Papy fait de la résonance

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Qui ne s’est jamais posé de questions importantes sur la vie ?
L’héroïne de ce livre, une fillette vive, intelligente, curieuse et souriante, prénommée Fleur, au regard candide et à la pensée claire, demande à son Papy adoré de lui raconter le monde.
Ainsi, au travers des différents thèmes abordés, la fillette reçoit des réponses non conventionnelles, originales, surprenantes, enrichissantes, percutantes et variées. Il s’installe ainsi un dialogue amusant, drôle, plein de fraîcheur, d’humour et de rires, imprégné de charme et de douceur, d’humanité et de vivacité d’esprit.
Un récit inédit et vivifiant qui remet les choses à leur juste place, à la recherche d’une authenticité certaine.
Cet échange spontané, honnête, franc, incisif et direct entre deux générations différentes, garde toute sa succulence par l’esprit éveillé et performant des deux partenaires, empreint d’une universalité vraie.
Un livre qui intéressera petits et grands, un livre à grandir, un livre à s’épanouir.
Et si ce n’était pas les parents qui apprenaient aux enfants, mais les enfants qui apprenaient aux parents ?


Publié le : jeudi 23 janvier 2014
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EAN13 : 9782332611697
Nombre de pages : 216
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-61167-3

 

© Edilivre, 2014

Préface de l’auteur

Tout le monde voit midi à sa porte. Moi également.

Ce livre est un petit recueil de quelques pensées sur des questions de fond. C’est ma vérité.

Au travers de cet ouvrage, j’essaie de montrer une autre facette d’une nature « oubliée ». La Nature en général, avec bien entendu, nous, êtres humains, faisant partie intégrante de cette nature. Et cela est si souvent oublié !

Dans des périodes difficiles, le positif est que cela nous « oblige » à se poser les questions essentielles et à trouver des réponses. C’est-à-dire des solutions aux questions importantes pour nous, pour notre chemin de vie, qui tiennent précisément à nos valeurs, nos croyances, nos questions existentielles.

Parfois cela est vécu douloureusement, plus ou moins, mais pour aboutir toujours, à un meilleur. Cela, à ne pas en douter, sinon la Vie n’aurait aucun sens à être vécue.

Une réflexion s’impose donc dans nos sociétés d’aujourd’hui. Nous vivons dans un monde complexe et compliqué, accompagné d’une évolution fulgurante des techniques et appareillages de toute nature élaborés par l’homme moderne (et en finalité souvent mis au détriment de celui-ci d’ailleurs), nanti de fait d’une séparation galopante d’avec le naturel ; l’être humain semble ainsi cahoté dans tous ces méandres tortueux, complètement étanches au grandir de l’esprit humain dans sa vraie nature.

L’adaptation de l’être humain à son environnement d’aujourd’hui, est difficilement réalisable de manière satisfaisante, comme cela a pu être le cas dans quelques rares périodes de notre histoire, et cela au grand profit de l’humanité, pour son évolution dans la verticalité ; c’est-à-dire dans une croissance positive et constructive de l’être humain au plus profond de son être en devenir et de son être véritable.

Il faut bien savoir une chose, c’est que l’être humain a un but : Croître. Et ceci est valable pour tout ce qui est soi-disant appelé « vivant », mais également, pour ce qui est considéré comme inerte, telle une roche, un minéral.

Ainsi, avec une telle approche philosophique de notre monde, Tout est vivant ! La vie est croissance !

Alors la Vie est sacrée et doit donc être respectée en tant que telle, puisqu’elle existe dans Tout ce qui est.

Si la Vie est croissance, la croissance fait partie de la vie. Et dans un sens, elle doit être sacrée aussi !

Et c’est là que le bât blesse dans nos sociétés !

De quelle croissance s’agit-il ?

Il ne s’agit pas d’activer, de formater ou de forcer une croissance n’importe comment !

Certaines dispositions de la nature et de notre nature, doivent être respectées, c’est-à-dire, chacun de nous.

