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Pas l'ombre d'une trace

De
338 pages
Chloé, qui travaille comme baby-sitter, s'occupe de Jessy, la fille de l'entrepreneur Trevor Blake, qui sera assassiné dans des circonstances étranges. L'arrestation de David Mitchell, jeune militant autochtone et suspect tout trouvé, ne satisfait pas Chloé et elle fera donc parallèlement enquête, malgré l'absence de preuves. Chloé finira par se retrouver en très fâcheuse posture, et le mystère s'éclaircira aussitôt grâce à une simple photo. L'intrigue est bien menée et le dénouement surprenant, la mort de Blake n'ayant aucun rapport avec les tensions intercommunautaires.
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Extrait de la publication
Données de catalogage avant publication (Canada)
McClintock, Norah [Not a trace. Français] Pas l’ombre d’une trace (Collection Atout ; 113. Policier) Traduction de : Not a trace. Pour les jeunes de 12 ans et plus. ISBN 2-89428-899-9
I. Vivier, Claudine. II. Titre. III. Titre : Not a trace. Français IV. Collection : Atout ; 113. V. Collection : Atout. Policier.
PS8575.C62N6814 2006 jC813'.54 C2006-940960-9 PS9575.C62N6814 2006
La traduction de cet ouvrage a été rendue possible grâce à une aide financière du Conseil des Arts du Canada et du ministère du Patrimoine canadien par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition.
Les Éditions Hurtubise HMH bénéficient du soutien financier des institutions suivantes pour leurs activités d’édition :
- Conseil des Arts du Canada ; - Gouvernement du Canada par l’entr emise du Programme d’aide au dévelop-pement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) ; - Société de développement des entr eprises culturelles du Québec (SODEC) ; - Gouvernement du Québec par l’entremise du programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres.
Éditrice jeunesse : Nathalie Savaria Conception graphique : fig. communication graphique Illustration de la couverture : Josée Masse Mise en page : Philippe Langlois
Traduction deNot a trace © Copyright 2005 de Norah McClintock Édition originale publiée au Canada par Scholastic Canada Ltd
© Copyright 2006 Éditions Hurtubise HMH ltée pour l’édition en langue française Téléphone : (514) 523-1523 • Télécopieur : (514) 523-9969 www.hurtubisehmh.com
ISBN 13 ISBN 10
: 978-2-89428-899-3 : 2-89428-899-9
Distribution en France Librairie du Québec/D.N.M. www.librairieduquebec.fr
e Dépôt légal / 3 trimestre 2006 Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec
LaLoi sur le droit d’auteurinterdit la reproduction des œuvres sans autorisation des titulaires de droits. Or, la photocopie non autorisée – le « photocopillage » – s’est généralisée, provo-quant une baisse des achats de livr es, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer par des professionnels est menacée. Nous rappelons donc que toute reproduction, partielle ou totale, par quelque procédé que ce soit, du présent ouvrage est interdite sans l’autorisation écrite de l’Éditeur.
Imprimé au Canada
NORAH McCLINTOCK
PAS L’OMBRE D’UNE TRACE
Traduit de l’anglais par Claudine Vivier
NORAH McCLINTOCK
Née à Montréal, Norah McClintock habite aujourd'hui à Toronto où elle travaille comme éditrice pigiste.Fausse identité, Cadavre au sous-soletCrime à Haverstockont reçu, dans leur version originale, le prix Arthur-Ellis du meilleur roman policier pour la jeunesse.Pas l’ombre d’une traceest le cinquième ouvrage de la romancière traduit et publié par les Éditions Hurtubise HMH.
CLAUDINE VIVIER
Née en France, Claudine Vivier est établie au Québec depuis plus d’une trentaine d’années. Elle est traductrice professionnelle depuis 1985. Déjà finaliste pour le prix du Gouver-neur général dans le domaine de la traduc-tion, elle traduit des albums pour enfants et des romans jeunesse.
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À JRC et RAZ.
