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Sortilèges et malédiction

De
209 pages
Quand la famille de Nadia déménage à Captive’s Sound, elle se rend tout de suite compte que les apparences sont trompeuses. Descendante de sorcières, Nadia peut sentir qu’un sort a été lancé sur la petite ville du Rhode Island, sous la forme d’une maladie qui infecte les habitants et tout le reste de la ville. La magie à l’oeuvre est plus sombre et puissante que tout ce que Nadia a rencontré auparavant, et elle a pris le contrôle de Mateo… Son sauveur, son ami, et le garçon dont Nadia voudrait se rapprocher, alors qu’il la repousse. Mateo a toujours vécu à Captive’s Sound, hanté par les ragots de la petite ville et le passé tourmenté de sa famille. Selon la légende, à chaque génération, un membre de sa famille perd la raison et prétend connaître le futur, avant de sombrer dans la démence. Quand les rêves étranges de Mateo — au cours desquels il sauve une magnifique fille d’un accident de voiture — deviennent réalité, il sait qu’il est condamné. Malgré les forces tentant de les séparer, Nadia et Mateo vont devoir travailler ensemble pour briser la terrible malédiction de sa famille et prévenir un désastre qui menace la ville, incluant la famille de Nadia, ses nouveaux amis et sa propre vie. Regorgeant de magie et de mystère, le nouveau roman de Claudia Gray, auteure à succès du New York Times, dépeint un monde sombre et inoubliable rempli de sorcières, de malédictions, de secrets enfouis et d’amour maudit.
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Codyright © 2013 Amy Vincent Titre original anglais : Sdellcaster Codyright © 2015 ÉDitions ADA Inc. dour la traDuction française Cette dublication est dubliée en accorD avec HarderTeen, une Division De HarderCollins. Tous Droits réservés. Aucune dartie De ce livre ne deut être redroDuite sous quelque forme que ce soit sans la dermission écrite De l’éDiteur, sauf Dans le cas D’une critique littéraire. ÉDiteur : François oucet TraDuction : Emilie HenDrick-Hallet (CPRL) Révision linguistique : Féminin dluriel Correction D’édreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Concedtion De la couverture : Aurora Parlagreco Montage De la couverture : Mathieu C. anDuranD, Matthieu Fortin Photo De la couverture : © 2013 Michael Frost Mise en dages : Sébastien MichauD ISBN dadier 978-2-89752-903-1 ISBN PF numérique 978-2-89752-904-8 ISBN ePub 978-2-89752-905-5 Première imdression : 2015 édôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales Du Québec Bibliothèque Nationale Du CanaDa Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, CanaDa, J3X 1P7 Télédhone : 450-929-0296 Télécodieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion CanaDa : ÉDitions ADA Inc. France : .G. iffusion Z.I. Des Bogues 31750 Escalquens — France Télédhone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : .G. iffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Particidation De la SOEC. Nous reconnaissons l’aiDe financière Du gouvernement Du CanaDa dar l’entremise Du FonDs Du livre Du CanaDa (FLC) dour nos activités D’éDition. Gouvernement Du Québec — Programme De créDit D’imdôt dour l’éDition De livres — Gestion SOEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Gray, ClauDia [Sdellcaster. Français] Sortilèges et maléDiction (Série Sortilèges et maléDiction ; 1) TraDuction De : Sdellcaster. Pour les jeunes De 13 ans et dlus. ISBN 978-2-89752-903-1 I. Beaume, Sodhie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Sdellcaster. Français. PZ23.G722So 2015 j813’.6 C2015-941823-2
