Robin-Ninja

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Cennelli, une jeune étudiante en journalisme, rêve de rencontrer sa star préférée, Peter Facinelli, le célèbre acteur de la saga Twilight. Mais son chemin croise celui de Ju-Lia, une autre fan à l'obsession malsaine. Cennelli, bien décidée à protéger Peter, devra devenir quelqu'un d'autre. Aidée de son ami In-Chu, elle sera Robin-Ninja, la protectrice de Peter, qui ne se doute pas de la double identité de sa journaliste préférée. Mais le destin réserve bien des surprises à la jeune américaine...

Entre réalité et fiction, sur fond de show-biz et de légendes japonaises, ce roman évoque la relation teintée d’amitié et de respect entre une fan et son acteur. L'auteur, aimant le cinéma et les super-héros, nous embarque dans une aventure forte en émotion, en suspense et en action !


Publié le : lundi 23 février 2015
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EAN13 : 9782332879929
Nombre de pages : 168
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-87990-5

 

© Edilivre, 2015

Dédicace

 

 

A Peter Facinelli et à ses fans

Prologue

Je m’appelle Cennelli, j’ai vingt-deux ans ; je suis originaire de Washington D.C. Il n’y a pas si longtemps, mon rêve le plus cher était de rencontrer un jour mon acteur préféré, Peter Facinelli. Mon espoir, ma détermination, et un étrange concours de circonstances que mon maître appelle « la destinée », ont transformé mon rêve en réalité.

Vous aussi, fans du monde entier, vous pouvez réaliser vos rêves ; il suffit d’y croire, rien n’est impossible ! Mais atteindre les étoiles a un prix…

Je vais vous raconter mon histoire.

Six mois plus tôt…

Chapitre 1

CENNELLI

Mon Rêve

 

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1

Depuis que j’ai découvert la saga Twilight, le rôle que joue Peter Facinelli me fascine un peu plus à chaque chapitre ; il est formidable en père aimant qui protège les siens, d’autant qu’il est le même dans la vraie vie ! Cela me touche car je n’ai pas eu cette chance-là. Le désir de rencontrer un jour mon acteur préféré est de plus en plus fort.

Orpheline, j’habite chez ma tante Saphira et ses deux filles, Anastasia et Jouvence. Si la seconde est plutôt douce et discrète, la première est comme sa mère : désagréable, cruelle et me prenant littéralement pour sa bonne.

Anastasia me répète souvent : « Cennelli, sors de tes rêves ! Tu ne pourras jamais rencontrer Peter ; c’est une star et il me semble impossible pour toi de l’approcher ! En revanche moi, j’aurais tous les atouts pour attirer son attention ! Bon, tu as la vaisselle à faire ainsi que du repassage, travaille un peu au lieu de rêver ! »

J’essaie de ne pas faire cas de ses piques ; moi, je sais qu’un jour je rencontrerai Peter.

Dans la journée, je prends des cours de journalisme à Washington. Je m’y suis faite une amie, Ju-Lia. On se retrouve souvent avant les cours. C’est là que tout a commencé.

Ce jour-là, j’arrive à l’université particulièrement fatiguée et même l’égocentrique Ju-Lia le remarque : « Ça va, Cennelli ? Tu sembles exténuée…

– Ne m’en parle pas, ma famille est terrible et avec toutes ces corvées, je me couche trop tard ! Galère ! »

Ju-Lia fait la moue, mais très vite enchaîne, la voix enjouée : « Regarde ! J’ai des nouvelles photos de Peter Facinelli : comme il est beau !

– oui, tu as raison ; ce que j’aimerais le voir un jour… ! Pourquoi tu me regardes comme ça, Ju-Lia ?

– je ne veux pas te vexer mais tu serais bien trop timide pour lui parler !

– Merci pour tes encouragements ! » dis-je, un peu vexée.

Chaque fois qu’on parle de Peter, c’est pareil : Ju-Lia prend un ton cynique qui ne me plaît pas du tout ; je trouve qu’elle se conduit parfois bizarrement. Mais elle continue : « Tu sais quoi ? Après-demain, Peter fait une dédicace dans un grand palace de Washington ! Il faut une invitation mais… j’en ai une !

– Comment as-tu fait ?

– Nous sommes amis sur Facebook ! Et comme on discute souvent, je lui ai demandé de me mettre dans la liste des fans invités !

– je peux y aller aussi, s’il te plaît !

