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Les combattants de vampires

De
111 pages
Je veux seulement vivre une vie normale, mais pas de chance! Mes parents sont convaincus que mon pouvoir spécial de demi-vampire est sur le point de se manifester et je suis continuellement sous pression. Pire encore, une foire hivernale à donner la chair de poule est en ville et désormais, les habitants de la ville se font attaquer par une silhouette sinistre aux mains sanglantes. Tout le monde appelle cette apparition le «fantôme de sang», mais je connais la vérité. C’est un vampire meurtrier, le pire de tous ceux que nous avons affrontés. Et voilà que Tallulah, toujours aussi obsédée par les vampires, et moi avons été enrôlés pour le démasquer…
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J’ai bondi hors du lit, et j’ai tiré les rideaux d’un geste brusque. Il n’y avait rien, évidemment. Mais il y avait quelque chose qui flottait dans l’air devant ma fenêtre. Une main. Une main squelettique et sanguinolente. La main s’est tordue, puis une autre main est venue la rejoindre. Cette autre main était elle aussi recouverte de sang et se tordait follement dans tous les sens. Je pouvais voir une forme brumeuse et floue derrière les mains, mais seules ces dernières étaient parfaitement visibles. Elles semblaient tenter de m’envoyer un message, que je devais décoder. J’ai constaté que je m’étais avancé et que mon visage était maintenant plaqué contre la fenêtre. C’est alors que le message s’est insinué dans ma tête : Laisse-moi entrer. Tu dois me laisser entrer…
Copyright © 2012 Pete Johnson Titre original anglais : The Vampire Fighters Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Random House Children’s Books, une division de Random House Group Company Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Patrick Moisan et Sophie Beaume (CPRL) Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Audrey Faulkner Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-861-4 ISBN PDF numérique 978-2-89752-862-1 ISBN ePub 978-2-89752-863-8 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Imprimé au Canada Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Johnson, Pete, 1965-[Vampire Fighters. Français] Les combattants de vampires (Le blogue du vampire ; 3) Traduction de : The Vampire Fighters. Pour les jeunes de 9 ans et plus. ISBN 978-2-89752-861-4 I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Vampire Fighters. Français.
Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
PZ23.J632Co 2015 j823’.914 C2015-941273-0
Conversion au format ePub par:
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Ce livre est dédié à tous les groupes de lecture dont j’ai fait la connaissance ou qui ont communiqué avec moi. Vos idées des aventures qui attendaient Marcus, Tallulah et Gracie m’ont inspiré. J’espère que vous approuverez !
Prologue
Quelque chose bougeait dans l’obscurité. Quelque chose à craindre, toujours. Le Fantôme de sang. C’est ainsi que les gens ont commencé à l’appeler. Tout le monde en parle à la radio. Je serais prêt à parier qu’il aura bientôt sa propre page Facebook. Une femme l’aurait aperçu au jour de l’An. C’était par un matin gris, et elle se dépêchait de se rendre au magasin du coin. Elle marchait rapidement dans la rue où elle habitait quand elle a entendu un cri strident. La femme a décrit le hurlement « comme le cri d’un perroquet en colère ». Elle a levé les yeux vers le ciel, s’attendant à voir un oiseau passer, mais elle a plutôt vu une silhouette flotter vers elle. Difficile de décrire la silhouette, parce qu’elle était très sombre et qu’elle volait très haut dans le ciel. Tout ce qu’elle a pu voir distinctement, c’étaient des mains squelettiques, très longues et très frêles qui semblaient lui faire signe d’approcher. Puis elle a remarqué en frissonnant d’horreur que les mains dégoulinaient de sang. Ces mains squelettiques recouvertes de sang se tordaient devant elle. Elle a voulu se sauver en courant, mais les mains ont semblé lui jeter un terrible sort qui la forçait à rester sur place, figée. Puis, aussi rapide qu’un cobra, l’une des mains a plongé vers elle. Il y a eu un énorme coup de vent, et pendant un bref instant, la femme a aperçu un visage d’une pâleur mortelle qui lui a montré les dents. C’était le sourire le plus terrifiant qu’elle ait jamais vu, à cause du regard sombre complètement vide et sans vie. Elle a eu l’impression que cette effroyable créature morte tentait de l’attirer vers elle et de l’emporter. Elle a senti toutes ses forces la quitter, et ses genoux ont fléchi. Elle est tombée par terre tandis que la créature flottait au-dessus d’elle, menaçante. Elle s’est presque évanouie quand elle a entendu des pas s’approcher. La femme a ensuite raconté qu’elle avait eu de la chance que son mari constate qu’elle avait oublié son sac à main et qu’il soit parti à sa poursuite pour le lui donner. — Je dis que j’ai eu de la chance, a poursuivi la femme, mais à vrai dire, qu’aurait bien pu me faire cette chose à part m’effrayer ? Ce n’était qu’un méchant fantôme. Mais ce n’était pas qu’un fantôme. Je savais exactement de quoi il s’agissait. Et j’aurais tant aimé ne pas le savoir.
