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Si la bergamote m'était contée

De
108 pages

Voici un petit roman quasi épicurien. Il nous permet de voyager à travers l'Europe, entre l'Italie et la France, de découvrir des paysages, des parfums et les plaisirs de la table. Au centre de l'aventure, Hans Friedrich qui a deux passions : la confiserie et Maria. Comme il est pauvre, il doit faire fortune s'il veut épouser sa belle. Avec seulement ses rêves et un flacon autorisant trois souhaits, il part à la recherche de la bergamote qui parfume si délicatement la peau de Maria. Son idée, c'est d'utiliser cette fragrance pour confectionner des bonbons à la saveur unique. Il ignore que sa quête va le mener dans d'étranges contrées et lui faire remonter le temps. Fermez les yeux ! Quel délice ! Pourtant ce n'est qu'un tout petit carré couleur miel, à la transparence de vitrail, doré à point, c'est le bonbon soleil ! A partir de 9 ans.


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Table des matières Sommaire Si la bergamote m’était contée Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Epilogue Découvrez nos autres collections
Sommaire
Si la bergamote m’était contée EliseFISCHER Illustrations JudeLEPPO . . Pour Lisa, Loona, Maureen, Donnie et Louis qui aiment beaucoup les bergamotes. .
Chapitre 1
osef, le patron de l’aubergeAux Deux Cerfsentra en faisantclaquer ses hauts de chausse J surle parquet. Sa grosse voix se fit entendre et tout se figea dans l a cuisine. Reinate, qui préparait un cuissot de chevreuil mariné dans les herbes et le vin de Hongrie, sursauta et sa main tenant une longue cuillère de bois fut comme suspendue dans les airs. – Vous savez que le comte von Linden vient manger avec toute sa maisonnée. Je ne veux aucune fausse note. Depuis l’apéritif jusqu’au dessert, rien ne doit manquer. Vous veillerez que l’on serve des bonbons avec le gâteau ; Herr von Linden, son épouse et leur charmante Maria en raffolent.
Hans-Friedrich Godefroy Lillichvenait souvent aider sa mère. Il savait mieux que personne faire blondirle sucre dans la casserole avant d’ajouter une noix de beurre ou de crème fraîche. Restait à parfumer le liquide ambré. Quelques gouttes de citron, de menthe, de réglisse ou devanille…
Il savait chauffer doucement les ingrédients jusqu’à ébullition. Surtout, ne jamais remuer la pâte dans la casserole avec une spatule ou tout autre instrument. Dans sa main, la queue de la casserole pour faire tourner d’un mouvementcirculaire ce qui allait être un délicieux bonbon. Il faisait ensuite glisser le liquide chaud sur la plaque de marbre froid et entreprenait de découper la pâte dès qu’elle se figeait. Hans-Friedrich rêvait. Un jour, il inventerait d’autres bonbons. Un jour, il irait jusqu’au bout du monde pour récolter de nouveaux parfums aussi rares que subtils, pour fabriquerdes douceurs plus ou moins fondantes sur la langue. Il donnerait du bonheur. C’était son rêve…
La famille von Linden s’était installée dans la plus belle salle de l’auberge, celle qui offrait la vue sur le lac de Constance. Hans-Friedrichn’avait vu que la belle Maria. Un joli minois encadré de cheveux blond vénitien, un visage sur lequel le soleil ou les étoiles avaient déposé une fine poussière d’or. Quand elle souriait,ses lèvres d’un rouge vif découvraient des dents parfaites, telles de petites perles. Son regard avait la couleur du ciel au printemps. Le repas durait, durait… Quand donc arriverait le moment du café et des bonbons ? Hans-Friedrich s’impatientait, avait le cœur battant. Ah !Voir entre ses lèvres le délicieux bonbon auquel il avait donné la forme d’un cœur et deviner à son regard le plaisir qu’elle avait à le manger… Sur la soucoupe, le cœur de bonbon était enveloppé d’une papillote où il avait écrit : «Fräulein, ce bonbon en forme de cœur pour vous dire que le mien vous appartient.» Si Maria cacha sa surprise en exhibant la précieuse douceur, elle eut le temps de lire le message tout en portant le bonbon à sa bouche. Au moment de quitter l’auberge, elle frôla Hans-Friedrich.
– Demain, chuchota-t-elle les yeux brillants, vers six heures, près de ...
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