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Nightshade (Tome 2) - L'Enfer des loups

De
430 pages
Calla doit sauver sa meute, les Nightshade. L'heure est venue pour elle de prendre son destin en main. Saura-t-elle convaincre Ren, celui qu'elle a trahi, de rejoindre son camp? Pourra-t-elle compter sur Shay, pour qui elle a tout abandonné?Le suspense culmine dans ce 2e tome sensuel et vénéneux de l'envoûtante trilogie.
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Andrea Cremer
Nightshade 2. L’Enfer des loups
Traduît de l’amérîcaîn par Julîe Lopez
Tître orîgîna :Wolfsbane Édîtîon orîgînae pubîée par Phîome Books, Penguîn (États-Unîs) © Broken Foot Productîons, Inc., 2011, pour e texte © Gaîmard Jeunesse, 2011, pour a traductîon françaîse © Gaîmard Jeunesse, 2013, pour a présente édîtîon
Loî n° 49-956 du 16 juîet 1949 sur es pubîcatîons destînées à a jeunesse.
Pour Wîll,pour toujours.
Dans la guerre, la force et la fraude sont les deux vertus cardînales. Thomas Hobbes,Le Lévîathan.
PREMIÈRE PARTIE
LE PURGATOIRE
J’étaîs épuîsé ; tous deux încertaîns du chemîn à prendre, nous fïmes halte sur un plateau plus îsolé que les sentîers du désert.
Dante,Le Purgatoîre.
Un
Les crîs étaîent assourdîssants. L’obscurîté m’en-veoppaît. Un poîds terrîbe oppressaît ma poî-trîne, faîsant un combat de chaque respîratîon, aors que je me noyaîs dans mon propre sang. Je me redressaî dans un sursaut et je cîgnaî des yeux. Les crîs s’étaîent arrêtés. La pîèce étaît came désormaîs, baîgnée de sîence. Je dégutîs à pu-sîeurs reprîses, dîficîement, pour humecter ma bouche desséchée. I me faut un moment pour comprendre que c’étaît moî quî avaîs huré jusqu’à m’écorcher a gorge. Je portaî es maîns à ma poî-trîne. Mes doîgts coururent sur a surface de mon sweat-shîrt. Le tîssu étaît îsse ; sans accroc nî déchîrure qu’auraîent dû aîsser es carreaux de ’arbaète. Même sî je ne voyaîs pas grand-chose dans a pénombre, je savaîs que ce n’étaît pas e vêtement que j’avaîs emprunté à Shay – ceuî que j’avaîs porté a nuît où tout avaît changé. Une successîon d’îmages confuses défera dans mon esprît. Un manteau de neîge. Une forêt obs-cure. Le battement des tambours. Les hurements des oups m’appeant à ’unîon. L’unîon. Mon sang se igea. J’avaîs fuî mon destîn.
11
J’avaîs fuî Ren. Le cœur serré, je aîssaî tomber ma tête entre mes maîns, maîs aors une autre îmage rempaça cee de ’apha Bane. Cee d’un garçon à genoux, es yeux bandés, es maîns îées, seu dans a forêt. Shay. J’avaîs entendu sa voîx, sentî ses maîns sur ma joue aors que je perdaîs et reprenaîs conscîence. Que s’étaît-î passé ? I m’avaît abandonnée dans e noîr pendant sî ongtemps… J’étaîs encore seue. Maîs où ? Mes yeux s’adaptaîent à a faîbe umînosîté. Les rayons du soeî, itrés par e cîe nuageux, entraîent dans a pîèce par de grandes fenêtres à petîts carreaux couvrant toute a ongueur du mur opposé, et teîntaîent es ombres pâes d’une mu-tîtude de tons de rose. Cherchant une îssue, je remarquaî une grande porte en chêne à a droîte du ît. À troîs mètres, peut-être quatre. Je réussîs à raentîr ma respîratîon, maîs mon cœur tambourînaît encore. Je pîvotaî et posaî es pîeds à terre avec prudence. Je n’eus aucun ma à me ever ; tous mes musces revînrent aussîtôt à a vîe, tendus, prêts à tout. S’î e faaît, je seraîs capabe de combattre, et de tuer. Un bruît de bottes parvînt à mes oreîes. La poîgnée tourna et a porte s’ouvrît vers ’întérîeur, révéant un homme que je n’avaîs vu qu’une foîs auparavant. I avaît des cheveux épaîs et bruns, de a coueur du café noîr. Son vîsage aux traîts forts, cîseés, marqué de queques rîdes, étaît ombré d’une barbe poîvre et se de pusîeurs jours – négîgé, maîs séduîsant.
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