez-les de tout le trésor que nous possédons ! Videz la cale de toutes ses caisses jusqu'aux plus petits coffres ! Nous accosterons dans quelques heures. Chargez les canons et soyez prêts à riposter ! Si ces blancs-becs attaquent, ils mangeront les boulets d'un vieux lou p de mer. Toutes les voiles étaient dépliées afin d'approcher au plus vite des côtes. Par chance, un vent puissant souffla dans leur direction, ce qu i augmentait largement leur vitesse. Inquiet, le capitaine leva de temps à autre la tête pour observer l'effet du vent sur la voilure de son navire, tout en faisant claquer sa j ambe de bois dur sur le pont. Ce qui indiquait une grande nervosité. D'où son surnom, ca pitaine bois-dur.
— Quatre chaloupes à la mer, capitaine ! — Où est le petit Guido ? Demanda le capitaine. Guido était un jeune orphelin. Fils d'un marin ivro gne qui naviguait autrefois auprès du capitaine. Sans famille après le décès de son père, il fut recueilli par l'équipage de la Blanche Céleste. — Dans la chaloupe à tribord. Il aide au chargement des pièces d'or, capitaine. Le capitaine bois-dur se dirigea sur le côté droit du bateau et se pencha par-dessus le bastingage. — Guido, tu embarqueras avec les autres, ordonna-t-il. — Je veux rester avec vous capitaine. — C'est un ordre moussaillon ! J'ai fait une promes se à cette vieille charogne qu’était ton père. Celle de prendre soin de toi comme mon fi ls. Guido serra très fort le collier en dents de requin que lui avait offert le capitaine pendant la dernière bataille contre des pirates ennemis. Il l’empoigna si fort, que les dents
pointues et tranchantes du seigneur des mers lui en taillèrent la paume de la main. — Tu n'es plus en sécurité ici. Va-t'en ! Puis, de deux coups de sabre, il coupa les cordages qui maintenaient toujours l'embarcation au bateau. La chaloupe s'éloigna de l a Blanche Céleste. Guido ne put quitter du regard le vieux marin. Le navire anglais dont les voiles étaient gonflées par le vent se rapprochait dangereusement. Le capitaine se préparait à affront er le Requin des Mers anglais qui avait envoyé par le fond bon nombre de bateaux.
Chapitre2
De nos jours Lucas Gauthier se trouva dans une grotte, le regard fixé sur le coffre qu'il tira d'une main avec peine. Ses pieds et la grosse caisse s'en foncèrent dans le sable, ralentissant fortement sa progression. Sa main ruis selante de sang le faisait souffrir. Alors qu'il avançait à la lueur de sa torche, des v oix d'hommes hurlant comme des putois provenaient de la plage. — Ces maudits requins anglais ont mis pied à terre, sortez vos sabres ! — Préparez-vous à mourir ! Vociféra un autre. — Les Anglais ! Répétais-je en poussant un cri au f ond de la cavité souterraine en direction des premiers matelots qui creusaient en h âte dans le sable à l'aide d'une pelle. Des éclats de rire le firent sursauter. A-t-il enco re une fois rêvé tout éveillé sans s'en rendre compte ? D'un regard rapide autour de lui, i l constata avec embarras qu'il était en classe. Mademoiselle Aernaud se tenait devant le tableau no ir, les bras fermement croisés contre sa poitrine, la craie blanche entre les doig ts. — Les Anglais ? Répéta-t-elle en jetant un œil inte rrogateur à son jeune...