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Damien Farissier Illustrations : Yann Farissier           PESCALOUN, PÊCHEUR DE LUNE ET DOUX RÊVEUR           
Mon Petit Éditeur 
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur :    
 http://www.monpetitediteur.com     Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et ser ait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur.      Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France   
    
    
 IDDN.FR.010.0116134.000.R.P.2011.030.31500 
Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2011 
   
« L’habitude de rentrer en moi-même, me fit perdre le sentiment et presque le souvenir de mes maux, j’appris ainsi par ma propre expérience que la source du vrai bonheur est en nous »
 
 
Jean-Jacques Rousseau (Rêveries du promeneur solitaire)
   
Prologue    Il était une fois un petit garçon de neuf printemps, répondant au singulier prénom de Pescaloun : pêcheur de lune dans la langue provençale de Frédéric Mistral, cueilleur d’étoiles dans sa façon d’être. Autrement dé-fini, nous conterons l’histoire d’un doux rêveur qui refuse de grandir dans son monde gouverné par le maître étalon qu’est l’argent, où les gens tristes sont plus nombreux que ceux qui sourient et où les guerres en tous genres et pour bien des raisons infondées sont légions. Le monde actuel dans lequel il baigne, l’ennuie autant qu’il met à l’épreuve ses parents et les échaude. Les voir se débattre et faire moult efforts pour garantir le confort élémentaire de leur nid familial, l’invite sans cesse aux rêveries : des outils doux et magiques, mis à sa disposition par sa petite tête bien remplie afin d’échapper à la tristesse et pour ne pas s’interdire le bonheur. Ses parents sont des gens simples qui ont fini par fuir la ville et ses lumières aguichantes et trompeuses, ses vitrines ostentatoires qui alimentent des tentations inutiles et des comportements d’achats compulsifs sous emprises. Une ville qui vous aspire et vous tient prisonnier malgré vous de ses tentacules. La ville est
 
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PESCALOUN, PÊCHEUR DE LUNE ET DOUX RÊVEUR
un monstre qui attaque votre moelle au plus profond, une pieuvre qui vous vide de votre bonne volonté et vous éloigne des choses vraies, simples et tranquilles. Aussi ont-ils préféré se ressourcer à la campagne saine et encore sauvage pour mieux se retrouver. Ils vivent dans une charmante maisonnette compa-rable à celle de Blanche-Neige et de ses sept nains. Elle est située à quelques encablures d’un petit village en-core « gaulois » habité d’à peine cent âmes, au cœur d’une luxuriante forêt. Et au milieu, coule une rivière. Une petite rivière de la taille d’un ru joufflu. Pescaloun se souvient encore de la ville. Il ne l’a pas oubliée totalement mais il ne tient pas grief à ses pa-rents de ce changement d’air. Les bonnes odeurs que prodigue la nature lui ravissent les narines de son petit nez qu’il porte à la retourne et les belles images cham-pêtres qu’elle diffuse lui écarquillent ses yeux coquins jaune vert aux aspects de chat. Ses camarades d’école lui manquent bien mais il les retrouve dans les histoi-res qu’il s’invente et qui lui permettent de mieux accepter l’éloignement et la séparation.  Le premier samedi matin du mois de mai est frais mais lumineux. Les conditions optimales pour la pêche à la truite semblent réunies. Pescaloun enfourne dans sa bouche sa dernière tartine de beurre au miel, puis liquide son bol de chocolat chaud. Il saute dans ses godillots, remonte son pantalon trop long jusque haut, presque sous les aisselles, s’habille de sa veste à car-
 
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PESCALOUN, PÊCHEUR DE LUNE ET DOUX RÊVEUR
reaux façon bûcheron canadien, s’arme de sa besace et brandit fièrement sa canne à pêche qu’il a bricolée avec son père à l’aide d’un bambou. Il est en partance pour la rivière mais il n’en oublie pas pour autant d’embrasser amoureusement sa maman. Il lui promet de lui revenir avec assez de poissons pour ripailler et festoyer. Il visse son chapeau de feutre noir, chiné dans un marché aux puces, sur sa tête blonde couverte des épis que ses mains ne sont pas arrivées à dompter. La porte ouverte sur le monde extérieur, il s’engage dans le petit rectangle de champ récemment fleuri qui le sépare de la forêt. À sa lisière, il s’en va gagner la rivière par le sentier qu’il emprunte régulièrement et que ses pas reconnaissent les yeux fermés. Chemin faisant et sifflotant allégrement, il se plaît à regarder la forêt et les nouvelles coule urs dont le printemps l’a délicieusement parée. Les fleurs des bois ont éclos et les papillons planent en vol léger et majestueux. Les odeurs de mousses et d’écorces humides enflent ses narines et l’eau de la rosée matinale perle sur les feuil-les verdoyantes des ronces qui donneront des baies noires comme les mûres dont il affectionne le goût.  
 
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