– Désolée, c’est une invitation pour une personne !

– Tu as de la chance, dis-je, dépitée.

– Il faut qu’on aille en cours ! » lance-t-elle, ignorant mon désarroi. Elle m’a tellement démoralisée que j’ai envie de m’enfuir en courant.

En plein cours, In-Chu, un camarade de classe placé derrière moi, me chuchote : « Cennelli, j’ai entendu ta conversation avec Ju-Lia ; ne t’inquiète pas, tu le rencontreras ton Peter, je le sais ; sois patiente et aies foi en toi !

– Merci, c’est gentil !

– Je le sais, je le sens, j’ai un don pour ça !

– Tu m’intéresses ! » Lui dis-je, un brin ironique. Le professeur Allan nous interpelle : « Cennelli ! In-Chu ! Vous avez quelque chose à ajouter ?

– Non, monsieur.

– Alors, préparez vos questions.

– Oui, monsieur. »

A la pause, In-Chu vient à ma rencontre : « Alors, c’est pas la joie chez toi ?

– Non, ma cousine et ma tante sont odieuses, non seulement elles m’exploitent, mais en plus elles n’ont de cesse de me briser mes rêves et en vérité, ça commence à me miner !

– Tu as invité Peter Facinelli sur ton compte Facebook ?

– Oui, on a même discuté deux ou trois fois ! Mais je ne veux pas l’importuner.

– Je comprends. Elle le sait, Ju-Lia ?

– Non, j’ai voulu lui dire mais en ce moment je ne sais pas ce qu’elle a, elle se montre un peu agressive ; et au lieu de me soutenir, elle me nargue !

– Elle est très égoïste, tu sais.

– Oui, je m’en rends compte…

– Si jamais tu rencontrais Peter, il faudrait trouver une astuce pour qu’il te remarque.

– Je sais bien, mais quoi… ? »

Le cours reprend ; notre professeur nous demande de choisir un thème journalistique et de le développer. Je réfléchis tandis qu’In-Chu me chuchote : « Cennelli, tu vas écrire sur quoi ? Moi, j’ai choisi la nature, le sens de la vie, le yin et le yang !

– Cool ! Moi, je n’en sais rien… à moins que… » Je repense à mon acteur préféré, à l’envie de le connaître vraiment, et là, j’ai une révélation : « J’ai trouvé : Être ou ne pas être !

– Mais tu es hors sujet !

– Non ! Je t’explique : j’aimerais rencontrer Peter Facinelli, le connaître plus personnellement ; malheureusement, comme tu me l’as dit toute à l’heure, pour la petite Cennelli, c’est impossible, tu es d’accord avec moi ?

– Oui, et… ?

– Réfléchis, si je devenais une journaliste spécialisée dans le parcours de cet acteur, mon rôle serait justement de l’approcher régulièrement !

– D’accord, cependant, pour devenir sa journaliste attitrée, ça va être compliqué, alors que… » In-Chu s’interrompt, perdu dans ses pensées. Je le presse de continuer mais il me fait signe de me taire. Je m’impatiente quand soudain il crie presque : « Tu vas devenir son héroïne ! » Le professeur nous jette un regard noir, nous incitant à baisser d’un ton. « Tu vas le protéger ! Tu seras son Spiderman ! ajoute-t-il en riant.

– Et toi, tu délires !

– Pourquoi donc ?

– D’abord, je suis incapable de me battre !

– Ça peut s’arranger, mon oncle est un maître en arts martiaux, il peut t’apprendre des techniques de combat et même à tirer à l’arc. Tu es fine et souple ; si tu es déterminée, ça pourrait fonctionner !

– Merci In-Chu, c’est bon à savoir ! » Mon ton se veut moqueur, mais cette idée saugrenue me fait sourire… Y aurait-il un espoir ?

Je retourne chez moi où la triste réalité m’attend : « Tiens Cennelli, me lance ma tante, tu tombes bien, je voudrais que tu ranges la cuisine.

– Oh la la, non, pitié ! » Mais ma tante ne souffre aucun refus ; je laisse cours à mes rêves tandis que je m’active, pressée d’en finir pour retrouver le calme de ma chambre.

 

2

Le lendemain, lorsque ma tante Saphira vient me réveiller, elle s’écrie : « Cennelli, tu es en retard pour tes cours ! Mais tu as une mine affreuse ! Qu’as-tu fait cette nuit ?

– J’ai réfléchi au sujet de mon prochain devoir de journalisme.

