Mike Mac Field

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Mike Mac Field a 16 ans quand il vient vivre à Hollywood avec ses parents. Une nouvelle maison, nouveau lycée, de nouveaux amis. Lorsqu'il croit s'adresser à sa nouvelle amie Vicky il se fait rabrouer par sa sœur jumelle, il est loin de se douter de ce qui l'attend à l'avenir. Son nouveau lycée lui donne la possibilité de devenir acteur, mais les aventures qu'il vivra au quotidien dépasseront largement le cadre de la réalité. Mike Mac Field et ses amis Vicky et Frank lutteront tour à tour contre les extraterrestres dirigés par Invador. Ils infestent le corps des humains et tentent ainsi d'envahir la Terre. Ils devront affronter Carla, mais surtout Flint qui tentera tout pour les empêcher de posséder les 12 cristaux grecs qui lui assurerait la puissance totale.

Mike Mac Field est un roman de science fiction, dont les aventures conduiront les protagonistes de Californie à la Chine en passant par la France et la Martinique.


Mike Fédée, ce jeune Martiniquais de 14 ans à l'imaginaire débordant, explore le genre de la science fiction, et offre ainsi aux jeunes lecteurs un roman où ils retrouvent leurs préoccupations.



« Le titre de son ouvrage est d'ailleurs fort révélateur : Mike MC Field. Il témoigne de l'anglo-américanisation de notre jeunesse, phénomène qui ne lui est pas propre et qui affecte l'ensemble de la planète. Celle-ci s'est rapetissée depuis que les voyages sont devenus plus fréquents et plus rapides, depuis que l'on regarde les mêmes films et surtout surfe sur le même Web. On peut apprécier diversement cette évolution, voire s'en défier, mais il serait stupide de ne pas la considérer car nous risquerions de voir s'agrandir le fossé qui sépare les adultes d'aujourd'hui à la jeune génération. Pour les moins informés d'entre nous, « MC » signifie « Master of ceremony » c'est-à-dire « Maître de cérémonie », sorte d'animateur de soirée musicale rap, ragga ou R'n'B. Plus largement, il désigne la volonté de nos jeunes de s'affranchir de nos peurs et de nos tabous et son désir de s'intégrer à la grande vague mondiale de partage du savoir et du plaisir. Il s'agit là d'une révolution majeure qui affectera de plus en plus la vie de chacun. »



Extrait de la préface de Raphaël Confiant.

