Mon défi chinois

De

Après six années de vie en Chine et le départ de mes enfants pour leurs études supérieures, j’ai eu besoin d’un projet qui donne un nouveau sens à ma vie. Je n’étais plus satisfaite de mon quotidien, je fuyais ce pays alors qu’au fond il m’attirait.

Les journaux internationaux renvoyaient une image de la Chine et de ses habitants qui ne me semblait pas refléter la réalité. J’ai alors décidé de sortir de ma bulle d’expatriée pour mieux connaître les Chinois.

Dans ce livre, je raconte mes rencontres quotidiennes. Il n’y a rien d’intellectuel, juste des faits, un peu de bon sens et surtout, pas de jugements pour vous laisser cheminer librement.

La Chine n’est ni accessible, ni indéchiffrable. En lisant ces pages, vous partagerez avec moi ces inestimables rencontres et découvrirez ainsi la face cachée de la Chine.


Publié le : lundi 29 février 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791025202142
Nombre de pages : non-communiqué
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raldineSidoti Mon défi chinois (Mes 12 années d’expatriée à Pékin)
Àmes fils Mathieu, Nicolas et Romain
REMERCIEMENTS
Merci à Olivier, mon mari, de m’avoir fait confiance et de m’avoir assistée techniquement pour terminer le livre.
Merci à Valérie, ma sœur, d’avoir cru en ce projet depuis trois ans et de m’avoir soutenue dans mes moments de doute. Je lui suis reconnaissante pour ses lectures intransigeantes
Merci à mon amie Lili pour son enthousiasme tenace.
Merci à tous mes amis chinois qui sont l’objet de ce livre..
PRÉFACE INTRODUCTION LEXIQUEETPERSONNAGES LACHINEETLESCHINOISEN100POINTS LESRETRAITÉSDEWUDANYUAN COURSDANGLAISAUXENFANTSCHINOISDÉFAVORISÉS MADAMELI WANGYULING, REBECCA COURSDEFRANÇAISAVECYANGYANG COURSDEFRANÇAISAVECJINGJING MESPROFESSEURSDECHINOIS MONMAÎTREDEPEINTURE, WENLAOSHI文老师 SHERRYETLACUISINECHINOISE LECHAUFFEURETLESAYIS VISITEDEMESFILLEULESENPAYSMIAO WECHAT,LEWHATSAPPCHINOIS ÉVOLUTIONDELACHINEDE1949ÀNOSJOURS CONCLUSION
TABLEDESMATIÈRES
PRÉFACE
J’ai toujours détesté écrire, je me vois encore tourner autour de ma mère, quand j’étais au collège, à la recherche d’idées et de phrases bien faites pour mes rédactions. Disserter des lignes entières sur un sujet qui ne m’inspirait pas, était vraiment une torture pour moi. Alors pourquoi ce livre ? Ce choix s’est en fait imposé à moi… Lors de mes retours en France, j’avais du mal à parler de ma vie en Chine et je me sentais même parfois gênée d’y habiter. Soit les gens, famille et amis confondus, exprimaient leur aversion pour ce pays, soit ils avaient vu des reportages et connaissaient mieux le pays que moi. Si je prenais la défense des Chinois, j’étais taxée de prochinoise, si j’essayais de parler de mes moments de vie difficile, on me faisait comprendre que je n’avais qu’à rentrer en France et dire adieu à l’expatriation… Mais en même temps, les nombreux visiteurs qui ont défilé chez moi, dès leur arrivée, exprimaient le grand décalage entre l’image qu’ils avaient de ce pays, et la réalité ! Ces dernières années, j’ai ressenti l’urgence de partager mes expériences de vie en Chine, elles étaient passionnantes et quotidiennes et j’avais peur de les oublier. J’ai d’abord pensé à un blog, j’en ai donc parcouru plusieurs. Sans critique aucune, le principe ne correspond pas au résultat que je recherche. Je ne suis certainement pas de cette génération, j’ai la même impression avec Facebook d’ailleurs. Je voulais quelque chose de plus profond, de plus intime, après dix ans de vie peu banale dans ce pays. L’écriture d’un journal s’est donc imposée. Affolée au départ, j’y ai doucement pris goût. Ensuite se posait la question de la qualité de l’écriture. La qualité du contenu ne fait aucun doute pour moi et je le pense assez objectif, loin des pensées extrêmes et du sensationnel. Mais je me suis parfois demandée si jun professionnel pour une éventuelle réécriture. Des amis proches me l’ont fortement déconseillé, et je les ai suivis car je ne ne devais pas faire appel à e voulais pas que ce livre perde du sens et une certaine âme… Ami lecteur, je vous prie donc par avance de m’excuser pour certaines maladresses que vous ne manquerez pas de rencontrer ! Bon voyage…
