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Les huit magiciens de l’ordre des Mïakona et la harpe de Merlin

De
112 pages

Avec l'aide des huit magiciens de l'ordre de Mïakona (Psyché, Cupidon, Leila, Arès, Black, Dimitri, Sibylla et Ravel), Cristal va devoir retrouver quatre objets magiques ayant appartenu à son père, le magicien Merlin.
Elle devra retrouver dans l'ordre : la harpe Alyn, la carte des milles lieux, la dernière baguette Mïako et le grimoire rouge de Merlin.
Sans cela, elle ne pourra retrouver sa mémoire ni réveiller la magie de Merlin.
Avec l'aide des huit disciples de Merlin, Cristal affrontera les dangers de l'autre monde, celui qui se trouve derrière le miroir....


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-67990-1

 

© Edilivre, 2014

Dédicace

 

 

A mes 3 enfants parce qu’il n’existe aucune richesse  plus importante pour une mère que ses enfants.

Aaron DEE

Prologue

Hiver 1863, les armées nordiste et sudiste avaient hiverné à quelques kilomètres de distance l’une de l’autre, séparées seulement par la Rapidan River. Printemps 1864, le général Ulysse Grant essaya de déloger le général Lee de ses positions, mais ce dernier savait que le but du général nordiste était de l’entraîner dans la Wilderness, une zone forestière dangereuse, sombre et dense de plus de 200 km², déjà théâtre de furieux combats lors de la bataille de Chancellorsville, un an plus tôt.

Des milliers de soldats avaient péri, tués par une chose maléfique et terrifiante.

Le diable avait élu domicile dans cette forêt.

Le général Lee, entêté, prit quand même la décision de traverser cette zone, persuadé de piéger les Yankees, dont les troupes étaient déjà très affaiblies par le dernier combat.

Dans la nuit du 2 mai 1864, le général Lee, confiant, s’enfonça avec ses troupes dans la forêt noire.

Personne ne revint vivant de ce lieu sacré, territoire du clan de la terrible sorcière Hibatta.

Le président Abraham Lincoln avait interdit au général Grant et à ses troupes de les suivre et de s’aventurer dans la forêt de Wilderness.

Il connaissait le danger et ce que ces horribles sorciers étaient capables de faire endurer aux humains.

Le général Lee et ses troupes furent massacrés en une nuit par ces monstrueuses créatures.

Ils subirent les pires tortures qu’il puisse exister sur terre. Avant de les achever à petit feu, ils adoraient arracher les membres de leurs victimes.

On pouvait entendre ces malheureux soldats agoniser à des kilomètres à la ronde.

Aucune arme, aucune armée sur cette terre ne pouvaient venir à bout de ces monstres… Seul un magicien très puissant du nom de Merlin, surnommé Merlin le magicien Mïako, en avait le pouvoir.

Il possédait une harpe magique du nom d’Alyn qui dotait d’immenses pouvoirs ceux qui savaient en jouer.

Il avait en sa possession la carte des mille lieux, ainsi que la dernière baguette Mïako.

Tous les plus grands sortilèges, les incantations, les formules magiques et les enchantements se trouvaient dans un livre appelé le Grimoire rouge

À cette époque, Abraham Lincoln s’était secrètement associé à Merlin et à ses huit disciples, les magiciens de l’ordre de Mïakona, pour pouvoir vaincre ses ennemis.

La guerre de Sécession fut horrible, certes, mais pas plus terrifiante que la lutte contre le mal qui régnait à cette époque et qui règne encore actuellement.

Malheureusement, Merlin fut capturé pendant l’hiver 1864 par les sorciers du clan de Hibatta et fut sauvagement assassiné.

Il ne put empêcher l’horrible complot et l’assassinat du président Abraham Lincoln en 1865.

Merlin laissa derrière lui sa seule héritière, sa fille Cristal qu’il n’a jamais connue et qu’il a eue avec la puissante sorcière Rami.

Avant de mourir, il prononça une formule magique très puissante qui envoya dans les quatre coins du monde le reste de ses objets magiques, sa harpe Alyn, sa carte des mille lieux, sa baguette Mïako, ainsi que son Grimoire rouge.

Pour réveiller la magie de Merlin, il faudrait retrouver les objets magiques dans l’ordre, en commençant tout d’abord, par la harpe Alyn, puis la carte des mille lieux, la baguette Mïako en terminant par le Grimoire rouge.

Seule sa fille saurait les retrouver…

Chapitre 1
Le rêve

De nos jours, dans la ville de Midtown…

Depuis la mort de mes parents adoptifs, je n’étais plus moi-même, j’étais comme perdue.

Prisonnière d’étranges souvenirs, de visions d’une vie antérieure qui me hantaient.

Des souvenirs lointains qui revenaient dans ma tête.

Je revoyais et revivais sans cesse la mort d’un homme qui m’était familier.

Le sentiment d’un souvenir lointain qui me revenait.

J’avais l’impression que mon âme était cachée sous une masse de poussière.

Ne vous êtes-vous jamais réveillé un jour en haïssant profondément votre vie au point que vous voudriez tout démolir autour de vous ?

Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir comme prisonnier de votre vie, de votre existence, et de chercher sans cesse une échappatoire, comme si cette vie que vous viviez n’était pas la vôtre ?

Pour moi, c’était le cas ! Je sentais comme une présence autour de moi.

Tous les matins, c’était un réel supplice de me lever et de ne plus voir les personnes qui m’étaient chères, mes parents.

J’avais l’impression d’étouffer.

J’étais condamnée à vivre cette vie.

