Notre aventure souterraine

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Benjamin et ses amis sont de jeunes enfants un peu casse-cou, qui adorent se lancer des défis et jouer à commander, après l'école. Ce jour-là, au hasard d'une balade en forêt, ils font une découverte fantastique. Mais ils sont loin de se douter que cette découverte risque fort de les mener tout droit à l'aventure la plus incroyable et sans doute la plus dangereuse de toute leur vie. Il leur faudra toute leur intelligence, et surtout leur sang-froid, pour réussir à vaincre tous les obstacles et à rentrer à la maison. Nous avons tous rêvé, un jour, de découvrir, au détour d'une promenade ou en explorant une ancienne maison, un passage caché, une porte vers l'inconnu. Que se passerait-il si cela se produisait pour de vrai?
Publié le : jeudi 12 juin 2014
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342024258
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342024258
Nombre de pages : 144
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Muriel Nguyen Quang NOTRE AVENTURE SOUTERRAINE Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0119621.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
À ma princesse, avec tout mon amour. Merci de m’avoir inspirée
Chapitre 1. La forêt Quand je pense que toute cette histoire aurait pu ne jamais se produire, et cela tout simplement si j’avais, pour une fois, regardé où je mettais les pieds, je me dis qu’un rêve aurait été plus facile à croire, parce que c’est la chose la plusdingue qui nous soit jamais arrivée. Et pourtant, ce n’est pas comme si c’était une surprise: ma mère me répète à longueur de temps: «Fais attention, Benja-min, regarde où tu vas! ».Mais non, rien à faire, même quand j’essaie de lui obéir et de vraiment faire attention, il n’y a rien à faire, la marche cassée de l’escalier, le mur qui soudain apparaît devant moi comme par magie, je ne peux jamais les éviter. À tel point que les copains, et même les maîtresses, ont fini par me surnommer «deux pieds gauches», ce qui n’est pas très gentil pour mes pieds mais fait rire tout le monde… sauf moi. Ce jour-là, je ne sais toujours pas si c’est ma malchance habi-tuelle ou une bonne farce du bon Dieu qui s’ennuyait ferme sur son nuage, là-haut, mais en tout cas cette mésaventure était gratinée. Pourtant, après tout ce que nous avons vécu, personne ne songera à me reprocher d’être, encore une fois, à l’origine de nos problèmes. Même pas Kevin, je pense, même si le pauvre a dû porter un plâtre pendant quelques semaines. Comme quoi, finalement, je ne suis pas le seul à ne pas regarder où je vais…
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NOTRE AVENTURE SOUTERRAINE
La forêt qui se situe au sortir de notre village est immense et assez ancienne, et, même si elle est balisée et pourvue de nom-breux chemins pour guider les promeneurs et tracer une route sinueuse pour nos vélos, les adultes n’aiment pas que nous nous y attardions trop longtemps seuls, surtout après la tombée de la nuit. Moi, bien sûr, j’adore cette forêt, ses bosses, ses racines noueuses, ses odeurs, ses arbres immenses impossibles à grim-per (ce qui ne nous a jamais empêchés d’essayer). Je crois, à ce propos, que je détiens le plus beau record d’écorchures et de chevilles foulées (eh oui, je me dois d’être à la hauteur de ma réputation!). Mais pour être honnête, cette forêt est tellement dense et profonde que je me demande sou-vent si quelqu’un a déjà essayé de la traverser entièrement. Et quand je veux me faire peur, je m’invente des histoires où je vois des personnes qui ont tenté l’expérience et ne sont jamais revenues. Moi j’aurais adoré (tenter l’expérience, je veux dire), et je suis toujours le premier à inviter les copains à aller «un tout petit peu plus loin », juste derrière cette butte, juste après cet énorme chêne. Je sais bien qu’il y a plus que de fortes chances pour que derrière cette butte se trouve une autre butte, mais c’est plus fort que moi, cette forêt m’attire. Tout en elle m’attire, le cris-sement des feuilles ou des branches cassées sous les pieds, les rayons du soleil qui colorent le sol en une multitude de petites flaques de lumière, le bruissement d’un oiseau qui se pose sur une branche ou s’envole, le souffle du vent qui nous jette au visage l’odeur de la terre mouillée… Et puis surtout cette terre d’aventure, où tout pourrait arriver, ce morceau de vie sauvage, pas encore rattrapé par le béton, qui me parle de Merlin, de sorcières, de lutins et de trésors de fées. Ce jour-là, nous avions décidé, les copains et moi, d’aller nous y promener après l’école. Il faisait encore frais, car nous n’étions qu’en avril, et le froid de l’hiver n’était pas loin, mais le
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début du printemps et toutes ses odeurs nous donnaient envie de nous aérer, après toutes ces semaines passées à rester enfer-més, prisonniers de la maison, de l’école ou du centre de loisirs. Nous n’avions pas nos vélos, puisque notre petite école n’a pas de parking à vélo, mais cela ne nous dérangeait pas. Nous étions en CM2, et l’idée de sortir à pied, « comme des grands », de l’école, nous faisait vraiment nous sentir grands, autonomes. En plus, nos parents étaient d’accord. Moi, parce que j’avais été relativement sage et que j’avais ramené des notes correctes aux dernières évaluations, alors mes parents estimaient que me lais-ser rentrer seul de temps en temps était une juste récompense. Et pour mes copains, de toute manière ils avaient le droit de partir tout seuls, alors pour eux cela ne faisait aucune différence. Il nous fallut une bonne vingtaine de minutes pour atteindre la forêt. Nos cartables étaient légers, et nous n’étions pas spé-cialement pressés, et puis je trébuchais souvent, ce qui bien entendu faisait ricaner mes copains, surtout Nico. Mais on a fini par arriver en vue de notre objectif, et là, deux pieds gauches ou pas, c’est moi qui ai gagné la course que nous avons fait pour arriver le premier au gros chêne. Nico et son gros ventre sont arrivés derniers. Chacun prend sa revanche où il peut. Je me suis assis au pied du grand chêne, et mes copains sont venus me rejoindre. La mousse était encore fraîche, et les feuilles mortes tapissaient le sol à nos pieds. Nos joues étaient rouges de plaisir et de froid, mais nous étions heureux, je crois. Libres et ensemble. J’écoutais le crépitement des branchettes, le gazouillement des oiseaux, je sentais l’odeur des feuilles et de la terre humide, bref, j’étais dans mon élément. Et je voyais dans l’œil de mes copains la même excitation. À cet instant, je pressentis que, quoi que nous fassions, quels que soient les jeux que nous ferions, ce moment passé ensemble serait tout simplement formidable.
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