Le Voyage en glaçon

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Le présent volume réunit les histoires écrites par Marko Vovtchok pour Pierre-Jules Hetzel, éditeur pour enfants emblématique de la seconde moitié du XIXe siècle. Il nous plonge avec un charme suranné dans l'atmosphère des lectures de la jeunesse de l'époque, pleine de candeur et avec une mission d'éducation clairement affichée.
Publié le : vendredi 1 janvier 2010
Lecture(s) : 399
EAN13 : 9782296246768
Nombre de pages : 178
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Ce sont des petits romans, des petits récits de la vie intime, qu’il faut écrire avec des mitaines, des soins infinis, un don particulier. Tout le monde ne réussit pas…

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Les contes et les récits de Marko Vovtchok et de Pierre-Jules Hetzel que le lecteur retrouvera dans ce volume, proviennent du Magasin d’Education et de Récréation et deux de la Bibliothèque d’Education et de Récréation, sous forme d’albums Stahl pour l’enfance que nous avons tenu à offrir en fac-similé. Nous renvoyons dès à présent le lecteur à la magistrale présentation des éditions de Pierre-Jules Hetzel de Nicolas Petit qui couronne ce volume, et nous lui exprimons toute notre gratitude d’y avoir apporté sa science. Cette deuxième publication de Présence Ukrainienne, consacrée à Marko Vovtchok, après Maroussia l’an dernier, poursuit l’exploration de l’œuvre de cette femme de lettres, admirée en Ukraine et liée à la France par de nombreuses et fécondes années. Ces histoires, représentatives de la lecture de la jeunesse du XIXe siècle, sont fruits avant tout des choix faits par Hetzel, tant il est vrai qu’il a d’abord opéré une sélection dans les écrits de Marko Vovtchok, pour ensuite arranger et refondre les textes piochés, suivant sa propre vision de ce qui sied à la jeunesse. Il ne s’en cachait d’ailleurs nullement lorsqu’il écrivait malicieusement : « M. Stahl a qui il n’est pas plus facile de refuser des histoires quand il en veut qu’il ne l’est de lui en faire accepter quand il n’en veut pas ! » Femme de lettres reconnue pour ses écrits tant ukrainiens que russes, Marko Vovtchok arrive en France auréolée de ses récents succès littéraires. C’est tout naturellement qu’elle cherche la confirmation de son talent à l’étranger, ce qui était aussi censé lui procurer un gagne-pain nécessaire. Lorsque Tourgueniev présente Marko Vovtchok à son éditeur français, elle soumet à Hetzel un de ses écrits dont la nature restera probablement inconnue. La réponse de Hetzel du 9 juillet 1865 est négative mais encourageante. S’il n’apprécie pas le manuscrit, ce n’est pas tant par manque de qualités littéraires car, dit-il, « le talent de l’auteur est pour moi hors de contestation », mais parce qu’il le trouve inadapté : « …les mœurs qu’il peint sont bien en dehors de notre monde français …», et particulièrement pour une première publication. Il demande de lui soumettre autre chose car « le choix de ce premier livre est d’une grande importance pour vous, pour votre nom en France… » et lui suggère de chercher dans son œuvre un livre « qui s’éloigne le moins » du public français. Hetzel se déclare plein de désir de l’aider, l’invite à venir le voir, et l’homme d’affaires perce bien dans ses lignes : « Nous examinerons la chose à deux point de vue », s’entend le sien et celui de l’auteur.