En cela, certains jeunes êtres humains l’ont bien compris, puisqu’ils ne suivent pas le chemin tracé de leur parenté, comme un chien suit son maître. Car certains ont une autonomie dans la qualité de vie de l’esprit de l’être humain, par la possession « innée » ou reconnue de valeurs différentes des anciens. Cela se traduit par des comportements responsables de ces jeunes et donc par une prise de conscience vraie d’eux-mêmes et de leur propre personne. Ainsi, ils se respectent et respectent leur vraie nature ainsi que la Vie qui coule en eux.

D’autres traduisent cela par de la violence, du rejet, de la révolte, de l’agression. Ils sont en fait jaloux et frustrés à la fois : jaloux de l’autre et frustrés de leur emprisonnement, contraire à leur vraie nature humaine.

Peut-on penser sérieusement qu’un jeune fasse acte de violence pour un plaisir vraiment réel ?

Non, c’est le moyen facile qu’il trouve pour revendiquer qu’il n’est pas d’accord avec ce qui est !

Quelqu’un qui ne se sent pas respecté, ne respectera pas ! C’est une lapalissade.

Mais qu’est-ce qui n’est pas respecté dans nos sociétés aujourd’hui ?

Ce qui n’est pas respecté, c’est justement la nature de l’homme, la grandeur de l’être humain, ce qui le compose, le caractérise : son unicité (uni dans la cité).

Alors, pour contrer ce manque, nos sociétés fournissent à l’homme tout ce dont il a besoin (faux/vrais besoins), télévision, ordinateur, portable, voiture, réfrigérateur… tout sauf l’essentiel :

Ce qui nourrit son Essence !

Non pas que je prône un retour en arrière, seulement un retour à notre Source. A la source « originelle ».

Elle n’est pas religieuse, elle est spirituelle, c’est-à-dire avec notre esprit. Pas notre mental, mais notre esprit d’être humain, autrement dit notre conscience, notre supra-conscience si l’on veut.

Alors, à force d’utiliser ces artéfacts « réels » de confort et de plaisir (j’en suis le premier convaincu et utilisateur), nous avons oublié, petit à petit (dans un sens cela nous arrangeait), notre vraie nature, notre divinité en nous.

D’ailleurs, sans jeux de mots, dans ce monde virtuel, télévision, portable, ordinateur… tous ces appareils avec des écrans, font justement « écran » à notre vraie nature… cela nous cache bien des choses essentielles.

L’évolution constructive vraie de la personne ne passe pas par ces écrans ou par l’éducation, mais par la conscience de… C’est-à-dire, pour reprendre un citation très connue :

« Pas une tête bien pleine, mais une tête bien faite ! »

Quoi qu’il en soit, au final, il se profile à l’horizon de cette période d’aujourd’hui, à court ou moyen terme, un changement évident des « valeurs » de nos sociétés (soit de manière brutale et négative pour un certain nombre, soit un changement positif pour ceux qui ont la conscience), qui est déjà porté et le sera encore, par des êtres éclairés à l’intérieur d’eux-mêmes, afin qu’ils puissent écarter l’ombre qui recouvre certains de leurs « frères » encore aveugles.

Je donne cette citation très connue, dont j’ai oublié l’auteur, mais combien réaliste :

« L’ombre n’existe pas, ce n’est qu’un oubli de lumière ».

Ce fut le rôle de Jésus, mais aussi de nombreux inventeurs, créateurs, ingénieurs, savants, philosophes et inconnus de génie… d’aider à l’obtention d’une humanité vraie, juste et meilleure.

Tablons sur le meilleur, pour l’évolution des consciences et du changement positif de l’humanité dans un très proche avenir, et à nous, les « anciens, parents, éducateurs… », même à notre petite échelle, d’apporter notre aide à la restauration de la lumière à la Conscience Générale, par le biais de nos dires, de nos actions, de nos comportements, de nos idées… à ceux que l’on côtoie, à nos proches, à ceux que l’on aime, nos amis, des inconnus, et surtout à ceux que l’on n’aime pas.

Il ne s’agit en aucun cas de convaincre les autres, mais de donner une information, une autre information, s’ils le souhaitent. Une information occulte, c’est-à-dire cachée, mais pas une information mystérieuse.

Nous sommes responsables, seulement de nous-mêmes (ce qui est déjà beaucoup) et en aucun cas coupable.

Une fois l’information donnée, les personnes font ce qu’elles veulent avec (et bien heureusement) ; mais elles ne pourront pas dire qu’elles n’étaient pas au courant !