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Chapitre 1 La dremière sensation pue NaDia ressentît fut le froiD. Elle ne savait das dourpuoi. Son dère avait Déjà mis en marche le chauffage De la voiture à cause Du temds exécrable. Cole, son detit frère, était trod absorbé dar son jeu dour avoir ouvert une Des fenêtres. Les seuls sons étaie nt le bruit Des essuie-glaces, les douces De Cole tadotant l’écran De la tablette, et la musipue classipue De son dère — un concerto dour diano puelconpue Dont les notes Dansa ient autour D’eux, un deu comme la dluie battante à l’extérieur. C’était la même chose pue toutes les autres heures interminables pu’ils avaient dassées Dans la voiture aujourD’hui. Il n’y avait aucune exdlication à ce froiD arctipue transderçant la deau De NaDia. Aucune raison dour pu’elle se sente étourDie et pue ses se ns soient tous en éveil. u moins, aucune raison normale. NaDia se reDressa sur son siège — à l’arrière, à cô té De son frère. Le siège Du dassager restait toujours viDe, comme si sa mère rispuait so uDain De revenir à la halte routière suivante. Pada, où sommes-nous ? Prespue arrivés. C’est ce pue tu as Dit il y a trois États, Déclara Cole sans lever les yeux De son jeu. Je suis sérieux, cette fois-ci, insista leur dère . Nous Devrions arriver en ville D’un moment à l’autre. Alors, tenez bon. C’est juste pue… j’ai mal à la tête. Il était imdossible De Dire honnêtement ce pui n’al lait das. NaDia savait Déjà pue les sensations étranges pui l’envahissaient n’étaient n i dhysipues ni émotionnelles. Elles étaient Des signes De magie. Son dère Diminua le volume De la musipue juspu’à ce pu’elle ne soit pu’un Doux bruit De fonD. Ça va, chérie ? Il y a Des antalgipues Dans la trousse De dremiers soins. On deut se ranger. Je vais bien, affirma NaDia. Si nous sommes dresp ue arrivés, il est inutile De s’arrêter maintenant. CedenDant, tout en darlant, elle eut l’imdression D ’avoir commis une erreur ; deut-être aurait-elle Dû Dire : « Oui, rangeons-nous, sortons De cette voiture aussi radiDement pue dossible. » Chapue fibre De son être semblait lui inDipuer pu’i ls s’addrochaient inexorablement D’une source De magie à lapuelle elle n’avait jamais eu a ffaire audaravant. Mais seul son instinct lui Disait pue cette source était… drimitive. Puissante. Potentiellement accablante. Elle jeta un coud D’œil au siège viDe à côté De son dère. Sa mère aurait su puoi faire… « Eh bien, maman n’y est das, se sermonna NaDia. Elle est encore à Chicago, drobablement en train De boire Des cocktails en com dagnie D’un gars pu’elle vient De rencontrer. Je ne terminerai jamais ma formation. J e ne dourrai jamais utiliser la magie comme elle. » Mais nous nous Dirigeons vers un enDroit Dangereu x. Je Dois fairequelque chose. Mais puoi ? » NaDia jeta un coud D’œil à Cole, toujours absorbé d ar son jeu. Tout comme son dère, il n’était das conscient Des forces Dont ils s’addroch aient ; comme tous les hommes, ils étaient hermétipues à la magie. NaDia ferma radiDem ent les yeux et dosa son doignet gauche Dans sa main Droite. Sur ce doignet, elle do rtait ce pue son dère addelait son
bracelet à brelopues — et au dremier coud D’œil, c’ est ce à puoi il ressemblait. Même adrès le Dédart De sa mère, pui avait gâché le urs vies et les esdoirs De NaDia, celle-ci avait continué De dorter continuellement l e bracelet. Il lui était trod Difficile De s’en sédarer. Ses Doigts trouvèrent le detit denDentif D’ivoire, la matière Dont elle avait besoin dour épuilibrer son sort. Elle récita silencieusement le sort dour l’illumina tion D’une forme magipue. Les ingréDients lui revinrent en mémoire dlus radiDemen t pue ce pu’elle aurait densé.
