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Martin gaffeur tout-terrain

De
90 pages
Martin le roi de la gaffe, l'empereur des têtes en l'air, le tsar des catastrophes... doit prendre l'avion avec son petit frère Sam le raisonnable. Tout se passe comme d'habitude, la situation est bientôt hors de contrôle.
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Avec Martin, rien ne se passe comme prévu, jamais. Cette fois, son frère et lui doivent rejoindre leurs parents en Italie et Martin se surpasse en gaffes. Le voyage se transforme en cauchemar pour Sam. Ils arriveront bien à destination, mais avec beaucoup de détours…
Collection animée par Soazig Le Bail.
Sarah TurocheDromery Martin, gaffeur tout-terrain
Sarah TurocheDromeryest née en 1973 à Paris. Elle monte des Films pour le cinéma et la télévision depuis seize ans. Et entre deux Films, elle écrit des histoires car la Fiction est une priorité dans sa vie.
Pour mes gafeurs Christophe et André-Guy. Merci à Lionel et à son fils Lou.
Chapitre 1
– T’as mis où la crème solaire ?… Et mes lunettes ??? – Mais dépêche-toi ou on va finir par rater l’avion.
J’ai parlé calmement. Pourtant je bous inté-rieurement. Nous partons en Italie assister au mariage de notre grand cousin, Angelo. Nos parents sont sur place depuis une semaine pour aider aux préparatiFs.
6
Mon sac à dos est bouclé depuis hier soir. Mais mon Frère, comme d’habitude, après m’avoir assuré dix Fois, vingt Fois qu’il « était sur le coup », que sa valise était Faite à 99 %, que je m’inquiétais pour rien, est là devant moi à courir d’une pièce à l’autre, à moitié habillé et déjà tout rouge. J’ai la main sur la porte. 1… 2… 3… Je compte en silence. 4… 5… Si à 10 il n’est pas prêt, tant pis pour lui, je pars, seul. 7… 8… 9… – Bon alors ? Tu rêves ? Miracle ! Je vérifie que j’ai bien Fermé la porte de l’appartement Familial à double tour. Avant de déposer les clés dans la boîte aux lettres de la concierge – on a déjà perdu un nombre élevé de trousseaux et maman nous oblige désormais à cette Formalité – je demande, méfiant : – T’as bien les billets ? – Mais oui, regarde. D’un air Faussement hautain, il les sort de la poche de sa chemisette et les agite sous mon nez. – N’oublie pas, p’tite tête, que je suis un grand voyageur ! Un pro de la route !!! On descend dans le métro, ligne 4, direction DenFert-Rochereau.
7
Sur le quai, mon Frère essaie de fixer sa valise trop lourde sur un petit chariot. Il se débat avec le mécanisme et me jette des regards suppliants. Non, je ne l’aiderai pas. Il m’a agacé et puis il avait qu’à prendre un sac à dos, comme moi. Mais Monsieur Martin ne veut pas Froisser son costume neuF et il a préFéré une valise, bien rigide. Je crois que c’est celle de grand-mère. SauF que sa super valoche n’a jamais eu de roulettes et qu’elle pèse un âne mort. D’où l’idée du chariot à bagages personnel « pour tout transporter sans se Fatiguer » et du tendeur pour maintenir l’ensemble. Hier soir, il m’a Fait la démonstration, jouant avec le cadre télescopique métallique jusqu’à ce que ce dernier se coince.
Martin réussit à placer la valise sur le cadre trop petit. Avec son genou droit, il la maintient en équilibre. Penché en avant, il tire de toutes ses Forces sur le tendeur et s’apprête à fixer le cro-chet sur la plate-Forme du chariot quand… tchac ! Le crochet ripe et, avec toute la puissance de la tension, rebondit dans la figure de mon Frangin. – Aïe ! p… de bordel de m… !!!
8
– Chut… Tout le monde nous regarde. – Je m’en Fous ! il hurle. Je suis aveugle. Il relève la tête. Le crochet lui a explosé la lèvre inFérieure. Il saigne abondamment. – Premièrement c’est pas l’œil, c’est la bouche. Deuxièmement tu as l’air tout à Fait capable de parler. Troisièmement tu n’aurais pas dû… – C’est bon, monsieur-je-sais-tout. Pas besoin de commentaire. Aide-moi plutôt. Replie ce cha-riot de malheur avant que j’en Fasse un trombone géant. – Si je veux ! Je ne suis pas ta bonniche. Mais on n’a pas le temps de se disputer parce que le métro entre dans la station. On monte dans le wagon bondé. – Pardon, pardon. Mon Frère écrase quelques pieds nus aux ongles vernis, s’excuse et, toujours plié en deux, traînant sa valise et le chariot, se réFugie dans un coin. Je prends un air navré : – Allez, montre-moi les dégâts. Ah oui, c’est pas beau à voir. Tu as la bouche toute gonflée. Et une belle éraflure sur la joue. Ça pisse le sang.
9
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