C’est ce que l’on appelle le « libre-arbitre » et il n’y a, de fait, aucun jugement à donner.

Pour ce monde meilleur, s’agit-il d’une utopie ? D’un rêve de naïf ? D’une pensée imbécile ?

Chacun a la réponse en soi, et chacun agit en fonction de ses croyances. C’est être congruent.

Mais si quelque chose vous chagrine quelque part, sachez que l’on ne peut pas penser et agir différemment ; ou si c’est le cas, ce n’est que temporaire et porteur d’une certaine conscience future par le résultat que cela impliquera forcément ; résultat pas souvent agréable.

Pour vous aider à être congruent, à être en unité avec vous-même le plus souvent possible, il y a peu de choses à réaliser et très simples de surcroît. Voici dix petites façons de pratiquer :

1) Vivre le présent, le « ici et maintenant »

2) Voir le beau autour de vous

3) Avoir une pensée positive et réalisable (et non pas réaliste, ou cela ne sera pas prêt de se faire)

4) Le jugement, c’est votre « ego » qui revendique, donc juger est quelque part mensonger

5) Le « mal » n’est que du « bien » en construction, en chantier, temporaire, et donc pas encore terminé

6) Lever la tête et regarder le soleil, plutôt que la baisser et regarder dans la cuvette des toilettes

7) Humour toujours, c’est l’intelligence du cœur

8) Sourire vous fatigue moins que faire la tête

9) Utiliser le « Je » quand vous parlez de vous

10) Quoi qui l’en soit, vous avez toujours le choix.

Je vous souhaite un bon moment de lecture, une excellente croissance et un plein épanouissement.

Remerciement

 

 

L’union fait la force !

Je le confirme, et je remercie plus que chaleureusement, Nicole Schelcher, qui a bien voulu réaliser gracieusement à ma demande, les dix aquarelles présentes dans ce livre.

Merci à elle du plus profond du cœur.

Citation

 

 

Albert Einstein :

« L’esprit intuitif est un don sacré et l’esprit rationnel est son fidèle serviteur. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don »

Albert Einstein :

« L’imagination est plus importante que le savoir »

Gandhi :

« Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous »

William James :

« Une des plus grandes découvertes de notre génération, c’est que les êtres humains, ont la possibilité de changer le cours de leur vie, en modifiant leur mode de pensée »

Frédéric Dard :

« Mon Dieu, que votre volonté soit fête »

Chapitre 1
Un sac d’os : Une histoire de cailloux

Au cours d’une promenade, par un bel après-midi d’été, aux mille senteurs parfumées, rafraîchie d’une brise légère, ils se reposèrent, assis, au pied d’un vieux cèdre centenaire.

Réveillés par le chant d’un colibri, doucement, ils reprirent leurs esprits.

La petite fille demande à son papy :

– « Papy, raconte-moi le monde ».

Papy fait un grand « Houuuuuu ! » d’exclamation ; comme le font les loups dans la forêt, en période hivernale. On aurait même dit qu’il avait été piqué par une guêpe !

– « Alors, Papy… raconte-moi ! », insiste l’enfant.

« C’est que je ne sais pas par où commencer… Il y a tellement de choses, tu sais. Par quoi commencer ?… Hum !… Bon, tu vois ce caillou que tu tiens dans la main, Hé bien, c’est ton grand arrière-arrière-arrière grand arrière-grand-père. Il semble très éloigné de toi, mais en fait, il est toujours avec toi, depuis la nuit des temps ».

– « Qu’est-ce que tu racontes, t’es devenu fou papy ? », interpelle l’enfant.

« Non pas du tout. Ecoute. Ce caillou blanc que tu tiens dans la main, c’est le frère de celui qui se trouve sur la bague de ta maman. Tu sais, sa bague de fiançailles, avec cette belle pierre bleue. Cette pierre se nomme Saphir, et comme ta pierre blanche, elle possède une structure à l’intérieur. C’est-à-dire une forme qui est faite de cristaux, de plein de cristaux.