Publié le : samedi 1 janvier 2011
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782844506566
Nombre de pages : 282
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Mike Mac Field
JE m’appEllE MikE, jE suis un aDolEscEnt DE 16 ans Et jE vis à HollywooD. MEs parEnts TED Et SimonE ont DéciDé DE DéménagEr, nous habitions unE maison au borD DE la plagE, mais notrE nouvEl habitat nE mE Déplaisait pas lE moins Du monDE. en EffEt, notrE nouvEau logEmEnt était prEsquE iDEntiquE à l’anciEn, unE granDE Et bEllE maison, avEc un jarDin fourni DE flEurs ExotiquEs, unE piscinE Et, à moins DE cinquantE mètrEs unE plagE sublimE. Pourquoi avons-nous Déménagé ? eh biEn, ma mèrE a rEçu unE mutation profEssionnEllE, EllE travaillE toujours à l’UnivErsité mais pour cEllEs Du monDE EntiEr. ellE En Est la DirEctricE Et mon pèrE lui, Est profEssEur D’éDucation physiquE Et sportivE. Quant à moi, Désormais jE prEnDs DEs cours par corrEsponDancE, laissEr mEs amis a été DifficilE mais bon, nous garDons toujours lE contact Et j’avais quanD mêmE EnviE DE quittEr mon anciEn collègE. CEla faisait maintE-nant unE bonnE sEmainE quE nous étions arrivés à HollywooD Et lE fait DE nE plus avoir DE contact avEc DEs gEns DE mon âgE mE manquait, Donc mEs parEnts m’ins-crivirEnt au lycéE Actart. et c’Est aujourD’hui quE jE Dois m’y rEnDrE pour ma prEmièrE journéE DE « nouvEau ». CE lycéE n’était pas tout à fait commE cEux où l’on apprEnD lEs maths, lEs sciEncEs naturEllEs, l’histoirE… en fait, il réponDait surtout aux métiErs Envisagés par lEs élèvEs. BiEn sûr, lEs matièrEs habituEllEs Et lEs contrôlEs étaiEnt toujours présEnts. JE savais D’orEs Et Déjà cE quE jE vou-Drais fairE commE activité. Mon plus granD rêvE Est DE DEvEnir actEur, Et cE lycéE nous offrE la possibilité DE
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DEvEnir unE star, car cE lycéE Est réputé pour y avoir accuEilli la plupart DEs célébrités actuEllEs. LE révEil sonna à 5 h 30 précisEs, jE mE lEvai, ma chE-vElurE brunE boucléE toutE ébourifféE, Et lEs marquEs DE mon orEillEr sur ma jouE DroitE. La DoucE oDEur Du par-fum DE ma mèrE mE rEmit D’aplomb, j’allai l’EmbrassEr, prEnDrE mon pEtit-DéjEunEr sans fairE DE bruit pour nE pas révEillEr mon pèrE, qui commEnçait plus tarD. ensuitE, jE pris unE bonnE DouchE Et mE mouillai lEs chE-vEux pour qu’ils soiEnt souplEs. J’épaulai mon sac, m’Embarquai Dans l’auto DE ma mèrE Et mE voilà parti pour ma prEmièrE journéE DE lycéE. Arrivé DEvant lE granD bâtimEnt, un frisson mE par-courut la colonnE vErtébralE. UnE foulE D’élèvEs Discu-taiEnt EntrE Eux, sur lEs marchEs DEs EscaliErs, Dans lE parc, sous un arbrE. Il y En avait mêmE qui s’Embras-saiEnt En public. UnE clochE rEtEntit Et tout lE monDE sE précipita Dans l’établissEmEnt. JE mE DirigEai vErs lE burEau Du provisEur, jE tapai Et la portE s’ouvrit toutE sEulE. Il n’y avait pErsonnE, jE DEmanDai s’il y avait quEl-qu’un mais pErsonnE nE réponDait Et justE au momEnt DE sortir, j’EntEnDis Du bruit qui provEnait DE la granDE armoirE. d’un pas mal assuré, jE m’avançai Et tEnDis la main pour l’ouvrir. Au momEnt où jE tournai la poignéE Et quE la portE s’ouvrit, lE corps Du provisEur tomba à mEs piEDs, son crânE chauvE était Ensanglanté Et il mE rEgarDait avEc DEs yEux globulEux. J’En Eus la nauséE, mais au liEu DE m’Enfuir, j’appuyai sur l’alarmE mais riEn nE sE passa. BrusquEmEnt, un hommE Entra Dans lE burEau, lEs yEux rivés sur moi. dEs imagEs passaiEnt Dans ma têtE, la policE, lE jugE, lEs barrEaux, mEs parEnts En plEurs…Tout à coup, l’hommE mE sEcoua : — JEunE hommE ! Vous avEz EntEnDu ? — CommEnt… JE nE vous ai pas suivi !