CHAPITRE 1 Trois jours plus tôt Lundi 29 décembre 9 h 30 Bonjour, cher dlogue. Je suis De retour. Tu te souviens De moi ? C’est Marcus. Tu peux aussi m’appeler le cinglé. Il y a trois mois, j’étais parfaitement normal, jusqu’à mon treizième anniversaire. Le soir De mon anniversaire, mes parents, De la façon la plus Décontractée Du monDe, m’ont annoncé qu’ils étaient Des Demi-vampires et que j’étais moi aussi sur le point De me transformer en Demi-vampire. Je tentais toujours De Digérer cette nouvelle quanD une canine dlanche a poussé Dans ma douche pour y rester quelques jours. Et ce n’était que le Dédut. Ensuite, je me suis empoisonné en mangeant De la pizza (il y avait De l’ail DeDans), et j’ai eu une terridle envie De doire Du sang alors que j’étais au cinéma auprès De la fille avec qui j’avais un renDez-vous. La soirée ne s’est pas très dien Déroulée. N’empêche que je suis certain que tu te Dis que ce Doit être génial D’être un Demi-vampire. À vrai Dire, c’est tout le contraire. Il faut toujours se cacher, et c’est vraiment emdêtant. Et le pire Dans tout ça, c’est que je me sens étranger, à l’écart Des autres. C’est comme si j’étais Devenu dizarre à temps plein. Et je Dois te Dire que je Déteste ça, cher dlogue. Oh, tu te Dis sûrement qu’il Doit y avoir Des avantages, non ? Oui, D’accorD, il y en a. Je peux rester éveillé jusqu’à 3 h Du matin toutes les nuits, et parfois, je vais voltiger ; je me transforme alors en chauve-souris, et je peux voler penDant… Eh dien, j’ai volé penDant plus D’une Demi-heure, la nuit Dernière. En novemdre, j’ai acquis un pouvoir spécial. PenDant quelques heures, j’ai pu transmettre mes pensées à la seule autre Demi-vampire De mon âge que je connais, une fille vraiment super et Drôle qui s’appelle Gracie. J’ai moi aussi pu capter ses pensées. Ça, c’était vraiment génial. En fait, seuls quelques Demi-vampires ont un pouvoir spécial. Par exemple, un très petit nomdre De Demi-vampires peuvent transmettre leurs pensées par télépathie. Je n’ai pu le faire que penDant quelques heures. Normalement, mon pouvoir spécial Devrait se manifester De façon permanente. Ce ne sera pas nécessairement un Don De télépathie, même si avoir un tel pouvoir serait vraiment fantastique. Ce Don spécial pourrait être n’importe quoi : je pourrais Devenir très fort ou Découvrir souDainement que je peux courir très vite. J’étais très excité quanD j’ai appris que j’aurais un Don, mais pas autant que mes parents. Puis nous avons attenDu — et attenDu — que mon pouvoir se manifeste De façon permanente. Nous attenDons toujours. Mon père n’arrête pas De me Dire D’être patient D’un ton joyeux, mais je l’ai entenDu chuchoter à ma mère que mon pouvoir aurait Dû s’être manifesté Depuis Noël. Et maintenant, on vient De m’annoncer une nouvelle qui m’a fait l’effet D’une domde. Tu n’y croiras pas, cher dlogue. J’arrive à peine à y croire moi-même. Alors que toutes les écoles Du pays — non, Dumonde entier— sont fermées, je Dois aller à l’école Demain. Mais pas à mon école hadituelle. Non, on m’envoie Dans un cours accéléré De Deux jours pour les Demi-vampires « De ma conDition », Dans un enDroit réponDant au nom De Manoir Pierrecroc. — C’est pour aiDer ton pouvoir spécial à se manifester, m’a expliqué ma mère. — C’est adsolument hors De question, ai-je rétorqué. Je vais suffisamment à l’école. Pour le moment, j’ai desoin De me DétenDre. — Nous sommes D’accorD, a réponDu ma mère. — ans ce cas, pourquoi nous Disputons-nous ?
