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Raconte maman

De
56 pages

Des contes et légendes imaginaires émanant d'un petit village. Pour raconter le temps d'autrefois, les coutumes de nos grands-mères, les histoires du village et des villageois... Comment nos anciens communiquaient, négociaient, nommaient, marchandaient... Les denrées étaient celles sorties de notre terre grâce à nos efforts !
Des légendes qui sont aussi des histoires que l'auteur aurait aimé se faire conter lors des veillées au coin du feu, un soir d'hiver ; lorsque tout le monde, famille et voisins, sont réunis...


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-24197-7

 

© Edilivre, 2017

Dédicace

 

Pour Aurélien.

La princesse Christobal

Au château, vit une jolie demoiselle. Elle est la fille unique d’un chevalier, le chevalier GRAND MARTIN. Sa mère lui enseigne toutes les vertus d’une princesse : le chant, la musique, l’écriture, la lecture et la broderie. Elle est très heureuse, mais il lui manque une chose ! Une seule chose qu’elle demande sans cesse et qui reste toujours sans réponse. Elle aimerait rencontrer sa grand-mère, qui dit-on habite la forêt. Or, personne ne veut lui en parler, pas même lui répondre, quand quelqu’un ose laisser échapper un mot, c’est « malheur » ! Son père lui a dit qu’elle était une sorcière et que jamais il n’entrerait en relation avec elle. Elle fait des choses bizarres, lui a-t-il dit un jour, elle prépare des bouillons de plantes aromatiques, de fruits, de racines, des bouillons dont personne ne connaît la contenance et qui paraîtrait-il, font dormir, rendent fort, valeureux, guérissent certains maux, apportent la fécondité et apaisent les malheurs… Certaines de ces mixtures qu’elle prépare dit-on peuvent guérir des blessures et des plaies dont personne n’aurait pu survivre !

Le soir de ses 18 ans, la jeune demoiselle prépare un balluchon. Ella attend que la nuit tombe et se faufile par une petite porte cachée qui va directement sur la forêt. Cette nuit-là, elle l’a choisie, car il n’y pas de lune. Elle est noire comme l’intérieur de la forêt. La jeune demoiselle n’a pas peur, elle entre dans la forêt, à tâtons… Tout droit devant elle… Elle s’avance, elle sent les branches sur son visage, sur ses mains et sur son corps qui l’effleurent. Il fait très froid, il y a de la pluie qui tout à coup se met à tomber, cinglante et lourde. On dirait que tout se met contre elle, pour qu’elle n’y aille pas, pour qu’elle fasse demi-tour. Mais elle est déterminée. Elle avance, coûte que coûte ! Ses pieds s’enfoncent dans la boue, des feuilles et des branches mortes craquent sous ses pieds. Elle entend des bruits, des craquements, le vent siffler dans ses oreilles et ses cheveux s’emmêlent dans les feuillages. Des branches lui griffent le visage.

Elle avance toujours, l’idée de voir enfin cette grand-mère lui donne un immense courage ! Au bout d’un long, long moment de marche un éclair l’éblouit ! Le tonnerre gronde ; et, là-bas devant elle, elle voit une petite chaumière. Il n’y a qu’une seule fenêtre à quatre carreaux avec une petite bougie à l’intérieur. Elle s’approche, se met sur la pointe des pieds pour voir quelque chose dedans. Elle aperçoit une ombre bouger à l’intérieur et là ! La fenêtre s’ouvre et des milliers de petites lucioles dorées et argentées s’échappent et tourbillonnent autour d’elle. Elles l’emportent, la font virevolter, la poussent, la tirent… Et hop ! Elle se retrouve dans la maison.

Elle agite les bras pour faire partir les lucioles et petit à petit elle voit apparaître une petite femme, toute menue, souriante avec de jolis yeux brillants de malice. « Tu es ma petite Marceline, n’est-ce pas ? Les lucioles t’ont reconnue, elles te connaissent depuis ta naissance, je leur ai demandé de veiller sur toi… » « Et puis je reconnais bien là les traits de mon fils, le chevalier GRAND MARTIN. »

« Oui madame, je suis Marceline ! Je souhaite vous rencontrer depuis tellement longtemps ! »

« Je m’appelle Hybeline, mais toi tu m’appelleras grand-maman… Je t’attendais, le savais-tu ? »

« Non ! Je me suis enfuie ! Même mon père ne sait pas que je suis partie ! »

« Oh que si ! Il le sait ! Ne t’inquiète pas, il saura bien où te trouver. Cela fait partie de ton destin de venir me voir à tes 18 ans. Mais je lui avais bien recommandé de ne jamais t’en parler… Entre, mon enfant, entre… »

A l’intérieur de la petite chaumière, il y a un long couloir immense qui descend vers le sol, elle y voit une petite lueur au loin… Sa grand-mère l’emmène en la prenant par la main, le couloir descend, descend et au bout, une immense pièce apparaît, majestueuse ! Immensément riche de pierreries, de joyaux, de perles et d’or… Des meubles en bois exotique, sculptés, parfois dorés à l’or fin… Le sol de marbre blanc immaculé, comme les dizaines de statues alignées le long de longues colonnes… Une table avec un festin est servie, un gigantesque gâteau d’anniversaire avec 18 bougies… Des sucreries, des fruits, du gibier, du pain elle a envie de tout manger ! Une cheminée semblable à une porte de château ou brulent d’énormes bûches. Elles flambent et il règne une bonne chaleur de bois sec et d’odeur de miel et de sève de sapin. Elle se jette sur la nourriture. Comme tout est bon ! Elle a tellement faim… Soudain, dans un grand miroir qui fait toute la largeur de la pièce, elle se voit habillée telle une princesse. Coiffée, maquillée, parée comme pour une fête ! Elle se trouve fort jolie ! Alors près de la cheminée elle remarque une grande cage dorée...