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— Vous avEz passé votrE prEmiEr tEst D’aDmission avEc succès, Déclara-t-il. Vous êtEs lE prEmiEr à nE pas vous êtrE échappé Et à avoir fait facE au DangEr. — JE nE comprEnDs pas… c’était un coup monté alors ? DEmanDai-jE En rEprEnant mEs Esprits. — Oui Et vous avEz été filmé, tous lEs élèvEs vous ont vu Et vous ont apprécié. VotrE carrièrE Est Déjà toutE tracéE. BrusquEmEnt, DEs portEs claquèrEnt Et DEs cris DE joiE surgirEnt, plusiEurs têtEs apparurEnt Dans l’EntrE-bâillEmEnt DE la portE, suiviEs D’applauDissEmEnts. LE provisEur sE lEva Et DEmanDa cE qui s’était passé car il s’était EnDormi Dans l’armoirE à forcE DE m’at-tEnDrE. dEs éclats DE rirE jaillirEnt, Et après avoir fait rEprEnDrE lEs cours, on m’Expliqua Enfin cE qui s’était passé. — Vous savEz quE notrE écolE Est très fréquEntéE par DEs aDos commE vous, Et qui prétEnDEnt avoir DEs talEnts D’actEurs, la plupart D’EntrE Eux sE sont fait rEcalEr, suitE à cE systèmE D’ExamEn DE Droit D’EntrEr. Bon, maintE-nant, voici votrE baDgE, vos fourniturEs scolairEs, lE caDEnas DE votrE casiEr Et votrE Emploi Du tEmps où y sont inscritEs lEs sallEs Dans lEsquEllEs vous avEz cours. J’Examinai lEs livrEs qui s’amoncElaiEnt sur mEs bras, la plupart D’EntrE Eux étaiEnt nEufs. Il mE rEmit mon baDgE, Et unE fEuillE où sE trouvaiEnt mEs hEurEs DE cours. AujourD’hui, jE commEnçais par lEs sciEncEs natu-rEllEs, EnsuitE Espagnol, mathématiquEs Et pour finir la journéE arts DramatiquEs. LorsquE j’Entrai Dans la sallE D’un cours, DEs sourirEs m’accuEillirEnt ainsi qu’un immEnsE murmurE. LE pro-fEssEur fit lEs présEntations Et m’inDiqua unE placE à côté
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D’unE charmantE fillE, qui s’EmprEssa D’EnlEvEr son sac DE la chaisE viDE. dès quE jE fus installé, lE cours commEnça, lE pro-fEssEur Expliqua la lEçon pEnDant quE nous prEnions DEs notEs. UnE hEurE plus tarD, la clochE rEtEntit Et tous lEs élèvEs sE sauvèrEnt après avoir noté lE travail à fairE chEz soi. PEnDant quE j’arpEntais lEs couloirs, ma charmantE voisinE m’intErpEla : « Alors lE nouvEau, qu’Est-cE quE ça fait quE Dès lE prEmiEr jour tu sois DEvEnu la star Du lycéE ? » — CE n’était pas tout à fait cE quE jE pEnsais mais jE préfèrE ça plutôt quE tout lE monDE mE DétEstE, réponDis-jE commE si jE parlais à un journalistE. — JE mE présEntE, Vicky BoorE, jE pEnchE plutôt pour l’art romantiquE. — Moi jE préfèrE tout cE qui Est Du gEnrE avEnturE, sciEncE fiction. J’avais EnviE DE DiscutEr DEs hEurEs avEc EllE mais la clochE sonna Et nous rEntrâmEs En Espagnol. A la fin DE la matinéE, j’allai au rEstaurant qui sE situait non loin Du lycéE, où j’y pris unE pizza jambon-fromagE. QuEllE nE fut ma surprisE lorsquE jE vis la mêmE chEvElurE blonDE, allurE DE DansEusE Et yEux vErts DE ma voisinE DE classE ! JE lui fis un signE DE la main mais EllE nE mE réponDit pas, jE pEnsai qu’EllE nE m’avait pas vu Donc, jE m’avançai vErs EllE pour quE l’on puissE mangEr EnsEmblE. SouDain, EllE m’Envoya sur lEs rosEs commE si j’étais un étrangEr qui Essayait DE la DraguEr, EnsuitE EllE mE nargua Et alla s’assEoir avEc DEs gars DE l’UnivErsité. ApparEmmEnt, EllE n’était pas cE qu’EllE paraissait êtrE, pEnsai-jE.
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