INTRODUCTION
Ma vie au bout de huit ans en Chine, et sans mes enfants partis étudier… Quel vide ! Après toute l’énergie dépensée à apprendre le mandarin, comprendre un peu les Chinois, la Chine et sa culture… Plus beaucoup de défis, plus grand chose à transmettre à mes fils devenus des adultes indépendants, plus trop de problèmes relationnels non plus avec les Chinois dans mon quotidien qui me considèrent à présent en plaisantant comme une vieille pékinoise« lao beijing ren »老北京人.
J’ai passé les cinq premières années à Pékin à rendre l’univers familial le plus harmonieux possible. Pour que mes enfants se plaisent dans ce nouveau pays, il fallait d’abord m’y sentir bien, en mettant en avant les choses positives et en acceptant, avec humour tant que possible, les inconvénients. L’apprentissage du chinois a été ma première grande initiative et je me suis très rapidement retrouvée étudiante à mi-temps dans une université coréenne. Puis l’attitude naturelle de respect et d’intérêt face à tout ce que nous pouvions apprendre des Chinois et de cette expérience a fait le reste. La vie en Chine est à la fois surprenante, déroutante et motivante, rude parfois aussi, mais jamais monotone ; elle a apporté à mes enfants une énergie débordante, une aisance dans les rapports humains et un humour, moteur de réussite incontestable par la suite dans leurs études. C’est un accomplissement dont je suis fière, mais depuis quelques temps je me vois vivre comme une étrangère à Pékin et cela m’attriste. Les Chinois ne nous laissent pas facilement entrer dans leur vie, il y a une barrière à franchir, mais de là à ne pas avoir tissé un seul lien d’amitié… Contrairement aux autres pays dans lesquels j’ai vécu, j’ai certes énormément appris des Chinois, mon caractère a d’ailleurs beaucoup changé car j’ai du m’adapter (voire me plier parfois car on ne s’impose pas en Chine) mais je n’ai jamais rien eu l’impression d’échanger. Cette frustration me pousseà m’interroger sur la manière dont je voudrais continuer à vivre en Chine car je ne me pose plus la question de combien de temps encore nous vivrons dans ce pays ; comme nous ne le savons pas, je vis dans le présent et j’essaie de trouver un sens à ma vie. Je ne veux pas être une potiche et attendre que le temps passe ! La mentalité chinoise ne change pas. Les jeunes semblent plus ouverts à la culture occidentale, ils s’intéressent à ce qui se passe à l’extérieur de la Chine, écoutent, lisent et observent, mais ils semblent souvent garder leurs habitudes. En même temps, l’influence occidentale est partout et les choses évoluent très rapidement. Les changements sautent aux yeux car ils sont impressionnants. Les Chinois suivent toujours les conseils de Deng Xiaoping, ils observent le modèle occidental et le transforment à leur sauce… La mentalité expatriée est particulière aussi, beaucoup d’étrangers arrivent avec des préjugés et s’installent vite dans une routine confortable en dehors de la réalité. La Chine est d’ailleurs rarement le sujet de prédilection des diners « d’expats » ! Les expatriés sont parfois plus friands du sensationnel que de la culture chinoise.
Si je veux me sentir bien en Chine, ce ne sera pas au contact des étrangers, qui ne restent jamais plus de quatre ans finalement, mais plutôt des Chinois. Alors comment faire pour avoir de vrais échanges et qui fréquenter ? Pas les Chinois qui travaillent et n’ont pas une minute à eux, ni les nouveaux riches inintéressants et souvent corrompus, mais les gens simples d’un certain âge, les «lao bai xing( » 老百姓) plutôt, ceux que j'aime tant croiser au parc, dans lesHutongs… Les vieux surtout qui ont le temps, trop de temps… Et qui adorent parler, et les enfants aussi que je pourrai rencontrer facilement car leurs parents feraient n’importe quoi pour qu’ils pratiquent l’anglais. Mais comment entrer un peu plus dans leur vie ? C’est ce défi que je me suis fixée. La solution la plus simple, puisque j’ai toujours enseigné, était de proposer des cours d’anglais bénévoles. J’ai procédé à tâtons, va suivre l’histoire de ces rencontres, qui en engendreront beaucoup d’autres, assez inespérées…
