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Les Merveilleuses Histoires de ma grand-mère

De
92 pages

« Lorsque je ferme les yeux, je la revois encore : une très vieille dame aux yeux délavés par les ans, avec de beaux cheveux blancs, sagement coiffés en un petit chignon, un châle recouvrant ses épaules voûtées...

Elle n'avait jamais voyagé, et pourtant ma grand-mère avait le don, par ses merveilleuses histoires, de me faire découvrir des mondes féeriques, peuplés d'êtres fantastiques...

Je souhaite à mon tour vous faire rêver avec ces quelques contes et légendes : l'extraordinaire aventure d'un petit bonhomme de neige, des fées, des oiseaux, des poissons, des automates, un gentil fantôme, une petite guenon désobéissante... Mais, chut, je n'en dirai pas plus ! Je vous laisse ouvrir ce livre et découvrir par vous-même ce merveilleux monde magique... »


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Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-89391-8

 

© Edilivre, 2015

Dédicace

 

Je dédie ce livre à ma mère, Solange, à mon père, René, à ma grand-mère, Françoise, à mon grand-père, Eugène, qui m’ont offert une enfance merveilleuse, peuplée de rêves féeriques…

J’adresse tous mes remerciements à mes amies les fées, sans l’aide desquelles je n’aurais jamais pu réaliser cet ouvrage…

Le merveilleux voyage du petit bonhomme de neige

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depositphotos.com (ilansik)

depositphotos.com (dobrynina_art)

C’était la nuit de Noël.

Tout le paysage était recouvert d’une épaisse couche de neige.

Du ciel bleu-roi émanait une douce lumière qui donnait des reflets bleutés au blanc tapis immaculé.

Par endroits, de lourds nuages floconneux accentuaient encore cette atmosphère douce et feutrée.

Entre les nuages, on apercevait des étoiles étincelantes, ces étoiles-diamants que l’on a parfois le privilège de contempler durant les froides nuits d’hiver.

De la neige même irradiait une douce clarté.

Le silence était tel que l’on pouvait presque l’entendre…

Ici et là, une maison laissait filtrer un rayon de lumière.

De toutes les cheminées s’envolaient des volutes de fumée, et l’on sentait la bonne odeur du feu de bois.

Parfois, le vent apportait les échos d’un chant, ou de rires d’enfants.

La longue veillée de Noël avait commencé…

Une atmosphère de paix et de sérénité enveloppait tout le paysage d’une douce chaleur…

Dans le ciel argenté… le Père-Noël fendait l’air dans son traîneau magique, tiré par huit grands rennes blonds aux doux yeux de velours. Heureux de la joie qui régnait aux alentours, il souriait.

Soudain, un léger bruit, qui ressemblait fort à un sanglot étouffé, lui fit dresser l’oreille.

Et, tout à coup, il l’aperçut, au milieu de la grande étendue neigeuse, presque invisible, et tellement solitaire ! C’était un petit bonhomme de neige, avec une écharpe rouge nouée autour du cou. Il sanglotait doucement, et des larmes de glace, ressemblant à du cristal, coulaient sans bruit le long de ses joues nacrées.

Immédiatement, le Père-Noël fit demi-tour, et son traineau atterrit en douceur tout près du petit bonhomme de neige.

Il dit :

– « Que se passe-t-il ici ? Pourquoi es-tu triste et seul ? Personne ne doit pleurer durant la veillée de Noël. C’est interdit par le règlement, et je suis là pour y veiller ».

Médusé, le petit bonhomme de neige cessa immédiatement de sangloter, et ouvrit encore plus grand ses immenses yeux noirs, détaillant sans pouvoir y croire le Père-Noël et son attelage. Le traîneau en argent regorgeait de cadeaux de toutes sortes. Les huit rennes observaient tendrement le petit bonhomme de neige de leur regard si doux. Et le Père-Noël… Le Père-Noël était si apaisant, si bienveillant ! Il semblait auréolé d’une aura de bonté. Sa grande barbe blanche recouvrait presque tout son visage. Ses yeux, d’un bleu délavé par les ans, regardaient gravement le petit bonhomme de neige.

Enfin, celui-ci parvint à parler :

– « Père-Noël ! Père-Noël ! Enfin vous voici ! Je ne pensais pas que vous viendriez, car l’on m’avait affirmé que vous n’alliez voir que les petits enfants. Or, moi, je ne suis qu’un tout petit bonhomme de neige, sans importance, très seul, et très malheureux » !

– « Tout d’abord, tu apprendras que personne n’est sans importance. Et puis, le Père-Noël s’occupe de tout le monde et ne veut pas que quiconque soit malheureux, surtout pas un soir comme celui-ci. Et à présent, dis-moi : pourquoi es-tu si triste » ?

– « Je suis triste, car je suis seul, et que, lorsque la neige fondra, après Noël, je fondrai moi aussi, et que je mourrai sans avoir vu la banquise et mes amis les pingouins dont j’ai toujours rêvé. Et je ne deviendrai jamais vieux, comme vous, Père-Noël » !