– Pff ! Cela ne te servira à rien ! »

Alors que j’avale en vitesse mon petit déjeuner, ma tante et Anastasia en profitent pour me provoquer : « Elle a encore rêvé toute la nuit ! Minaude ma tante.

– Oui maman, elle croit qu’un jour elle va rencontrer Peter Facinelli. Autant croire aux contes de fées ! » réplique ma cousine en riant. Je ne peux m’empêcher de lui lancer : « Tu seras bien étonnée le jour où ça arrivera ! »

J’arrive en cours essoufflée en même temps que Ju-Lia.

« On est en retard, Ju-Lia !

– Je sais, mais j’ai passé une partie de la nuit sur Facebook ; la soirée dédicaces est suivie d’un bal ! Je suis toute excitée !

– Vendredi soir, c’est ça ?

– Oui ! Il paraît qu’il est adorable avec ses fans ! Je vais pouvoir le toucher ! Je suis si impatiente !

– Dire que je ne peux assister à ça ! dis-je en soupirant.

– T’inquiète, j’essaierai de lui parler de toi !

– Ça m’étonnerait, marmonné-je.

– Si tu lui parlais sur Facebook, tu aurais plus de chance d’être invitée aussi !

– Je lui parle parce que je l’admire, pas pour quémander une invitation ! Je ne suis pas comme ça, moi ! C’est une star, il faut le respecter ! »

Pas de réponse ; elle se moque éperdument de mes états d’âmes !

« Bon, ce soir je vais m’acheter une belle robe ! Tu viens avec moi, j’aimerais avoir ton avis. A tout à l’heure ! »

Je soupire : « OK ! »

Trop bonne, trop c… Enfin !

Après les cours, on file dans une galerie marchande où Julia dégote la robe de ses rêves. « Alors, qu’en penses-tu, Cennelli ?

– Ça ne va pas du tout, c’est trop court et trop… vulgaire !

– Ce que tu es coincée ! C’est parfait pour moi !

– Et puis, fais comme tu veux… Au moins, toi, tu y vas à ce bal !

– Hé oui ! Nous n’avons pas les mêmes valeurs ! » Ce qu’elle est agaçante ! Je me demande pourquoi je l’ai accompagnée. Je la quitte désemparée, l’imaginant aux côtés de Peter, riant et parlant avec lui… dans sa robe ridicule ! Mince consolation.

Quand j’arrive à la maison, je découvre que ma chère famille ne m’a rien gardé pour le dîner ; je monte directement dans ma chambre, n’ayant pas le courage d’affronter ces harpies ce soir. Mais Anastasia m’attrape le bras et me lance, affichant un sourire cruel : « Alors la rêveuse, quand est-ce que tu interviewes le beau Facinelli ? Au fait, j’ai oublié de te dire : j’ai une invitation pour sa soirée dédicaces ! Mais ne t’inquiète pas, je te raconterai ! »

Je me dégage le bras et je monte sans répliquer, les larmes aux yeux ; je suis si fatiguée de tout ce cirque ! J’entends mon autre cousine, Jouvence, dire à Anastasia : « Tu es dure avec elle !

– Et alors, il faut qu’elle redescende sur terre !

– Tu es jalouse, je suis certaine qu’elle réussira un jour ! »

J’entends les pas délicats de Jouvence dans l’escalier ; lorsqu’elle entre dans ma chambre, je me suis affalée sur le lit et contemple les photos de Peter, me demandant si mon projet sera réalisable ; il semble soudain si facile pour le reste du monde de rencontrer Peter ! Sauf pour moi ! Je me retourne vers Jouvence : « Ça va, Cennelli ?

– Bof.

– Raconte-moi.

– Certaines personnes ont de la chance. Demain, Anastasia et ma copine Ju-Lia devraient rencontrer Peter Facinelli à cette soirée, il y fera une dédicace pour ses fans et j’en suis une ! Ju-Lia communique de plus en plus avec lui sur Facebook et je trouve ça exagéré. Je suis sûre qu’elle n’est pas loin de lui demander son numéro de téléphone !

– Et tu crois vraiment qu’il lui donnerait ? Aucune star ne donne son numéro à une fan ; peut-être exagère-t-elle les discussions qu’elle a avec lui ?

– Tu as sans doute raison, je n’y avais pas pensé… Ce dont je suis certaine c’est que Ju-Lia aime Peter et qu’elle a quelque chose derrière la tête qui ne me semble pas très sain. C’est un acteur, il a une famille et une vie qu’on doit respecter.