L’enfer ne pouvait être aussi terrifiant que ce que je vivais actuellement…

J’avais l’impression de vivre la vie de quelqu’un d’autre, encore et encore, comme si j’étais liée à des chaines dont je n’arrivais pas à me défaire

Une autre de mes plus grandes tortures au quotidien n’était autre que LUI : Steven Perkins !

J’étais condamnée à le voir, à le croiser tous les jours.

Celui à qui j’avais donné mon amour, ma vie et qui en avait joué, celui qui à mes yeux m’avait trahie.

Je n’arrivais même plus à le haïr tellement je l’aimais encore, je l’identifiais à Jonathan Fox dans L’aube des temps perdus.

Il était grand, blond et très élancé ; il avait un charme à couper le souffle.

Et moi, je me sentais ridicule à côté de lui, je trouvais que je n’avais aucun charme.

Alors, le haïr, pourquoi ? Alors que mon amour pour lui était encore si intense.

Nuit après nuit, j’allais me coucher et, dans la pénombre de ma chambre, j’espérais juste une chose : qu’il puisse repenser à moi, qu’il m’appelle pour me déclarer à nouveau sa flamme.

Comment renoncer à lui, alors que lui avait pris la décision de renoncer à moi ?

Je songeais parfois même à disparaître…

J’essayais de trouver refuge dans mes rêves, ces rêves qui commençaient à envahir mes nuits.

Ils devenaient obsessionnels, un en particulier que je faisais tous les soirs : je me retrouvais dans un labyrinthe sans fin et ma seule issue était de retrouver une carte magique pour pouvoir sortir de ce gouffre.

Parfois, je me retrouvais prisonnière dans une forêt noire avec la sensation d’être poursuivie.

Je courais dans tous les sens et je n’arrivais pas à trouver la sortie, tout avait l’air identique.

J’avais beau crier, hurler, personne ne m’entendait.

J’avais l’étrange impression d’être à la recherche d’une chose qui semblait m’appartenir…

Une chose très puissante m’attirait comme un aimant.

J’étais guidée par une merveilleuse mélodie jouée par une harpe, une musique apaisante et familière.

Le pouvoir de cette harpe me conduisait vers une sorte de carte magique.

Au début, je ne savais pas ce que c’était, mais aux fils des jours qui passaient, je la voyais…

Elle était magnifique, c’était une baguette magique.

Lorsque je m’approchais d’elle, j’avais l’impression de tomber d’une falaise, puis d’être rattrapée par huit inconnus.

Je n’arrivais pas à voir leurs visages, ils avaient l’air mystérieux et donnaient la sensation d’être mes protecteurs.

Ces rêves faisaient revivre ces histoires qui avaient bercé mon enfance.

Des histoires sensationnelles qui du jour au lendemain refaisaient surface.

Ma mère adoptive aimait me raconter les aventures de Merlin l’immortel et de sa baguette magique.

« La dernière baguette Mïako » était dotée d’immenses pouvoirs.

Tous les soirs, elle me faisait le récit d’un conte qui parlait de deux cercles de magiciens, l’ordre des Mïakona et l’ordre des Ravoriens, qui existaient depuis des siècles et des siècles.

Ils étaient rivaux. Les Ravoriens étaient des êtres très cruels qui voulaient s’emparer de toutes les baguettes magiques.

D’après la légende des Mïakona, en rassemblant les baguettes, les Ravoriens arriveraient à appeler un Efrit très puissant, un démon maléfique.

Ils ne reculaient devant rien. Ils avaient conclu un pacte avec le diable et avaient même renoncé à leurs âmes.

Ils massacraient tous ceux qui se trouvaient sur leur passage.

Cela faisait des siècles qu’ils étaient à la recherche de la dernière baguette Mïako, mais un puissant sortilège avait été jeté sur celle-ci et la seule personne, à savoir la manipuler, serait la fille de Merlin et de la puissante sorcière Rami.

Toujours d’après cette légende, la fille de Merlin vivrait actuellement parmi les mortels et ignorerait tout de son passé et de l’immense pouvoir qu’elle possédait.

La sorcière Rami avait jeté un sort tellement puissant qu’elle-même avait oublié qu’elle avait eu une fille.

Le seul lien qu’elle laissa pour pouvoir rompre le charme était un roman, seul lien entre la sorcière Rami et sa fille Cristal.

Tout cela m’obsédait tellement que j’avais fait quelques recherches.

Un matin, je me suis rendu dans cette vieille librairie à Midtown qui vendait des livres très anciens.

Le propriétaire de la boutique possédait un vieux grimoire du nom de La légende des Mïakona qu’il avait accepté de me vendre.

J’avais cette sensation très bizarre qu’il attendait ma venue et qu’il savait exactement pourquoi j’étais là.

Dans ce grimoire, on parlait bien de la dernière baguette Mïako. Elle existait réellement !

Mon dieu comme je rêvais de la posséder…

Je ressentais aussi une impression de déjà-vu que je n’arrivais pas à m’expliquer et lorsque je me regardais dans un miroir, je me sentais comme attirée vers un autre monde.

Les miroirs me semblaient être des portes magiques. Face à eux, je pouvais ressentir la guerre de Sécession. C’était comme si j’y avais participé, je n’arrivais pas à me l’expliquer.

Sans oublier que la couleur de mes cheveux était en train de changer, ils devenaient de plus en plus foncés.

Au fond de moi, j’étais convaincue que ma vie allait prendre une autre tournure, que ma destinée était autre que celle que je vivais actuellement.

Qui ne rêverait pas de posséder la baguette et de tout changer dans sa vie ?

Imaginez une minute que chacun de nous la possède et que...