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Les moustaches d'Héraclès

De
94 pages
Mustapha, fraîchement arrivé en France, s'intègre rapidement dans sa nouvelle école. De mystérieuses disparitions ont lieu, Mustapha, surnommé Mousse, curieux, enquête. Il découvrira ce que sont la différence et la tolérance... Une intrigue prenante et une galerie de personnages attachants constituent les qualités majeures de cette histoire à lire et à raconter. En filigrane se dessine un formidable outil pédagogique pour la prévention des racismes et, particulièrement, de l'antisémitisme.
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L.I. Lire
Je ne sais pas si je vais réussir à finir ce projet à temps pour le mois de juin : je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il faut pour écrire un livre. Surtout quand on n’écrit le français que depuis un an et demi. Lire, maintenant, ça ne me pose plus de problème : je ne trébuche plus sur les mots comme quand je suis arrivé à la CLIN, et je n’ai plus peur des expressions bizarres. Écrire c’est autre chose. Mais qu’est-ce que je ne ferais pas pour Héraclès ! C’est tout de même son histoire que je vais rapporter ici… Frère Domi me dit que, d’après lui, raconter cette histoire est tout à fait à ma hauteur. « Qu’importe si quelques mots sont phonétiques », m’a-t-il dit. « À l’association, on arrivera toujours à te lire. » Quant à Louise, elle m’a proposé de travailler sur mon texte dès que j’en aurai envie, et même de corriger ensemble toutes les fautes d’orthographe. Ça me semble une bonne idée, car l’orthographe, c’est mon point faible. Dès que les mots tombent sur une page, je ne les maîtrise plus complètement, même si au bout d’un an et demi, ils m’obéissent un peu plus. Ça rendait Papa fou, au début : entre Maman qui avait le plus grand mal à sortir trois mots de français, et Imen et moi qui le parlions correctement mais n’arrivions pas du tout à l’écrire, il disait sans arrêt qu’il regrettait de ne pas nous l’avoir appris plus sérieusement quand nous étions en Afrique, au Mali. Puis, un quart d’heure après, il
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