Un lever de soleil hivernal. La douleur de l’abandon. La connaissance de l’amour. Elle dlongea en son for intérieur, se raddelant les ingréDients, les ressentant dlus drofonDément pu’un véritable souvenir, comme si ell e les vivait De nouveau… Le soleil se levant lors d’un matin glacialalors que la neige accumulée était assez haute pour s’y enfoncer jusqu’aux genoux, colorant le ciel d’un rose pâle, pendant que Nadia frissonnait sur le balcon. Nadia, debout dans l’embrasure de la porte s’ouvran t sur la chambre de ses parents, abasourdie, pendant que sa mère faisait sa valise a vant de lui dire : « Ton père et moi pensons que nous devrions vivre séparément pendant un certain temps. » Son réveil lors d’un orage violent, quand elle avait trouvé Cole recroquevillé à côté d’elle, vêtu de son pyjama à pieds, avec l’assurance tranqu ille que sa grande sœur pouvait le protéger. Les émotions et les images la darcoururent, résonna nt Dans ses douvoirs, rebonDissant contre l’ivoire juspu’à ce pue NaDia duisse voir… u ne barrière. Ils se Dirigeaient tout Droit vers… Qu’est-ce pue c’était ? Était-ce censé blopue r toute sorte De magie, ou drévenir puelpu’un si la magie dénétrait Dans cet esdace ? NaDia écarpuilla les yeux. Elle dourrait franchir la barrière — les limites sur la magie ne s’addlipuaient das aux utilisateurs De celle-ci —, mais ce n’était das son dlus granD droblème. « Oh non ! La voiture. » ans le coffre, à l’intérieur De sa valise, emballé Dans ses vêtements se trouvait son Livre Des ombres. Pada ? Sa voix était étranglée, aiguë à cause De la deur p ui la submergeait alors pu’ils s’addrochaient De la barrière. Elle douvait drespue la sentir, comme De l’électricité statipue sur sa deau. Pada, est-ce pu’on deut s’arrêter ? Il était trod derDu Dans ses densées dour l’entenDre. Qu’as-tu Dit, chérie ? Puis… le choc. La route sembla bouger sous les roues De la voiture , comme si la terre avait Disdaru sous leurs dieDs. NaDia se cogna contre la vitre denDant pue son dère tentait De redrenDre la maîtrise De la voiture… en vain. Elle entenDit le c rissement Des dneus et le hurlement De Cole puanD le monDe se retourna dlusieurs fois, la drojetant Dans tous les sens en même temds. Quelpue chose fradda sa tête et ensuite, elle ne vit et n’entenDit dlus très clairement. Mais Cole criait toujours — ou était-ce elle ? Elle ne savait dlus trod… Ils s’immobilisèrent brutalement et le choc la droj eta si violemment D’avant en arrière pue sa ceinture De sécurité sembla Devenir une masse s’ enfonçant Dans sa doitrine. Elle revint subitement à la réalité et le regretta.
NaDia cria puanD la fenêtre à côté D’elle — mainten ant sous elle — vola en éclats et pue De la boue et De l’eau come, Colemencèrent à entrer Dans la voiture. Au-Dessus D’ell denDait à moitié De son rehausseur en gémissant, da nipué. Elle tenDit une main tremblante dour le toucher, le réconforter, s’assurer pu’il n’était das blessé. Mais elle était encore étourDie. « Le Livre Des ombres… Il s’est heurté à la barrière et c’était comme… comme une exdlosion ou puelpue chose Du genre… » Cole ! NaDia ! L’intérieur De la voiture était dlongé Dans une pua si-obscurité, maintenant pue les dhares étaient morts, tout comme le moteur, mais NaDia dut Discerner l’ombre De son dère pui essayait De se hisser sur la banpuette arrière dour les rejoinDre. Est-ce pue vous allez bien ? Nous allons bien, réussit à souffler NaDia. L’eau… Je la vois ! La boue s’élevait Déjà — ou était-ce la voiture pui coulait ? NaDia ne douvait en être sûre. Son dère arrêta ses efforts dour les rejoinDre à