Livre des origines T01 : L'atlas d'émeraude

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Par une froide nuit de Noël, trois enfants sont chassés de chez eux par des forces maléfiques. Dix ans plus tard, Kate, Michael et Emma sont envoyés dans un mystérieux orphelinat où les attend un atlas enchanté. S’ils veulent sauver leur famille, les enfants devront d’abord sauver le monde… www.atlas-emeraude.com
Publié le : mercredi 11 mai 2011
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782745964199
Nombre de pages : 600
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Retrouvez l’Atlas d’émeraude sur www.atlas-emeraude.com et www.facebook.com/atlasemeraude
Titre original :
The Emerald Atlas
Text copyright © 2011 by John Stephens
First published in the United States by Alfred A. Knopf, an imprint of Random House Children’s Books, a division of Random House, Inc., New York.
Translation copyright © 2011 by Éditions Milan
Cet ouvrage a été réalisé par les Éditions Milan
avec la collaboration de Claire Debout.
Création graphique : Bruno Douin

Mise en pages : Pascale Darrigrand
Illustrations de couverture : François Roca
Photographies de couverture : © iStockphoto.com/Laurent Davoust/ DNY59
Pour l’édition française :
© 2011, Éditions Milan, pour le texte et l’illustration
300, rue Léon-Joulin, 31101 Toulouse Cedex 9, France
Loi 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse.
www.editionsmilan.com
© 2013 Éditions Milan, pour la version numérique.
ISBN : 978-2-7459-6419-9
Pour mes parents
PROLOGUE
La petite fille fut tirée de son sommeil. Sa mère se penchait au-dessus d’elle.
– Kate, lui disait-elle d’une voix basse et pressante, écoute-moi bien. J’ai besoin que tu fasses quelque chose pour moi. J’ai besoin que tu t’occupes de ton frère et de ta sœur. Tu comprends ? Il faut que tu t’occupes de Michael et d’Emma.
– Qu’est-ce…
– Je n’ai pas le temps de t’expliquer. Promets-moi que tu veilleras sur eux.
– Mais…
– Oh, Kate, je t’en prie ! Promets-le-moi !
– Je… je te le promets.
C’était Noël. Il avait neigé toute la journée. Comme elle était l’aînée, Kate avait eu le droit de veiller plus tard que son frère et sa sœur. Cela signifiait que, bien après la fin des chants de Noël qu’on entendait dehors, elle était restée avec ses parents près du feu, à boire du chocolat chaud pendant qu’ils échangeaient leurs cadeaux – les enfants auraient les leurs au matin – avec le sentiment d’être très grande pour ses quatre ans. Sa mère avait offert à son père un petit livre épais, très vieux et très abîmé, qui parut lui faire vraiment plaisir, et il lui avait donné à son tour un médaillon accroché à une chaîne en or. Le médaillon renfermait un minuscule portrait des trois enfants – Kate, Michael, qui avait deux ans, et le bébé Emma. Puis le moment était venu d’aller au lit, et Kate était restée allongée dans le noir, bien au chaud et heureuse sous ses couvertures, se demandant comment elle allait bien pouvoir s’endormir.
Et voilà que l’instant d’après, on la secouait pour la réveiller.
La porte de sa chambre était ouverte et, à la lumière du couloir, elle vit sa mère défaire la chaîne du médaillon sur sa nuque. Puis sa mère se baissa et lui glissa les mains sous la tête pour lui mettre le collier autour du cou. La petite fille sentit la caresse des cheveux de sa mère, respira l’odeur du pain d’épice qu’elle avait préparé dans l’après-midi, puis sentit quelque chose de mouillé tomber sur sa joue, et s’aperçut que c’étaient des larmes.
– Souviens-toi que ton père et moi, nous vous aimons plus que tout. Nous nous retrouverons tous les cinq. Je te le promets.
La petite fille sentait son cœur cogner dans sa poitrine. Elle ouvrait la bouche pour demander ce qui se passait quand un homme apparut dans l’encadrement de la porte. Il se tenait à contre-jour, aussi Kate ne distingua-t-elle pas son visage, mais il était grand et mince et portait un long pardessus et ce qui ressemblait à un chapeau tout froissé.
– C’est l’heure, dit-il.
Sa voix, et cette image – cette grande silhouette à l’entrée de sa chambre – hanteraient Kate pendant des années, car ce fut la dernière fois qu’elle voyait sa mère, la dernière fois que sa famille était réunie. Puis l’homme ajouta quelque chose que Kate ne put entendre, et elle eut l’impression que ses yeux se fermaient malgré elle, faisant disparaître la silhouette à la porte de sa chambre, la lumière, sa mère, tout.
La femme prit l’enfant endormie enroulée dans ses couvertures, et suivit l’homme. Ils passèrent devant le salon où le feu brûlait toujours dans la cheminée, puis sortirent dans le froid et l’obscurité.
Si elle avait été réveillée, la petite fille aurait vu son père dans la neige, près d’une vieille voiture noire, son frère et le bébé emmaillotés et endormis dans ses bras. Le grand homme maigre ouvrit la portière arrière, et le père des enfants déposa son fardeau sur le siège ; puis il se retourna, prit Kate des bras de la femme et l’allongea à côté de ses frère et sœur. Le grand homme maigre referma la portière avec un léger déclic.
– Tu es sûr ? demanda la mère des enfants. Tu es sûr qu’il n’y a pas d’autre moyen ?
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