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L’éditeur cependant indique d’emblée être intéressé par les écrits pour enfants – signe de la nouvelle orientation de son destin éditorial - « ce qui dans votre œuvre pourrait le mieux me convenir ce seraient très probablement les contes pour la jeunesse dont vous m’avez parlé ». Toutefois, « après cela et à côté de cela je m’occuperai de vous frayer le chemin pour vos autres livres – qui peuvent vous être plus chers que ceux qui pourront plus spécialement me convenir. » Se mettant à sa « disposition », il promet « de faire sincèrement de (son) mieux » pour la « guider dans la route à prendre …». Hetzel a-t-il été effrayé par la violence et la tension qui se dégageait des écrits de Marko Vovtchok ? Celles-là mêmes qui feront dire à Mérimée : « Les nouvelles de Mark Vovtchko sont bien tristes. Elles me paraissent d’ailleurs de nature à encourager les serfs à éventrer leurs seigneurs. Ici, on les prendrait pour un sermon socialiste et les honnêtes gens qui n’aiment pas voir les plaies saignantes jetteraient les hauts cris. » (Lettre de Mérimée à Tourgueniev du 12 juin 1860). Le 28 juillet, Hetzel livre son verdict sur les contes, opérant un tri bien précis. L’esclave est jugé « difficile à placer ». En revanche, Halia, amputé de son titre complet – Neuf frères-brigands et la dixième sœur Halia – aurait été déjà envoyé à une revue, car dit Hetzel, « il y a des choses charmantes, pour nous très étranges, un peu sauvages mais très douces… ». Cependant, Hetzel n’est pas à l’aise : « tout cela est plein de grandes qualités, mais c’est cette singularité, cette étrangeté qui me charme, qui peut en dépit des qualités, n’aller qu’à un trop petit nombre de lecteurs français. » L’éditeur façonne et oriente : « Je voudrais dans Halia que la détermination des frères de se faire brigands fût la suite d’un châtiment corporel – d’une insulte mutuelle subie par eux ou l’un d’eux – un de ces faits qui révoltent absolument et expliquent les résolutions les plus coupables de la vengeance légitimée par l’abus de la force. Si ce n’est pas cela, vos sept frères cesseront d’intéresser à l’heure même où ils se feront brigands. » Ce conte met en scène une fratrie qui, confrontée à la vanité de ses efforts pour sortir de la misère par un travail acharné, se met au brigandage. On ignore le destin de ce récit en France, alors qu’il a été frappé d’interdiction à deux reprises en Russie impériale. Quant à Hetzel, il poursuit dans son rôle de mentor : « Cherchez dans tout ce que vous avez ce qui se rapproche le plus de nos mœurs, ce qui s’en éloigne le moins ». « Sans que vous le soupçonniez et à part les grands traits de ressemblance, c’est un monde à part que celui que vous décrivez. Il faut remonter à nos premières légendes pour retrouver quelque chose d’analogue, et je crains que cela n’aille qu’aux bibliophiles et aux curieux à cause de cela. » Enfin, en éditeur avisé : «Cherchez dans votre œuvre le meilleur en pensant aux lecteurs français », et, en conseiller bienveillant : «…il faut commencer par un succès. Un demi-succès ne suffirait pas ».

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Ce n’est qu’à la fin de l’année 1866 qu’Hetzel semble avoir trouvé : « Sur les deux petits contes que vous m’avez remis, il en est un « L’Ours » qui pourra parfaitement aller avec quelques légers changements dont je me chargerai. » C’est ainsi que Mélasia, conte ukrainien, parut dans le tome V du Magasin d’Education et de Récréation sous le nom de Marko Wovczok. Alors que le tome IV fait apparaître pour la première fois parmi les collaborateurs du Magasin d’Education et de Récréation le nom de Marko Vovtchok, nom qui y restera pratiquement jusqu’à la fermeture du Magasin, quelque quarante ans plus tard. D’autres contes ont été déclinés sous des prétextes divers, montrant les soins constants qu’Hetzel apportait à ses publications : « …l’autre ne peut pas me convenir à cause du sujet. Nous ne voulons pas parler de belles-mères, de marâtres, de méchants pères ou de cruelles mères à nos enfants. Nos enfants ont des nerfs trop susceptibles pour que nous puissions leur donner des mots trop robustes. Cherchez-nous les sujets aimables, gais, gracieux plutôt que terribles ou désolants. » Remarquons qu’à ce train-là, on aurait dû renoncer à Blancheneige, La Belle au bois dormant et Cendrillon, pour ne citer que ceux-là ! Il convient cependant de souligner que cette correspondance ne reflète pas un acharnement particulier d’Hetzel à l’encontre de Vovtchok, mais bien le ton qu’il s’attache à imprimer à son Magasin, comme en témoigne cette autre lettre à un auteur éconduit : « Oui je prends des contes pour les enfants. Mais j’en prends peu, parce que je déteste ceux qui sont bêtes, et qu’il en est qui pourraient être spirituels mais qui touchent à la fantaisie ou au fantastique dont le public ne veut pas. Le champ est donc fort restreint. » (Cité par N. Petit in Jules Verne et le Magasin d’Education et de Récréation, ouvrage collectif édité par la Bibliothèque-Médiathèque de Sèvres). Mélasia qui inaugure la carrière de Marko Vovtchok en écrivain pour la jeunesse en France, était l’unique conte traduit et non retouché en profondeur, le seul qui peut être qualifié de conte ukrainien. Les autres constituent des écrits originaux souvent rédigés probablement directement en français spécialement pour Hetzel. Le tome suivant du Magasin publie Dure-Epine et Bonne-Rose, signé de Marko Vovtchok seule, témoignant de l’intensité de la collaboration étroite entre l’éditeur et son nouvel auteur. Ce conte représente une adaptation d’une œuvre populaire, répandue chez les Slaves, au sujet d’une bonne orpheline et de la méchante belle-mère et de sa fille qui seront punies par les « douze frères-mois ». À la fin de l’année 1868, dans le tome X du Magasin, paraît Mademoiselle moi, signé de Marko Wovczok, alors que la table des matières indique : imité par F. de Gramont. Il est difficile aujourd’hui de savoir qui a opéré le