Mots écrits en chinois
LEXIQUEETPERSONNAGES
Ayi阿姨: cela veut dire « tante » comme l'utilisent les anglais au sens large. Les Chinois l'emploient aussi pour les nounous et les femmes de ménage.
Ban Zhang班长: la responsable de la classe.
DanWei单位: unité de travail.
Dimsums:dumplings (mot anglais) ou petites boulettes de pâtes contenant de la viande, des crevettes ou légumes, cuits à la vapeur dans des paniers en osier, spécialité du Sud de la Chine.
Feng shui风水littéralement « le vent et la pluie ». L’emplacement d’une maison ou d’une tombe est censé avoir une influence sur la fortune et l : a réussite d’une famille.
GanBei干杯: cul sec.
GaoKao高考: baccalauréat chinois sélectif pour l’entrée aux universités.
GuanXi关系: les relations.
HSK Hanyu Shuiping Kaoshi: examen d’aptitude au chinois.
Hutong胡同: les ruelles étroites des quartiers traditionnels.
Jiaozi饺子petites boulettes de pâte de riz (farcies aux légumes et viande) en forme de demi-lune représentant un porte-monnaie en signe d : e prospérité pour la nouvelle année. On en mange toute l'année à Pékin mais c'est surtout une tradition à minuit la veille du jour de l’an chinois.
Laobaixing老百姓: les gens du peuple.
LaoTaitai老太太: vieille dame.
MaoZeDong毛泽东: Mao Tsé Tung
Mingong民工: les ouvriers migrants.
Pinyin拼音: Le pinyin est la transcription phonétique du Chinois dans l'alphabet latin. Grace à ce système, les idéogrammes se transcrivent pareillement à Paris, Londres ou Beijing (l’ancien Pékin). Ainsi la Chine, qui s'écrit中国en idéogrammes, se transcrit Zhonguo en Pinyin. Le Pinyin ne se prononce pas tout à fait comme le français, il y a des règles à connaître.
QiPao旗袍: robe traditionnelle chinoise.
Rmb: initiales pour le«renminbi人民币», c'est l'unité monétaire chinoise, on dit aussi leKuaiou leYuan.
Taitai太太: mot employé pour désigner une femme mariée ou une femme au foyer.
Waidi外地: mot employé pour parler des Chinois qui viennent de l'extérieur.
Weixin微信ou WeChat : service téléphonique de messages écrits et vocaux, microblogs développé par Tencent. Tous les Chinois y sont connectés de 7 à 77 ans.
Mots anglais
Le wok : c’est la poêle profonde utilisée pour la cuisine chinoise, sa forme permet de sauter rapidement, uniformément, et à haute température les légumes et la viande.
S.A.R.S.: Severe Acute Respiratory Syndrome.
V.P.N (virtual private network): application internet qui permet d’accéder aux sites censurés.
Les personnages(j’ai changé la plupart des noms pour préserver l’intimité de mes amis).
Amanda, He Shuping(何叔平) : la responsable de la classe d’anglais, elle vient ouvrir et fermer la classe et sert d’intermédiaire entre les élèves et moi. Elle me suit partout.
Dan: élève gracieuse, pharmacienne à la retraite.
JingJing京京: ma plus jeune élève en cours de français, elle a 7 ans aujourd’hui.
Li Zhou(李舟) : c’était ma vieille amie chinoise de 80 ans, professeur d’anglais à la retraite et volontaire dans la communauté de WuDanYuan.
Mao Wenling(毛文领)Maggy: c’est une élève de la classe d’anglais, elle cuisine très bien.
MingAi明爱: la maman de YangYang.
Shili使丽: ma prof de chinois actuelle.
Wang Lei(王磊) : le chauffeur de la société.
Wang Yanchun(王艳春)Leslie: une des responsables de la communauté avec qui je suis en contact pour tout ce que je fais.
Wang Yuling(王玉领)Rebecca: jeune étudiante chinoise partie étudier en France.
Wen Laoshi文老师: mon professeur de peinture chinoise et de calligraphie.
Yana: c’est ma voisine tchèque arrivée en Chine l’été 2013.
YangYang阳阳: une de mes jeunes élèves en cours de français.
Zhang Yuling(张玉玲) Mary : une de mes élèves avec qui je communique beaucoup. Elle a 55 ans et est très ouverte.
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