— Nous ne nous Disputons pas, nous Discutons, a rétorqué mon père. Nous sommes D’accorD sur le fait que tu as desoin De te DétenDre, mais nous croyons simplement que tu y parvienDras mieux au Manoir Pierrecroc. As-tu Déjà entenDu quelque chose De plus cinglé Dans ta vie, cher dlogue ? J’ai tenté D’expliquer à mes parents que leur plan était cinglé, mais ils ne m’ont pas écouté. — Nous en avons assez Discuté, a Dit souDainement ma mère. Nous avons pris notre Décision. — Mon opinion ne compte Donc pas ? — Bien sûr que si ; nous te laissons t’exprimer, a-t-elle réponDu, mais nous sommes tes parents. C’est tellement agaçant quanD mes parents me Disent ça. Ils savent qu’ils ont tort, alors ils ont recours à l’argument « Nous sommes tes parents, alors nous savons mieux que toi ce qui est don pour toi. » Mardi 30 décembre 10 h 45
Mes parents m’ont enfin expliqué où se trouve le Manoir Pierrecroc. Il est à LonDres, tout près Du quartier Covent GarDen, sur l’avenue Gore. Apparemment, c’est un enDroit que les Demi-vampires aDorent. ÉviDemment, aucun humain ne Doit jamais le Découvrir. Mon père a parlé au Docteur Chaney, qui Dirige le manoir. Ma valise est prête. Nous Devrions partir D’une minute à l’autre. J’arrive à peine à contenir mon enthousiasme. 10 h 47
Ah, si, finalement, je n’ai aucune Difficulté à contenir mon enthousiasme. 18 h 45
Cher dlogue, je t’écris maintenant De ma cellule… euh, je veux Dire De ma chamdre. L’avenue Gore était garnie De maisons chics (certains Demi-vampires sont prodadlement pleins aux as), et le Manoir Pierrecroc se trouve au dout De l’avenue. À l’extérieur Du manoir, seule une petite r affiche comportait les mots «  Chaney ». Ma mère a appuyé sur le douton De la sonnette, et une femme D’allure féroce est venue ouvrir la porte. Elle aurait fait une excellente viDeuse. Mes parents et la viDeuse se sont mis à Discuter en chuchotant, ce qui m’a irrité au plus haut point. Je n’ai plus six ans. Puis, la viDeuse a annoncé à mes parents qu’ils pouvaient partir et qu’elle leur téléphonerait quanD je serais prêt à partir. J’ai ressenti De l’inquiétuDe en voyant mes parents partir. Bien entenDu, je n’ai rien laissé paraître, car j’étais très en colère contre eux. La viDeuse, qui respirait aussi fort qu’un taureau, m’a ensuite escorté jusqu’à une pièce qui ressemdlait deaucoup à la salle D’attente D’un cadinet De Dentiste, mais où l’atmosphère était deaucoup moins gaie. eux garçons et une fille étaient assis sur Des chaises Droites chics. ’après leur expression, on aurait cru qu’ils étaient sur le point De passer l’examen le plus Difficile au monDe. — Hé, c’est amusant, ici, n’est-ce pas ? ai-je Dit. Je m’appelle Marcus, au cas où ça vous intéresserait, ce Dont je ne Doute pas. Comment vous appelez-vous ? Avant que quelqu’un puisse réponDre, une voix grave et solennelle a retenti : — Inutile D’apprenDre le nom Des gens. Vous ne serez pas ici assez longtemps. Un homme au visage sévère se tenait Dans l’emdrasure De la porte, les dras croisés. Il était très granD et vieux, et il portait une longue darde pointue. Il était vêtu D’un complet noir et ressemdlait plus à un entrepreneur De pompes funèdres qu’à un Directeur. C’était le Docteur Chaney.