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changement, mais le conte ukrainien original de Marko Vovtchok dont a été adapté Mademoiselle moi qui s’intitulait Princesse Moi, a été retranché de son début classique d’un conte avec un roi et une reine sans enfant, qui finissent pas avoir une fille dont le caractère s’avère foncièrement égoïste. Le même tome X du Magasin publie Le voyage en glaçon, signé de Marko Wovszok, imité du russe par P.-J. Stahl. La petite sœur est publié au tome XI, signé cette fois : imité du russe de Marko Wovczok par F. de Gramont. Si Mélasia et quelques autres récits portent encore un parfum perceptible d’exotisme, avec les mentions de l’Ukraine, de l’hiver, etc., ils sont indéniablement estampillés Stahl qui n’a pu s’empêcher et, parfois avec une main bien lourde, d’y apporter son grain moralisateur. Il y croyait voir son devoir : « Stahl gardera pour lui la tâche cruelle et féroce de faire un peu de morale à tout le monde. (…) Notre tâche serait incomplète, que nos petits lecteurs en conviennent, si nous ne grondions jamais personne. » (Magasin d’Education et de Récréation, tome IV). La prochaine mention des petites histoires pour la jeunesse, dans la correspondance entre l’éditeur et la femme de lettres, concerne deux créations originales de Marko Vovtchok où le rôle principal est tenu par son propre fils, Bohdan, devenu en version-traduction française Dieudonné : « J’ai encore retouché au Cerf agile et à L’Ours de Sibérie et si je ne me retenais pas, j’y ajouterais à chaque instant » (lettre du 15 octobre 1869). On s’éloigne de l’esprit populaire cher à Marko Vovtchok, pour rejoindre celui des salons, plus conforme aux goûts d’Hetzel. Abandonnant les contrées reculées, ces deux histoires représentent de petites scènes moralisatrices. L’Ours de Sibérie et Mademoiselle Quatre-Epingles paraîtra d’abord dans le Magasin d’Education et de Récréation, puis en 1872, dans la Bibliothèque d’Education et de Récréation sous la signature de P.-J. Stahl et Marko Vovtchok, avec les vignettes de L. Froelich et des gravures de Matthis. Le Cerf agile, histoire d’un petit sauvage paraîtra en 1876 dans la Bibliothèque d’Education et de Récréation dans la collection de la Bibliothèque des Succès Scolaires, signé par Stahl seul, toujours avec les dessins de L. Froelich gravés par Matthis. Enchanté, Hetzel en a demandé d’autres : « Vous ne pouvez vous dire assez combien c’est une joie pour moi que ce travail en commun qui fait que malgré les distances nos esprits restent unis. Aussi je vous demande de m’envoyer dès que cela vous sera possible, Marie et les autres petits contes pour enfants » À peine quelques mois plus tard, il lui réclame la suite de Dieudonné : « Ne m’enverrez-vous pas de suite, aux faits glorieux de M. Dieudonné, après l’Ours de Sibérie et l’autre Cerf agile, n’y aura-t-il plus rien ? Est-ce que je dois arrêter là l’histoire de ce Dieudonné ? Je crois que deux actions seulement c’est trop