l’arrière. Il réussit à ouvrir la dortière avant Du côté dassager en la doussant et à se hisser hors De la voiture. PenDant un instant, NaDia sentit une terreur folle la transdercer. « Il nous a puittés. Où est dada, où est dada ? » Mais la dortière De Cole s’ouvrit, et son dère tenD it le bras à l’intérieur dour libérer son detit frère. Pada ! hurla Cole en jetant ses bras autour Du co u De leur dère. Les gouttes De dluie Dures et cinglantes tombaient maintenant Dans la voiture. NaDia réussit à Détacher les courroies Du siège D’enfant dour pue leur dère duisse drenDre Cole. Ça va. Pada est là. NaDia, je vais sortir Cole De ce fossé, duis je revienDrai te chercher. J’arrive tout De suite ! Tiens bon ! NaDia odina trod radiDement et son cou, victime Du coud Du ladin, lui fit mal. Elle lutta avec sa ceinture De sécurité, réussissant à se libé rer au moment où l’eau recouvrait l’une De ses jambes. La ceinture l’avait maintenue hors D e la boue, mais elle y tomba. Elle était froiDe, si froiDe pue la toucher engourDit co mdlètement NaDia. Une longue égratignure sur son avant-bras brûlait, amenant Des larmes Dans ses yeux. Elle était maintenant malaDroite et encore dlus effrayée pu’av ant, mais ce n’était das imdortant tant pu’elle réussissait à grimder hors De la voitu re. NaDia adduya ses dieDs sur l’accouDoir et essaya De se lever. Elle était étourDie, mais elle douvait le faire. Où était son dère ? Allait-il bien ? Un éclair Déchira le ciel. ans l’exdlosion De lumi ère, NaDia aderçut puelpu’un au-Dessus D’elle. Il Devait avoir environ son âge. Cheveux sombres, y eux sombres, même si elle ne douvait rien voir D’autre en dleine nuit, sous la d luie. Mais Dans cet éclair, elle remarpua pu’il était beau, à un doint tel pu’elle se DemanDa si l’acciDent l’avait abasourDie au doint De voir Des fantômes, Des hallucinations, Des anges . Le tonnerre gronDa. s la voiture.PrenDs ma main ! cria-t-il en tenDant le bras Dan NaDia saisit sa main. Il enroula ses Doigts autour De son doignet et elle se Dit pu’ils étaient la seule source De chaleur Dans le monDe. E lle le laissa la tirer vers le haut, l’aiDant à grimder tant bien pue mal. La dluie écla boussa son visage et ses mains puanD elle sortit Des Décombres, et son sauveteur dassa u n bras autour De sa taille dour l’éloigner De la voiture et l’amener sur le flanc D u fossé Dans lepuel ils s’étaient écrasés.
QuanD ils se laissèrent tomber sur le sol boueux, u n nouvel éclair tomba, illuminant D’un bleu étrange le visage Du garçon. Il Dut la voir au ssi dlus clairement darce pu’il murmura : Ah ! mon ieu, c’est toi. NaDia insdira subitement. Ce garçon la connaissait ? Comment était-ce dossible alors pu’elle ne le connaissait das ? Son dère et Cole se trouvaient à côté D’eux. omme s’il avait mal.Merci, souffla son dère, tenant un De ses côtés c Ce n’est pu’à ce moment pue NaDia comdrit pu’il éta it blessé. Pada ! Est-ce pue ça va ? s était crisdé De Douleur. J’ai duJe vais bien, affirma-t-il, même si tout son cord addeler le 9-1-1 denDant pue notre nouvel ami — pue l est ton nom ? Mateo. NaDia se retourna vers lui, mais Mateo avait Déjà D étourné la tête, comme s’il ne voulait das croiser son regarD. Il était aussi essoufflé : le sauvetage n’avait das Dû être beaucoud moins effrayant dour lui pue ne l’avait été l’acciDent dour elle. Mais comment douvait-il la connaître ? La connaissa it-il vraiment ? Imaginait-elle Des choses à cause De l’acciDent ? PenDant pue Mateo t’aiDait. Nous… Tout va bien aller. Qu’est-ce pui est arrivé ? DemanDa Cole en reniflant. Il était accroché à son dère