– Toi en tout cas, tu n’es pas une fan comme les autres ! Et ne fais pas attention à Anastasia, elle est jalouse ! Elle ne fait rien de sa vie, elle est incapable d’avoir tes rêves et tes projets, et ça la rend aigrie !

– Tu crois que je pourrais me permettre de demander une invitation à Peter pour cette soirée ? J’ai tellement peur de l’importuner !

– Écoute, je pense vraiment qu’Anastasia et même Ju-Lia sont jalouses parce que tu admires ton acteur avec beaucoup de respect et de dignité, et c’est tout à ton honneur ; mais personnellement je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas aller à cette soirée ! Quoi qu’il en soit, Ju-Lia aurait du penser à toi si elle s’était comportée comme une amie. Fais attention à cette fille, car d’après ce que tu m’en dis, elle ne m’a pas l’air très… équilibrée. Quant à Peter, tu le rencontreras peut-être un jour, mais d’une autre façon que celle que tu imagines ! »

Je suis intriguée et un peu surprise, mais son avertissement à propos de Ju-Lia me donne une idée : « Merci à toi, heureusement que tu es là ! Je crois que je vais suivre Ju-Lia demain pour l’observer ; on verra bien ce que nous réserve cette petite sortie ! Tu me prêterais ta voiture ?

– Bien entendu ! »

 

3

Le vendredi matin je me lève plus tôt qu’à mon habitude ; alors que je fais mes corvées avant de partir en cours, Anastasia me regarde avec insistance. Je me sens pleine d’espoir et cela me donne une énergie qui ne doit pas lui plaire !

Sur le chemin de l’université, j’entends quelqu’un qui court derrière moi. Je me retourne : c’est In-Chu : « Coucou Cennelli, ça va ? Dis donc, tu marches vite !

– Salut In-Chu !

– Alors, tu as pensé à ma proposition ?

– Oui j’y pense. Mais ça me paraît un peu tiré par les cheveux !

– Tu as peur et c’est normal, mais je suis sûr que tu en es capable ! Tu ferais une superbe ninja ! »

J’éclate de rire ; dans le genre rêveur, il est pire que moi ! « Tu sais In-Chu, Ju-Lia va rencontrer Peter Facinelli ce soir et j’ai l’impression que ça va mal se terminer.

– Ah ! Tu as un sixième sens ! C’est utile pour une ninja ! » me dit-il en m’adressant un clin d’œil.

Je lui donne une petite tape sur la joue et ris de bon cœur avec lui : « Arrête de dire des bêtises ! »

En entrant dans la salle de cours, je tombe sur une Ju-Lia surexcitée : « Cennelli, je suis trop stressée pour ce soir ! J’ai hâte, tu ne sais pas à quel point je suis heureuse ! Au fait, tu peux m’amener au bal avec la voiture de ta cousine ? »

Son culot me laisse sans voix, mais sa demande arrange mes plans ; je pourrai l’avoir à l’œil. On verra bien comment faire sur place.

Quand je rentre chez moi, mes deux cousines sont dans le hall, Anastasia en tenue de soirée, prête à partir. Pleine de rancœur, je ne peux m’empêcher de lui lancer à la figure : « Si par hasard Peter te regarde ce soir, ce sera pour constater à quel point tu es affreuse ! »

Anastasia, peu habituée à de l’agressivité de ma part, en reste bouche bée, puis tourne les talons et sort. Je me tourne vers Jouvence : « Ju-Lia m’a demandé de l’accompagner, tu es toujours d’accord pour me prêter ta voiture ?

– Bien sûr ! File et laisse cette vaisselle, je vais m’en occuper.

– Merci Jouvence.

– Bonne chance ! »

Dans la voiture, Ju-Lia n’arrête pas de parler mais je ne réponds pas, perdue dans mes pensées : si je n’arrive pas à entrer dans le palace, je n’aurai plus qu’à rentrer bredouille, laissant Ju-Lia profiter de son bonheur !

« Tu es bien calme, Cennelli !

– Oui, je ne me sens pas très bien. Tu peux le comprendre, non ?

– Oui, oui, bien sûr… En tout cas, moi je n’y tiens plus ! A moi, le beau Peter ! Tu crois que je pourrai danser avec lui ? Oh la la ! »

Quelle égoïste ! Elle ne se rend absolument pas compte de la peine que je peux éprouver ! J’essaie pourtant de garder mon sang froid.