Extrait de la publication
CHAPITRE 1
Nous avions eu la visite de David Mitchell à l’école environ deux mois avant que je découvre le cadavre dans le parc. Avec tout ce que j’avais entendu sur son compte, je l’avais imaginé bien plus âgé, bien plus grand et bien plus intimidant. J’ai compris par la suite que c’était à cause de la réputation qu’on lui avait faite. La plupart des gens le disaient obstiné, agressif, intran-sigeant, et si quelques personnes ne parta-geaient pas cette opinion, elles semblaient bien minoritaires. C’est mon professeur d’histoire, M. Lowry, qui l’avait invité à venir donner son point de vue sur une question qui soulevait les pas -sions dans différentes régions du pays : l’accès des Premières Nations aux res-sources naturelles. Sur la côte atlantique, on avait failli en venir à des affrontements ar-més quand la Cour suprême avait confirmé le droit des autochtones de pêcher hors sai-son. Dans d’autres régions, les travail-leurs forestiers, déjà aux prises avec le chômage et la fermeture des scieries, avaient protesté quand les autochtones avaient obtenu des
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droits de coupe sur les terres de la Couronne. Contrairement à mes attentes, le David Mitchell qui se tenait devant la classe était plutôt jeune — le début de la trentaine, probablement — apparemment de taille moyenne, vêtu d’un jean et d’un blouson de toile et chaussé de bottes de cow-boy. Il por-tait les cheveux longs qui lui tombaient sur les épaules. Tout en parlant, il promenait ses yeux noirs sur son auditoire, en les fixant quelques secondes sur chacun d’entr e nous comme si, pendant ce br ef laps de temps, il s’adressait personnellement à nous. Cer-tains se r ecroquevillaient sur leur chaise, gênés par l’intensité de ce r egard, d’autr es détournaient les yeux. Pas moi. Quand David Mitchell a eu terminé sa présentation, M. Lowry a demandé s’il y avait des questions. Personne n’a dit un mot. Monsieur Lowry m’a alors lancé un regard insistant. J’ai en effet la réputation de répondre aux professeurs et même de les contredire, et il a dû penser que j’aurais sûrement quelque chose à répliquer à un conférencier aux idées controversées. J’ai poussé un soupir et levé la main. David Mitchell s’est aussitôt tourné vers moi. J’ai posé ma question :
Extrait d8e la publication
— Un grand nombre d’espèces ani-males, comme la morue de l’Atlantique, sont pratiquement en voie d’extinction à cause de la surpêche, et on rase des forêts anciennes à un rythme tel que le climat en est modifié. Est-ce qu’il est bon, dans ces conditions, de permettre à un plus grand nombre de personnes de pêcher et d’ex-ploiter les forêts ? Ne risque-t-on pas d’accé-lérer la dégradation de notre environnement ? Pendant quelques secondes, David Mitchell m’a dévisagée sans rien dir e. J’ai cru qu’il était agacé et même très contrarié, mais je me trompais. Il a répondu qu’il n’était pas d’accor d avec ma conclusion. Il a dit qu’il ne s’agissait pas simplement de mul-tiplier le nombre de pêcheurs et de bû-cherons. Il fallait, selon lui, prendre des mesures draconiennes pour préserver les stocks de poissons et les ressources fores-tières, et emprunter la voie du développe-ment durable pour garantir à nos enfants et à nos petits-enfants des moyens d’exis-tence. Il a parlé de justice, prôné un accès équitable à ces r essources, pour que tous, autochtones et non-autochtones, puissent profiter des fruits de la nature. Tout allait bien jusqu’à ce que Rick Antonio — qui, allez savoir pourquoi, s’est soudain
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intéressé à ce qui se passait dans la classe — lève la main : — Bon, dites-moi si je me trompe. Vous trouvez qu’il est juste d’incendier les bateaux de pêcheurs qui ne font que défendre le droit de nourrir leur famille ? C’est ça ce que vous autres, les Indiens, entendez par justice ? C’est à ce moment-là que David Mitchell a dit — et tout le monde l’a entendu — que les autochtones devaient défendre leurs droits « par n’importe quel moyen ». Bon sang, ça a réveillé toute la class e ! — Mais c’est illégal de brûler les bateaux des gens, a répliqué Sarah Morgan. Quelqu’un d’autr e, je cr ois que c’était Tim Duggan, est intervenu pour dir e qu’il avait entendu parler de menaces d’attentats à la bombe dans cette histoir e de droits de pêche. Il a dit que ça r essemblait à des tac -tiques terroristes. Tout le monde s’est mis à parler en même temps. David Mitchell, immobile, écoutait et regardait. Quand le brouhaha s’est finalement calmé, il est allé dérouler la mappemonde accr ochée au-dessus du tableau noir. Puis, il a saisi une règle dans sa main gauche et, en pointant diverses régions du monde, a entrepris de nous don-ner ce qu’il a appelé une leçon d’histoire
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