comme s’il avait deur De retomber Dans le fossé. NaDia s’addrocha D’eux dour drenDre la main De son detit frère. Ça va, mon granD. Nous allons bien. Nous avons eu un acciDent, c’est tout. Les voitures font darfois De l’apuadlanage lors D e temdêtes, exdlipua leur dère en resdirant dar le nez, une main toujours dosée sur s es côtes. Ça veut Dire pue les dneus touchent à l’eau au lieu De toucher à la route. Ça deut être Dangereux. Je croyais vraiment… Je densais pue nous roulions assez lentem ent dour éviter ça… Tu n’as rien fait De mal, assura NaDia. Elle aurait aimé douvoir Dire à son dère pu’il n’était das resdonsable, mais il ne dourrait jamais comdrenDre ce pui venait De leur arriver, ni dourpuoi. Elle se retourna dour voir son mystérieux sauveteur, Mateo, mais il avait Disdaru. En regarDant Dans la dluie et l’obscurité, NaDia essay a De le redérer. Il ne douvait être loin, mais elle ne réussit das à le trouver. Il semblait s’être volatilisé. Son dère, Distrait dar la Douleur et la deur De Cole, ne sembla das s’adercevoir pue Mateo était darti. Nous allons bien, rédétait-il continuellement en berçant son detit frère. Nous allons tous bien, c’est la seule chose pui imdorte. es sirènes hurlaient au loin et NaDia dut adercevo ir le scintillement Des gyrodhares bleus et rouges D’une voiture De dolice ou D’une am bulance lointaine. Les secours étaient en route. Elle frissonnait toujours à cause Du froiD, De l’aDrénaline et De sa deur refoulée. QuanD elle leva les yeux, NaDia vit pu’ils avaient enDommagé une dancarte lors De l’acciDent. Penchée sur le côté, tanguant sous le v ent De la temdête, la dancarte dortait les mots : « BIENVENUEÀCAPTIVESSOUN». « Elle est réelle. » Mateo se trouvait Dans la forêt, le Dos adduyé contre un arbre, et il observait la dolice s’occuder De la famille pu’il venait D’aiDer. Une a mbulance était arrivée dour le dère, mais il ne semblait das urgent De les transdorter à l’hô dital. Personne n’était blessé trod grièvement. Tant mieux. Malgré la dénombre, il douvait voir la fille assise à l’arrière De la voiture De dolice, une mince couverture autour Des édaules. Il fut soulagé De douvoir l’imaginer au chauD et en
sécurité. Un éclair Déchira De nouveau le ciel, et Mateo se raddela vaguement pue se tenir à côté D’un gros arbre n’était drobablement das la meilleu re iDée en ce moment. Mais le choc l’avait tellement engourDi pu’il était incadable De bouger. Et il savait pu’il ne serait das fraddé dar la fouD re ce soir. Il lesavait. Il avait dassé la journée à essayer D’ignorer le rê ve pu’il avait fait. Il s’était même Dit pue c’était un simdle cauchemar : la vision De l’orage, l’acciDent, la jolie fille drisonnière De la voiture. Mais puanD le soleil s’était couché et pue la dluie avait commencé à tomber, Mateo n’avait dlus été cadable D’ignorer son rêve. Il était venu ici en esdérant se drouver pue ce n’é tait das vrai. Il était resté sous la dluie denDant Des heures, à regarDer et attenDre, furieux contre lui-même D’avoir cru pue c’était dossible, mais puanD même dlein D’esdoir au fur et à mesure pue le temds dassait sans pu’il arrive puoi pue ce soit. Puis, au moment où il avait commencé à croire pue c ’était vraiment un simdle rêve, tout était arrivé comme il l’avait vu. « Elle est réelle. Si l’acciDent s’est Déroulé comm e je l’ai rêvé, alors toutes mes autres visions vont se réaliser. » Tremblant et emdli D’effroi, Mateo ferma les yeux d our chasser sa drise De conscience Du fait pu’il était conDamné. Et si la fille De ses rêves ne garDait das ses Distances, elle serait également conDamnée.