Arrivées devant le palace, mon cœur bat la chamade ; des voitures par centaines sont garées devant le magnifique hôtel dont l’entrée a été décorée de drapés rouges pour la circonstance. Soudain j’aperçois au loin des gardes du corps entourant quelqu’un qui s’avance vers les marches : Peter ! Je n’en crois pas mes yeux ! Il est là, si près ! L’émotion me submerge, tandis que Ju-Lia court rejoindre les fans qui tentent d’approcher la star.

Restée seule dans la voiture, je décide de tenter quelque chose et m’approche à mon tour de l’entrée ; mais déjà les fans tendent leurs cartons d’invitation, et ceux qui n’en ont pas se font refouler par le personnel du palace. C’est peine perdue, je fais demi-tour et reviens à la voiture, le cœur meurtri. Je suis garée non loin des vitres de la salle de réception, et alors que j’essaie d’apercevoir une dernière fois Peter, je le localise au milieu d’un groupe. Ce que je vois me fait monter les larmes aux yeux : il écoute Ju-Lia ! Ce que j’aimerais être à sa place !

Le spectacle est trop affligeant ; je m’apprête à remonter en voiture quand une voix m’interpelle : « Cennelli ! Où vas-tu comme ça ?

– Oh ! In-Chu ! Je suis si contente de te voir ! Mais qu’est-ce que tu fais là ?

– Je te cherchais ! Figure-toi que j’ai mes sources, et je ne voulais pas te laisser seule avec tes larmes sur ce maudit parking. Je me doute de ce que tu ressens, va !

– In-Chu, je t’adore ! Et tes sources t’ont donné le moyen d’entrer dans cet hôtel ?

– Malheureusement non, et c’est regrettable car je sais autre chose : Julia t’a tenue exprès à l’écart de cette soirée car elle a l’intention de sortir avec Peter ! Rien que ça ! Et j’ai bien peur qu’elle soit prête à tout pour ça ! »

En regardant de nouveau par la vitre du salon, je remarque que Peter danse avec…Ju-Lia ! « Elle se l’accapare, ma parole ! Regarde, In-Chu ! »

Le désarroi fait place à la colère, tandis que je sens monter en moi une grande détermination qui m’apaise un peu : il est temps de prendre une décision.

Comme s’il lisait dans mes pensées, In-Chu ajoute : « Tu sais Cennelli, Ju-Lia est réellement amoureuse de Peter mais d’un amour totalement irraisonné. D’après certains camarades, elle nourrit cette obsession depuis longtemps déjà. Si tu veux mon avis, ça sent le harcèlement à plein nez, cette histoire !

– Mais Peter va finir par rejeter ses avances !

– Justement, la réaction de Ju-Lia pourrait être violente ! Si tu apprécies vraiment Peter, c’est le moment de lui venir en aide !

– Je ne veux pas qu’il lui arrive malheur ! »

Je regarde de nouveau Peter qui s’est éloigné de Julia et qui rit de bon cœur avec un groupe de fans plus âgées ; Julia leur lance des regards noirs. Je me retourne vers In-Chu et lui demande, plus déterminée que jamais : « In-Chu, ta proposition tient toujours ?

– Quoi ? Tu es sérieuse ?

– Plus que jamais ! Si ce que tu dis est vrai, alors je ferai en sorte de protéger mon acteur préféré ! J’apprendrai les arts martiaux, le tir à l’arc, et Dieu sait quoi qui pourra m’aider à devenir la gardienne de Peter Facinelli. »

In-Chu est aux anges : « Tu peux compter sur moi, guerrière ! Et mon oncle sera heureux de t’aider. »

On se tourne tous deux vers Peter, prenant soudain toute la mesure de cette décision : « Mon rêve va se réaliser, je vais enfin approcher Peter, mais pas pour moi… pour lui !

– Et tu seras quelqu’un d’autre ! »

Remerciements

Merci à l’acteur Peter Facinelli pour son intérêt et son enthousiasme bien avant la parution de mon livre.

Merci à toutes les fans de Peter Facinelli pour leur soutien.

Merci à l’équipe artistique qui m’a conseillée et entourée avec talent :

Magali Vanhoutte, écrivain, pour son aide à la rédaction.

Laurence Vanhecke, dessinatrice, pour ses merveilleuses illustrations.

A tous, j’exprime toute ma gratitude !

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