Evidemment on ne les voit pas à l’œil nu, car c’est très très petit : il faut un microscope pour les voir. Et bien sûr, ta pierre blanche et le saphir de ta maman, n’ont pas les mêmes structures, sinon, elles seraient d’aspect identique. Et des structures, il y en a beaucoup : le saphir, par exemple, il a une structure dit « rhomboédrique », c’est-à-dire en forme de rhomboèdre : c’est un parallélépipède dont les 6 faces sont des losanges égaux. Le diamant, lui, tu sais les petites pierres transparentes et brillantes qu’il y a autour du saphir de la bague de ta maman ; hé bien eux, les diamants, ils ont une structure « cubique ».

C’est plein de cubes, comme les apéro-cubes de la Vache qui rit. Et l’émeraude… ha l’émeraude !… c’est ma pierre préférée… tu sais la pierre verte de la bague de Mamy. Hé bien, elle, elle a une structure « hexagonale » : un polygone avec 6 angles et 6 côtés. Tu sais, un hexagone, c’est un peu la forme de la France quand on la représente symboliquement. D’ailleurs, en parlant de la France, on dit l’hexagone. »

– « Dis, papy… Tu vas pas me faire toutes les pierres ! », réplique la petite.

« Non, c’est juste pour essayer de t’expliquer qu’elles sont toutes différentes, mais qu’elles ont plein de points communs. Les gemmes, ce sont les pierres précieuses ; c’est parce qu’il n’y en a pas beaucoup qu’on dit précieuse ; mais en fait, elles sont toutes précieuses. Car tout autour de nous, dans ces collines, ces montagnes, dans les vallées, dans le fond des rivières et des océans, là, juste sous nos pieds,partout, partout, partout, il y a des pierres. Même sur la Lune, Mars et les autres planètes, et dans l’univers, les météorites, les comètes… Alors, tu imagines s’il n’y avait pas de pierres… il n’y aurait rien… rien du tout, rien de dur, rien de stable, rien de concret, rien de solide. C’est aussi pour ça que l’on appelle notre planète bleue, notre Terre, le « caillou ». C’est parce que l’on pose le pied dessus. Et puis, non seulement il y en a tout partout autour de nous, mais il y en a aussi en nous ».

– « Dis papy, je ne suis quand même pas un sac de cailloux ! » répond la petite plus qu’étonnée.

« Pose-toi la question :. Comment crois-tu que tu tiens debout ? »

– « Ben… c’est parce que je le veux ! », répond la fillette.

« D’accord, c’est ta volonté. Mais en fait qu’est-ce qui te permet de tenir debout, droite, dans la verticalité. Quelle est la partie de ton corps qui permet ce miracle ? »

– « Je ne sais pas… vas-y, explique-moi ! », répond impatiemment la petite fille.

« Hé bien la partie de ton corps qui te permet d’être debout, à part l’équilibre de tes muscles, ce sont… tes os ! C’est grâce à tes os, qui forment une structure appelée structure osseuse, sur laquelle tous tes muscles peuvent prendre appui. Tu l’as appris à l’école, enfin j’espère, cela s’appelle le squelette. Et le squelette c’est que de l’os ! Et en tout, nous possédons deux cent six os dans notre corps. Des os courts, longs, plats… Partout dans notre corps il y a des os… »

– « Mais quel rapport papy avec les pierres. Les os c’est pas de la pierre ! », interrompt l’enfant.

« Hé bien les os, c’est du calcaire. Formé principalement par du carbonate de calcium (chaux). Et tu vois, ici, dans le Jura, tout ce que tu vois, ce sont des montagnes decalcaire… comme ta pierre blanche que tu as dans la main. Le calcaire c’est de la pierre, un minéral,au même titreque tes os puisqu’ils sont faits du même matériau ».

La petite reste quelque temps songeuse… elle réfléchit longuement. Puis tout d’un coup elle déclare :

– « Je comprends mieux maintenant pourquoi, je dois apprendre à nager. On n’a jamais vu un caillou flotter ! »

« Si tu veux… si tu veux… » répond papy songeur. Puis, il enchaîne :

« Les os que l’on porte en nous sont faits de carbonate de calcium, c’est du calcaire. Le calcaire primitif est appelé, au niveau géologique, le « marbre », tu sais comme sur la commode de tes parents dans leur chambre. C’est donc un matériau très très dur. Mais, il y a encore quelque chose de plus dur que les os, et que nous portons en nous. Sais-tu ce que cela est ? »

La petite réfléchit une nouvelle fois. Elle ne veut pas décevoir son papy. Les idées, les images, les pensées défilent dans sa tête… elle se mordille le bout des doigts. Puis, en un instant déclare :

– « Je sais Papy… les dents ».

