Samantha dans tous ses états

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Partir en week-end avec son petit ami qui n'est autre que le fils du président n'a rien de banal ! David propose tout simplement à Samantha des balades à cheval, de regarder des DVD et de jouer au Parcheesi. Mais Samantha a un doute. Elle se demande quand même si son invitation ne cache pas autre chose. Et si c'est le cas, elle n'est pas du tout sûre d'être prête à franchir le pas?
Publié le : mercredi 10 mai 2006
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782012033788
Nombre de pages : 320
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L’édition originale de cet ouvrage
a paru en langue anglaise (États-Unis)
HarperCollins, New York,
sous le titre :
Ready or not
© Meggin Cabot, 2005.
© Hachette Livre, 2006, pour la traduction française,
et 2012, pour la présente édition.

Hachette Livre, 43 quai de Grenelle 75015 Paris.

« Couverture : Lorette Mayon / Image : © Marie Perron »

ISBN : 978-2-012-03378-8

Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949
sur les publications destinées à la jeunesse

Je remercie Beth Ader, Jennifer Brown, Michel Jaffe, Laura Langlie, Abigail McAden et surtout Benjamin Egnatz.
À Laura Langlie, merveilleux agent
et amie encore plus merveilleuse
Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même la seule chose qui se soit jamais produite.
Margaret Mead, anthropologue.
Lorsque tu t’es ridiculisée une bonne centaine de fois, tu apprends ce qui marche ou pas.
Gwen Stefani.
Les dix raisons qui font que je ne supporte pas d’être qui je suis, à savoir Samantha Madison :
10.  Bien que j’aie sauvé la vie du président des États-Unis, que j’aie reçu une médaille pour mon acte d’héroïsme et qu’on ait tourné un film sur ma vie, on me traite toujours comme une bête curieuse au lycée, lequel est quand même censé être une institution progressiste de grande réputation. Personnellement, je trouve qu’il n’est fréquenté – à l’exception de ma meilleure amie Catherine et de moi-même –, que d’aficionados de la mode, de partisans de la tolérance zéro à l’égard de quiconque professe une opinion originale, et de néofascistes qui reprennent en chœur l’hymne de l’école et se passionnent pour les émissions de télé-réalité.
9.  Ma grande sœur – celle qui a apparemment hérité de la bonne séquence d’ADN, comme le gène des cheveux blond vénitien, lisses et soyeux plutôt que celui des cheveux roux et crépus – jouit de la plus GRANDE cote de popularité à Adams Prep, ce qui fait que tous les jours, en gros, j’ai droit à la même question de la part de mes pairs, de mes profs et même de nos parents, quand ils constatent une fois de plus que je déprime, seule dans mon coin, au milieu de l’entrain général :

« Pourquoi ne ressembles-tu pas plus à ta sœur Lucy ? »
8.  Même si mon soi-disant acte de bravoure – lorsque j’ai sauvé la vie du président – m’a valu d’être nommée ambassadrice des Nations unies pour la jeunesse, je suis rarement dispensée de cours pour autant. Et je tiens à préciser que je ne suis même pas payée pour remplir mes fonctions.
7.  Résultat, j’ai dû me trouver un job en plus de mon travail strictement bénévole d’ambassadrice, pour pouvoir payer mes achats chez Sullivan Art, où je me fournis en carnets de croquis et crayons, vu que mes parents ont décidé qu’il était temps que j’apprenne la valeur de l’argent et que j’acquière une « éthique du travail ».
À l’inverse de ma sœur Lucy, qui doit elle aussi gagner son argent de poche pour payer ses tubes – de crème, pas de peinture –, je ne me suis pas dégoté un emploi dans une boutique de lingerie qui me fait trente pour cent de réduction et me paie dix dollars de l’heure pour m’asseoir derrière la caisse et lire des magazines en attendant qu’une cliente condescende à m’interroger sur les slips brésiliens et les strings.
Non, moi, je travaille chez Potomac Video et je suis payée au Smic pour rembobiner des navets avec Brittany Murphy et les ranger ensuite sur les étagères pour les prochains clients. Autrement dit, je suis coincée dans le monde tordu et malade de Brittany Murphy et de ses Regarde-comme-j’ai-maigri-depuis-que-j’aitourné-Clueless-et-qu’Ashton-m’a-larguéepour-cette-vieille-peau-de-Demi-mais-j’en-airien-à-faire-parce-que-je-suis-devenue-pluscélèbre-que-lui.

D’accord, grâce à ce job, j’ai rencontré des marginaux hyper cool qui ont arrêté leurs études depuis belle lurette, comme Dauntra, ma nouvelle copine aux multiples piercings.
Mais ce n’est pas une raison.
6.  Entre le lycée, mes cours de dessin, mes fonctions d’ambassadrice et mon job, il ne me reste qu’une soirée par semaine, le samedi, pour sortir avec mon petit ami.
5.  Comme l’emploi du temps de mon petit ami est aussi chargé que le mien, sans parler du fait qu’il doit préparer son entrée à l’université, qu’il est le fils du président des États-Unis et qu’en tant que tel, est souvent tenu d’assister à des cérémonies officielles le seul soir où je peux sortir avec lui, soit je l’accompagne à ces réceptions qui n’ont franchement rien de très palpitant, soit je passe la soirée devant National Geographic Explorer
avec ma petite sœur Rebecca.
4.  Je suis la seule fille sur Terre de presque dix-sept ans à avoir vu tous les épisodes de National Geographic Explorer. Par ailleurs, ce n’est pas parce que ma mère est avocate, spécialisée dans l’environnement, que je suis inquiète à l’idée que la calotte polaire se retire. Je préférerais voir mon petit ami plus souvent.
3.  Ce n’est pas parce que j’ai sauvé la vie du président des États-Unis que j’ai rencontré pour autant mon idole, Gwen Stefani (mais c’est vrai qu’elle m’a envoyé un blouson en jean de sa marque, L.A.M.B., quand elle a appris que j’étais sa fan n°1. En même temps, la première fois que je l’ai porté au lycée, j’ai été l’objet de remarques caustiques de la part de mes camarades, du genre « T’es punk ? » et « Tu te prépares pour un pogo ? », ce qui m’a fait comprendre que l’avant-garde en mode n’était pas encore quelque chose que les gens de ma génération pouvaient apprécier).
2.  Bien que toutes les personnes qui me connaissent SAVENT tout ça, elles PERSISTENT à penser que ma vie est merveilleuse et que je devrais être un peu plus reconnaissante pour toutes ces choses que j’ai, comme un petit ami que je ne vois jamais ou des parents qui m’envoient dans une école formidable où tout le monde me déteste. Oh, j’oublie ma grande amitié avec le président, lequel est incapable de se rappeler mon nom. Dire que je me suis cassé le bras en lui sauvant la vie !
Mais la raison principale qui fait que je ne supporte pas d’être moi-même, c’est :
1.  Qu’il est peu probable que les choses s’améliorent dans les mois à venir, à moins que je change quelque chose à ma vie.
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