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peu, et je demande qu’on fouille dans les souvenirs et qu’on me fasse un héros plus complet, montrez-le-moi maintenant sous un autre point de vue, charitable, bon, etc. La médaille doit être inséparable du revers. » (Lettre du 17 janvier 1870) Apparemment, il a pourtant bien fallu s’arrêter à deux histoires. C’est lorsque Marko Vovtchok se fond entièrement dans l’esprit Hetzel, qu’elle arrête d’écrire pour lui, comme si ce qu’Hetzel considérait être un sommet et un objectif atteint, était pour elle l’ultime concession qui eut pour effet de désintéresser totalement Marko Vovtchok de toute l’entreprise. Y a-t-il eu d’autres contes, d’autres projets pour la jeunesse ? Peu de choses subsistent, dégagées du croisement entre leur correspondance et les publications d’Hetzel, où son nom pouvait ne pas être mentionné. Le chemin glissant, un petit roman où le héros principal s’enfonce dans le mensonge après avoir commis une erreur, puis connaît une rédemption salvatrice, a été publié d’abord en 1871-1872 au Magasin, dans le tome XV, signé des noms de M. Vovtchok et P.-J. Stahl, à l’exception d’un des chapitres signé de P.-J. Stahl seul. Lorsque le récit sort en 1898 dans la Petite Bibliothèque Blanche, il est signé de P.-J. Stahl, d’après Marko Vovtchok. En 1906 est paru, dans « Le second livre des bêtes », Fingal et Poulettes traduit du russe par Léon Golschmann, édité par la Société d’Editions littéraires et artistiques. Hetzel était pourtant demandeur : « Si cela peut vous amuser, vous distraire, vous remettre à travailler pour nous, nous faire des histoires pour les enfants, comme vous en saviez si bien faire, faites-nous en… » (lettre du 20 septembre 1883). A défaut de nouveautés, la maison Hetzel recyclait les histoires existantes. C’est ainsi que Le chemin glissant ressort dans les « Histoires de mon parrain » en 1876 (signé Stahl avec une postface à Marko Vovtchok où on la remercie de l’idée de l’histoire), alors que Mélasia ressort dans les « Contes de l’oncle Jacques » en 1891. En 1907, un album de la collection de la Bibliothèque de Mademoiselle Lili et de son cousin Lucien reprend et condense les deux albums Stahl en un seul, sous le titre « Les Passetemps de Monsieur Lucien. Cerf-Agile le peau-rouge Le Terrible ours de Sibérie. Dessinés par Lorentz Frœlich, racontés par P.-J. Stahl (un papa) », au prix d’aménagements du texte : le jeune héros de Cerf-Agile, Monsieur Dieudonné, devient ici Monsieur Lucien.1 Soulignons que la collaboration entre Marko Vovtchok et Pierre-Jules Hetzel ne se limitait pas aux contes pour le Magasin. Elle était aussi la principale traductrice des romans édités par Hetzel en Russie. Vovtchok a traduit la plupart des Jules Verne mais aussi Erkman-Chatrian, pour ne mentionner que les piliers de la maison. Elle a représenté un temps la maison Hetzel en Russie et c’est sans doute à ce titre qu’Hetzel lui a demande en novembre 1883 des

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renseignements sur la vie des collégiens russes en vue d’une série consacrée à la vie des écoles à travers le monde. On ignore sa réponse, mais Les Mémoires d’un collégien russe par André Laurie seront publiées chez Hetzel en 1889. Lorsque peu d’années avant sa mort et alors qu’ils ne devaient plus se revoir, Hetzel fait une longue lettre à Marko Vovtchok, il ne peut s’empêcher de lui prodiguer d’ultimes conseils littéraires : « Je ne connais de vos œuvres que ce que vous m’en avez fait connaître par des essais de traduction faites par vousmême. Sans doute, cela n’est pas adaptable en général à notre pays, comme l’eût été la plupart des œuvres de Tourguéneff, parce que vous n’avez pas comme lui pensé à nous et aux nations étrangères autant qu’à votre pays en l’écrivant. Mais il y a dans tout cela une nature de talent qui vous est particulière et que je n’ai vue à aucun autre. Ayez donc confiance en vous. Chaque fois que vous voudrez aborder des sujets simples, à la portée des esprits cultivés, non seulement chez vous, mais dans le reste de l’Europe, je suis assuré que vous ferez de belles, nobles et grandes choses. » Cette dernière phrase est l’essence même de l’œuvre d’Hetzel écrivain pour les « mioches » – faire des écrits nobles et didactiques pour éduquer la jeunesse. En publiant les contes de Marko Vovtchok, Hetzel les faisait couler dans son moule. Dans sa lettre du 28 juillet 1865, au tout début de leur coopération, Hetzel écrivit à Marko Vovtchok, demandant de lui faire parvenir ses écrits : « Je ferai le choix pour vous plus sûrement que vous-même ». Ce choix, sans nulle doute, était toujours celui d’Hetzel. Refusant l’œuvre profondément réaliste et naturaliste de Vovtchok, Hetzel éditeur n’en choisit que les contes et les écrits pour enfants, à leur tour pour la plupart modifiés par Hetzel homme de plume. Sa patte moralisatrice est bien présente et c’est justement cela qui différencie les quelques écrits français de Marko Vovtchok du reste de son œuvre.

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