« Exact » répond papy, quelque peu étonné et décontenancé de la vivacité d’intelligence d’esprit de sa petite fille. Puis, il enchaîne :

« Nos dents sont faites d’ivoire, comme les défenses des éléphants, mais nos dents sont recouvertes d’un autre matériau que l’on appelle « l’émail », qui est encore plus dur que l’ivoire… un petit peu comme le lavabo blanc émaillé de la salle de bain. Et puis plus tard, dans tes études, si tu t’intéresses à ce que l’on ne crie pas sur les toits, tu t’apercevras que l’homme a toujours fait des parallèles avec la nature. Que cela ne date pas d’aujourd’hui. Par exemple, il a baptisé un os, le plus gros du pied, le « calcanéum ». On retrouve, ainsi dans la racine du mot le « calcaire », lapierre la plus courante sur notre Terre ; et cela est relié à notre pied, à celui qui touche, qui prend pied sur cette pierre, sur cette Terre. L’homme n’est pas à côté de la nature, il est nature ! C’est pour cela qu’il faut prendre soin de ce qui nous entoure. »

– « Si j’ai bien compris, papy, en moi j’ai de la nature. En fait, je suis comme les pierres, j’ai une structure comme elles, et ça me permet d’être debout, droite… de ne pas m’affaler comme une limace ! Mais, il y a une chose que je ne comprends pas : la copine de maman, tu sais la voisine, elle dit toujoursqu’elle n’en peut plus, qu’elle voudrait se mettre au lit et s’étaler de tout son long. Tu crois que c’est à cause qu’elle a pas assez d’os ? »

« Non, je ne crois pas ma chérie… c’est une autre histoire… une histoire d’adulte », répond papy.

– « Ha ! », fit la petite.

 

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Chapitre 2
Les règnes règnent

– « C’est tout ce que tu as à me dire sur le monde ? »

« Hé bien, après les minéraux, je vais te parler des végétaux… des fleurs, des arbres… si tu le souhaites »

– « Tu veux faire un bouquet de fleurs à maman ? », interroge la petite.

« Pas exactement. J’aimerais t’expliquer d’autres liens, entre la nature et l’homme. Entrevoir un parallèle, une symbolique… »

– « C’est quoi une symbolique ? », entonne la fillette.

« Une symbolique, c’est tout ce que nous avons en commun, partout, sur tout, et qui ne nous vient pas à l’esprit directement ; mais pourtant qui existe bien, si on veut bien ouvrir ses yeux, rien qu’un petit peu »

– « Ben, moi je suis d’accord papy pour ouvrir tout grand mes yeux… Vas-y, raconte-moi ! »

« Alors, un jour, la grande famille des végétaux est venue sur Terre, mais après les minéraux. Hé oui, autrement elle n’aurait pas pu s’installer ! Le végétal s’installa alors sur Terre. Il prit racine dans les minéraux, s’enracina, dans la Terre des pierres. C’est de là qu’il tire une partie de sa nourriture ; on appelle cela les « sels minéraux ». Tu vois,on retrouve le minéral, et c’est grâce à eux que la plante peut pousser. Beaucoup de plantes ont pris racine sur Terre, d’autres dans les mers, comme les algues, d’autres en l’air, comme les orchidées ; c’est une grande famille hétéroclite qui s’adapte à presque toutes les conditions climatiques et d’environnement. Le végétal, en général, est en fait constitué de trois grandes parties : les racines par lesquelles la plante se nourrit, les tiges et feuilles par lesquelles elle respire, et les fleurs qui donne des fruits ou des graines. C’est en cela qu’il existe une symbolique, un parallèle, un point commun… avec nous, les êtres humains. C’est pour cela que je t’ai fait ce dessin, avec une fleur à l’intérieur de l’homme, mais une fleur à l’envers. Ainsi, les racines de la plante correspondent à notre pensée, notre cerveau… c’est le pôle principal de la vie, ce qui nourrit nos envies, nos ambitions, nos désirs ; ensuite la tige, notre colonne vertébrale, ce qui nous permet de grandir en hauteur, et les feuilles, qui, comme nos poumons servent à respirer. Reste la fleur, qui va donner soit un fruit, soit une graine, c’est l’équivalent chez l’homme de son métabolisme et du système reproducteur.

