//img.uscri.be/pth/02994dbb7ee5ebb1858cc3172a670d4055aa7040
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI - PDF - EPUB

sans DRM

Petite Fleur

De
38 pages

« Alors moi c'est Lucie, 22 ans. Je suis bac +3 : j'ai un bac ES, un BTS et une licence. J'ai plein de qualités : intelligente, mignonne, gentille, trop gentille même. C'est d'ailleurs ce qui m'a causé des ennuis et pas que des p'tits, j'vous assure [...] »


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-72307-9

 

© Edilivre, 2014

 

 

Je m’excuse auprès de mes amies les plus chères, Imilou et Chouk auxquelles au bout du bout je n’ai plus pensé (ou bien si, mais sans savoir ce qu’ils pourraient bien faire pour moi) et un grand merci à Laurène pour ses messages. Dédicace à ma famille qui m’a supportée quand j’étais au plus mal.

Avant-propos

J’ai passé des nuits et des nuits sans sommeil après l’arrêt du master. Peu à peu, je me dévalorisais, et mon entourage aussi me dévalorisait petit à petit. Vous savez, je suis un être tellement sensible, que je ressens plus que ce que les autres êtres humains croient faire transparaître d’eux-mêmes. De mon côté, j’ai véritablement perdu les pédales ; je passais tout mon temps dans mon lit, la nuit, je ne dormais plus, la journée, je la passais dans mon lit. Je n’avais même plus l’envie ni la force de me lever de mon lit même pour faire pipi ou mes besoins. Pour manger non plus, je n’avais plus de froce. Et c’est comme un cercle vicieux car plus les jours passaient et moins j’avais la force de me lever. J’étais un vrai zombie. Plus les jours passaient, et moins j’avais d’espoir car quand on ne mange pas, qu’on ne boit pas, tous nos sens sont altérés. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j’ai vécu. Je veux que ce livre soit une sonnette d’alarme pour ceux dont l’un des proches, peut-être la femme, le père, la mère, le frère, la sœur, la mamie, le papy, le neveu, la nièce, la tante, l’oncle est dans un état similaire à celui qui a été le mien. Même si nos vies respectives nous font passer à côté de l’état catastrophique de l’un de nos proches, il faut toujours être attentif à ceux qui vivent auprès de soi. Si une personne change totalement de comportement, c’est qu’il y a un problème. Il faut absolument se faire aider sous peine que la personne ne s’enfonce chaque jour un peu plus dans la dépression et finisse malheureusement par mettre fin à ses jours.

Personnellement, chaque jour qui passe est un supplice : je suis sous anxiolitiques depuis 2 mois maintenant et anti-dépresseurs et somnifères depuis 2 mois et presque une semaine.

Grâce à mes proches, je peux sortir, faire un peu d’exercice.

Au bout du rouleau, j’ai tenté de mettre fin à mes jours le dimanche 10 novembre au matin en prenant un foulard et en serrant très fort à 4 reprises : trois le dimanche matin et une le lundi matin.

Ce geste, je ne l’ai pas décidé (mon état asthénique extrême me l’a indiqué comme ultime recours à tout ce qui m’entourait).

Les jours qui ont précédé, mes proches continuaient à vouloir que je me projette dans l’avenir, mais globalement ils me rabaissaient, et ce matin-là, je n’avais encore pas dormi et j’étais à bout. Tellement, que je ne supportais plus ma famille à laquelle je faisais des appels au secours désespérés depuis des jours durant. Moi qui était dans un état tellement désastreux que je en savais même plus qui pourrait m’aider.

Depuis, évidemment et heureusement, je regrette mon geste, mais je sais exactement pourquoi je l’ai fait : je souffrais trop. Mais sachez que j’ai toujours des plaisirs, peut-être microscopiques, mais...