Max 2 - Objectif liberté

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Angel est de retour aux côtés de Maximum Ride et des autres enfants mutants qui composent leur famille. Poursuivis sans relâche par les Erasers, créatures à mi-chemin entre l'homme et le loup, les six enfants n'ont d'autre choix que de s'associer au F.B.I. pour sauver leur peau. Déchirés entre le désir de percer le mystère de leurs origines et celui d'échapper à la mort, Max et ses amis devront affronter de nombreux dangers pour accéder à la vérité.
Publié le : mercredi 5 novembre 2008
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782012037212
Nombre de pages : 448
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Illustration de couverture : Benjamin Carré

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Aude Lemoine

L’édition originale de ce roman a paru en langue anglaise sous le titre :

MAXIMUM RIDE : SCHOOL’S OUT FOREVER

First published by Little, Brown and Company, New York, NY.

Published by arrangement with Linda Michaels Limited, International LiteraryAgents.

Produced by 17th Street Productions, an Alloycompany.

© 2005 by SueJack, Inc.

© Hachette Livre, 2008, pour la traduction française et la présente édition.

Hachette Livre, 43 quai de Grenelle, 75015 Paris.

ISBN : 978-2-01-203721-2

Loi n°49-956 du 16 juillet 1949
sur les publications destinées à la jeunesse

1re Partie

NI PARENTS, NI ÉCOLE, NI RÈGLEMENT

1

Loopings, descentes en piqué, montées en flèche, montagnes russes sur des courants d’air : impossible de rêver mieux ! Seuls, nous étions seuls sur des kilomètres à la ronde, avec pour toile de fond un ciel ouvert, bleu, radieux, infini. Envie d’une décharge d’adrénaline ? Essayez de plonger tête la première et de vous laisser tomber telle une bombe, les ailes repliées, sur une distance d’un ou deux kilomètres, puis
zoum ! Déployez celles-ci et laissez-vous porter par un courant aussi doux qu’un pitbull… Accrochez-vous. C’est parti pour le tour en grand huit de votre vie ! Il n’y a pas à dire : plus chouette, plus drôle et plus grisant, ça n’existe pas !
D’accord, on était des mutants zarbis, en cavale, mais bon sang, on volait ! Et croyez-moi, ce n’est pas un hasard si tout le monde en rêve un jour ou l’autre.
— Incroyable ! Regardez ça ! a crié le Gasman qui pointait du doigt avec excitation. Un ovni !
Dans ma tête, j’ai compté jusqu’à dix. Comme d’habitude, il n’y avait absolument rien à voir dans la direction qu’il indiquait.
— Passé la cinquantième, ce n’est plus drôle, Gazzy, lui ai-je lancé.
Il est parti glousser dans son coin, à plusieurs battements d’ailes de moi. Rien de tel que le sens de l’humour d’un gosse de huit ans, moi je vous le dis !
— Max, c’est encore loin Washington ? a demandé Nudge qui se rapprochait de moi.
Elle avait une mine fatiguée, rapport à la longue, sale journée qu’on venait d’avoir. Enfin, une autre longue, sale journée dans la série à rallonge de journées pénibles qu’on avait accumulées. En fait, je crois que, au point où j’en suis, si jamais je passais vingt-quatre heures relax, ça me ferait sûrement flipper.
— Une heure, une heure et demie ? ai-je supposé.
J’ai jeté un bref coup d’œil au reste de mes troupes. Fang, Iggy et moi, on tenait le coup, mais il faut dire qu’on est plutôt résistants. Ce n’est pas que les plus petits manquent d’endurance, surtout en comparaison avec des non-mutants humains de rien du tout. Toutefois, à un moment ou un autre, ils finissent toujours par lâcher.
Pour ceux d’entre vous qui prendraient le train en marche, voici le topo. Nous sommes six : Angel, six ans, le Gasman, huit, Iggy, lui, il en a quatorze et il est aveugle, Nudge, onze ans, et Fang et moi (Max), tous les deux quatorze aussi. On s’est échappés du labo où on nous a élevés et donné des ailes en même temps que d’autres pouvoirs en tout genre. Maintenant, ces types veulent nous récupérer et ils sont méchamment motivés. Mais jamais on ne remettra les pieds là-bas. Ça non, jamais de la vie.
J’ai changé Total de bras, bien contente qu’il ne pèse pas plus d’une dizaine de kilos. Il s’est à moitié réveillé avant de se rallonger de tout son long et de se rendormir, bercé par le sifflement du vent dans sa fourrure noire. Avais-je envie d’un chien ? Non. En avais-je besoin ? Toujours non. Quand on est six gamins en cavale pour rester en vie, incapables de savoir où et comment on mangera la prochaine fois, peut-on se permettre une bouche de plus à nourrir en recueillant un chien ? Je vous le donne en mille… Non !
— Ça va ? m’a demandé Fang, une fois à ma hauteur. (Ses ailes paraissaient sombres et tranquilles, inaudibles, à l’image de Fang lui-même.)
— Ça dépend. De quoi tu parles ? (C’est vrai, entre mon problème de migraines, celui de la puce implantée sous ma peau, celui de la Voix que j’entendais en permanence dans ma tête, la cicatrisation de ma blessure par balle…, il fallait suivre !) Est-ce que tu peux être un peu plus précis ?
— Du meurtre d’Ari.
Mon souffle s’est glacé dans mes poumons. Il n’y avait que Fang pour aller droit au but comme ça. Lui seul me connaissait à ce point et se permettait d’aller aussi loin.
Lorsqu’on s’était évadés de l’Institut et qu’on avait atterri à New York, les Erasers et les blouses blanches s’étaient pointés. Naturellement ! Une fuite sans encombre aurait été trop belle pour être vraie ! Les Erasers – au cas où vous ne seriez pas encore au courant – sont des créatures proches des loups et qui, depuis que l’on s’est enfuis du labo ou de l’École comme on l’appelle, n’ont cessé d’être à nos trousses. Le Ari en question était l’un d’entre eux. On s’était battus, à l’instar de nombreuses autres fois, quand tout à coup, sans comprendre comment ni pourquoi, je m’étais retrouvée à califourchon sur sa poitrine, contemplant le spectacle de ses yeux sans vie et de son cou brisé et plié selon un drôle d’angle.
Tout ça remontait à vingt-quatre heures.
— C’était lui ou toi, a déclaré Fang, placide. Content que tu aies décidé de sauver ta
peau.
J’ai expiré longuement. Les Erasers simplifiaient tout : comme ils n’avaient absolument aucun scrupule à tuer, il en allait de même pour nous. Mais avec Ari, c’était différent. Je l’avais reconnu. Je me souvenais de lui, à l’École, quand il n’était encore qu’un enfant. Je le connaissais bien.
En plus, j’entendais toujours les dernières paroles de Jeb, le père d’Ari. Une espèce d’horrible mugissement dont l’écho m’avait inlassablement poursuivie le long des tunnels par lesquels je m’échappais : « Tu as tué ton propre frère. »
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