Même si tu es jeune, je pense que tu sais que les bébés grandissent dans le ventre de la maman et naissent par son sexe ».

– « Je ne suis plus un bébé ! Evidemment que je sais que les bébés sont dans le ventre des mamans. Tu croyais peut-être que je pensais encore que les garçons naissent dans les choux et les filles dans les fleurs. Parce que, si c’était le cas, qu’est-ce qui naît dans les choux-fleurs ? »

« Que d’humour ? »

– « Tu en veux une autre à propos des bébés ? »

« Si tu veux ! »

– « Il y a des parents qui disent aussi à leurs enfants, que les bébés sont apportés par les cigognes ! Ça voudraitdire que tous les bébés sont alsaciens ! Et, si tu as déjà été en Alsace, on sait très bien que les bébés ne sont pas dans les nids… on n’en a jamais vu dedans ! Alors… »

« Oui. On dit beaucoup de bêtises aux enfants. Pourquoi un tel tabou ?

– « Ça je sais pas, mais maman elle m’a toujours dit la vérité. Il n’y a qu’une seule chose que je voudrais comprendre. Comment ou pourquoi c’est une fille ou un garçon ? Tu sais toi ? Qui c’est qui décide ? »

« Les lois de la vie »

– « Un peu court comme réponse ! Tu crois pas ? »

« C’est peut-être au moment de la conception du bébé que cela se décide. D’après les désirs du papa ou de la maman, ou des deux ? »

– « Tu ne vas pas me dire que c’est une histoire de régime salé ou pas ? »

« Non. Je n’y crois pas non plus »

– « Alors ? »

« Peut-être est-ce dû au caractère le plus fort d’un des deux parents lors de la conception ; c’est peut-être cela qui désigne le sexe de l’enfant. Le dominant dans le couple à ce moment-là »

– « Ha ! Pas bête ! Mais comment on peut en avoir la preuve ? »

« Je ne sais pas ! »

– « Bon ! Alors, tu n’en sais pas plus que moi ? »

« Tout ce que je sais, c’est que, avant que le sexe du bébé ne soit déterminé, le bébé a les deux possibilités. Et le sexe du bébé est seulement déterminé à trois mois ; avant cette date, il peut être soit garçon, soit fille »

– « Donc, moi j’ai choisi d’être une fille ? »

« Ben, oui ! Ou de rester fille ! »

– « Pourquoi de rester fille ? »

« Selon les dernières recherches, nous sommes tous filles au tout début, ce qui veut dire que tous les fœtus sont filles »

– « Ah, oui ? »

« Et c’est pour cela qu’ils nous resteraient des vestiges, à nous, les garçons… »

– « C’est quoi des vestiges ? »

« Des traces »

– « Quoi comme traces, des preuves ? »

« Par exemple, les garçons ont aussi des seins ; mais ils sont atrophiés par rapport à ceux du sexe féminin ; et les garçons ne secrètent pas de lait, cet organe ne leur sert donc à rien a priori. Alors pourquoi en ont-ils quand même ? Et c’est la même choses pour les mammifères, un chien a lui aussi des tétons, en fait deux lignes de cinq à six tétons, plus petits que ceux de la chienne »

– « Alors, si tu dis vrai, à propos de la fleur, de sa reproduction et de nous, pourquoi, le papa ne porte pas le bébé dans son ventre ? Lui aussi, il a une fleur en lui ? », rétorque l’enfant.

« Tout à fait, ma petite fille. Le papa ne peut pas porter de bébé dans son ventre, parce que c’est lui qui a la graine. La maman, elle, a le fruit, et la place ou l’espace dans son ventre. Tout deux ont une fleur, le papa la graine, la maman le fruit ; et tout comme la fleur dans la nature, elle donne soit une graine, soit un fruit ».

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