– « Ho ! Ho ! Je comprends, petit bonhomme. Et que dirais-tu de sécher tes larmes et d’aller faire un petit tour en traîneau avec moi » ?

– « Avec vous ! Dans votre traîneau ! Oh, Père-Noël ! Ce serait si merveilleux ! Je crois qu’après cela, je pourrai mourir heureux » !

– « Dans ce cas, allons-y » !

Emerveillé, le petit bonhomme de neige s’installa à côté du Père-Noël et attendit, ébahi, que les rennes prennent leur envol.

Bientôt, ils se retrouvèrent au-dessus des nuages, dans le ciel étoilé. Notre jeune ami regardait défiler le paysage sans rien dire, trop ému pour pouvoir prononcer une seule parole.

Au bout d’un long moment, les rennes, fatigués, s’arrêtèrent sur un joli nuage blanc pour se reposer.

– « Alors, petit bonhomme, demanda le Père-Noël, es-tu heureux, à présent » ?

– « Encore plus qu’heureux, Père-Noël. Je crois rêver, mais… je suis bien éveillé, n’est-ce pas » ?

– « Bien-sûr, petit ami ! Bien-sûr ! Mais… repartons, à présent. Il est temps de reprendre notre voyage ».

– « Où allons-nous, Père-Noël » ?

– « C’est une surprise, petit bonhomme. La nuit de Noël est la nuit des surprises »…

Et, sans un mot de plus, il demanda aux rennes, à présent reposés, de reprendre leur vol.

Longtemps après apparurent les premiers icebergs et la banquise…

En regardant bien, on pouvait apercevoir, par-ci, par-là, des colonies de pingouins.

Puis, les rennes commencèrent à amorcer une longue descente.

Bientôt, le traîneau se posa mollement sur une épaisse couche de neige poudreuse.

– « Nous voici arrivés » ! dit le Père-Noël.

Incapable de prononcer une seule parole, le petit bonhomme de neige ouvrait de grands yeux démesurés, pour ne pas perdre une miette du fantastique spectacle qui s’offrait à lui. Même dans ses rêves les plus fous, il n’avait jamais osé imaginer quelque chose d’aussi beau. Tout n’était que blancheur et douceur.

Soudain, regardant autour de lui, il aperçut tout un attroupement de pingouins en redingote qui lui souriaient gentiment pour lui souhaiter la bienvenue.

Ce fut le Père-Noël qui rompit le silence :

– « Eh bien, petit bonhomme, te voici enfin arrivé auprès de tes amis, dans le pays de tes rêves. Il est temps que je te quitte à présent, car j’ai encore une longue tournée à effectuer. Je dois encore passer chez tous les petits enfants du Monde afin de leur apporter un petit peu de bonheur en cette nuit magique. Et toi, es-tu heureux à présent » ?

Pour toute réponse, notre jeune ami se jeta au cou de son bienfaiteur et enfouit son petit visage ému dans la longue barbe blanche.

– « Jamais, jamais, je ne vous oublierai, Père-Noël ! Même lorsque je serai très vieux, comme vous ! Je promets de penser à vous chaque jour de la longue existence que je vais désormais pouvoir vivre auprès de mes amis les pingouins. Mais… beaucoup de petits enfants vous attendent avec impatience. Je n’ai pas le droit de vous retenir plus longtemps. Alors, au revoir, Père-Noël, et merci ! Merci du fond du cœur »…

– « Adieu, petit bonhomme, répondit ce dernier, en essuyant furtivement une petite larme d’émotion qui scintillait comme une étoile sur sa vieille joue ridée. Adieu… et sois heureux » !

Et il disparut dans le ciel infini, tout là-haut, au-dessus des nuages, assis sur son traîneau magique, tiré par les huit rennes blonds aux doux yeux de velours, afin de répandre le bonheur sur son passage tout au long de la nuit…

Certains prétendront peut-être que cette histoire n’est qu’un conte, mais… ne les croyez pas, et observez bien le ciel en cette nuit magique de Noël. Si vous avez conservé au fond de votre cœur cette petite part de rêve et de foi en la vie qui s’effrite hélas bien trop souvent au fil des ans, vous aurez certainement le privilège d’apercevoir le traîneau d’argent du Père-Noël, étoile filante au-dessus des nuages. Et,… si malgré cela vous ne me croyez pas, allez donc sur la banquise questionner le petit bonhomme de neige et ses amis les pingouins. Ils pourront vous dire, eux, que cette histoire est vraie…

Le rêve d’un petit enfant africain

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depositphotos.com (Natuska)

C’était la nuit sur la savane hostile et attirante.

Une nuit palpitant de mille bruits. Une nuit à la fois effrayante et merveilleuse, où tout ce qui semblait normal et familier de jour devenait une source de mystère et d’inconnu.

Les hautes herbes jaunes desséchées par le soleil bruissaient légèrement, ondulant vaguement sous la brise tiède.

Au loin, on entendait le rugissement d’un lion.

Près du point d’eau, une petite antilope, tous ses sens en éveil, humait l’air frais d’un air inquiet, prête à prendre la fuite au moindre avertissement de cette nature à la fois envoûtante et...