Timmy Lalouse 2 - C'est malin ! Regarde ce que tu as fait !

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Cette fois, Timmy Lalouse en est sûr : sa vie va changer et sa carrière de détective va décoller. Il va participer à un concours interscolaire où une enquête doit être menée pour retrouver un objet volé. Le prix à remporter lui assurera un avenir en or, et l’avenir de l’agence Lalouse Totale sera assuré. Mais il lui reste beaucoup d’obstacles à surmonter, dans l’ordre croissant de difficulté : 1/ Une grand-tante excentrique à canaliser ; 2/ De sinistres tricheurs à démasquer ; 3/ Un dossier d’inscription à compléter !
Publié le : mercredi 19 novembre 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782013975629
Nombre de pages : 272
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Illustrations intérieures et de couverture : Stephan Pastis, 2014 Police WBTimmyFailure : Stephan Pastis, 2012.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Aude Carlier
Maquette de l’édition française par MAOGANI
L’édition originale de cet ouvrage a paru en langue anglaise chez Candlewick Press, sous le titre : TIMMY FAILURE NO. 2: NOW LOOK WHAT YOU’VE DONE
© Stephan Pastis, 2014. © Hachette Livre, 2014, pour la traduction française. Hachette Livre, 43 quai de Grenelle, 75015 Paris. ISBN : 978-2-01-397562-9
De tous les objets qui peuvent boucher un tuyau, un ours polaire obèse est sans doute le pire. Parce que, si un bon plombier peut débarrasser votre plomberie d’une petite cuillère, d’une touffe de cheveux ou d’une savonnette, il est bien plus difficile de déloger quelque chose qui ressemble à ça :
Ça, voyez-vous, c’est un ours polaire.
Et, aujourd’hui, il est coincé dans un tuyau très spécial.
Le Tube de la Terreur.
Le Tube de la Terreur, c’est le toboggan qui offre la glissade la plus rapide et la plus tordue de toutes les piscines du monde.
Sauf que, aujourd’hui, la glissade n’est pas si rapide.
Car le toboggan est bouché.
Par un ours polaire surexcité bien trop dodu pour passer dans le trou. Et pourtant, quelqu’un l’a laissé y descendre. Si vous voulez mon avis, c’est encore une histoire de corruption. Parce qu’un ours polaire qui n’arrive pas à ses fins tentera de vous amadouer. Et s’il n’arrive pas à vous amadouer, il essaiera de vous tromper. Et s’il n’arrive pas à vous tromper, il sortira de sa poche une grosse liasse de billets en vous faisant un clin d’œil. Que voulez-vous, c’est ainsi que le monde fonctionne. Alors on obtient ça :
Si vous êtes un détective de renommée mondiale qui, par le plus grand des hasards, se trouve attaché à cet ours polaire, vous n’aurez d’autre choix que de le suivre dans le toboggan. Et vous vous retrouverez en mauvaise posture. Littéralement. Parce que l’eau continue de couler. Et comme le gros popotin de l’ours bouche le toboggan, l’eau n’a pas le choix : au lieu de descendre, elle remonte. Vers moi. Qui suis coincé, sous l’eau. Et pas très content de l’être.
Carl Kobalinski n’est pas l’être le plus intelligent du monde.
Mais essayez donc de convaincre cette dame, là, avec la veste à carreaux.
— Le Musée Maury des Records du Monde est à présent fermé, m’annonce-t-elle. Tu dois rentrer chez toi. — Regardez ça, lui dis-je. C’est intolérable. — Quoi donc ? Ça ! Je pointe du doigt une statue.
— Hé, gamin, moi, je suis payée huit dollars de l’heure pour arpenter ce musée toute la journée en m’assurant que personne ne casse quoi que ce soit. Si tu as une réclamation à faire sur le contenu, adresse-toi à quelqu’un d’autre. — Bien sûr que je veux déposer une réclamation ! Tout ça, ce ne sont que des mensonges, des mensonges et encore des mensonges ! Tout le monde sait qui est l’être le plus intelligent. — Sans blague, marmonne-t-elle en se frottant les tempes. — C’est moi. Tu m’en vois ravie, répond-elle en me poussant d’une main vers la sortie. Maintenant, monsieur le plus intelligent du monde, laisse-moi te montrer comment fonctionne une porte. J’ai bien envie de remettre cette dame à sa place. En lui révélant mon identité :
Grâce à mon nom si reconnaissable, elle saurait aussitôt que je suis le fondateur et président-directeur général de la plus grande agence de détectives privés de la ville, et probablement, de l’État. Voire de tout le pays.
Mais je me ravise.
J’opte pour quelque chose de plus intelligent.
J’escalade Carl Kobalinski et j’essaie d’arracher la pancarte.
— Qu’est-ce que tu fabriques ? hurle la dame du musée.
— Je sauve la crédibilité de votre institution !
Sauf que je n’y arrive pas. Parce qu’il faudrait que je saute pour atteindre la pancarte. Qui se trouve à trois mètres au-dessus du sol. Alors je fais ce que seul l’être le plus intelligent du monde envisagerait de faire. Je saute. Et je découvre que, si Carl a un cerveau solide, son cou, du moins celui de sa statue, l’est beaucoup moins. Quand je m’élance, il casse. Ce qui nous fait tomber tous les deux, moi et la tête surévaluée de Carl.
Jusqu’au sol du musée.
Où j’entends un autre crac.
Venu de ma jambe.
Du coup, je lance à la dame la seule réplique logique qui me vienne à l’esprit :
— C’est malin ! Regardez ce que vous avez fait !
Quand on est alité avec la jambe droite cassée, soit on pleure, soit on écrit ses mémoires.
Or Timmy Lalouse ne pleure jamais. Voici donc mes mémoires :
Je suis né. J’ai fait preuve de Génialité. J’ai bâti un empire. Et j’y suis parvenu malgré les nombreux obstacles qui se sont dressés sur ma route. o Tels que l’obstacle n 1.
Elle, c’est ma mère.
Elle est plutôt gentille. Même si elle a quelques défauts.
Par exemple, elle insiste pour que j’aille là :
Bon, l’école, c’est bien pour ceux qui en ont besoin.
Pour les autres, ceux qui ont le don de Génialité, c’est un désagrément abrutissant. o Ensuite, vient l’obstacle n 2.
Il s’appelle Totale. C’est un ours polaire de sept cents kilos. Il est né dans l’Arctique, mais sa maison a fondu tel un glaçon au soleil. Après avoir erré longtemps, il est arrivé jusqu’à chez moi, presque cinq mille kilomètres plus loin. Alors je lui ai donné du travail. Pendant les six premiers mois, il s’est comporté comme l’ours polaire le plus zélé et le plus fiable que j’aie jamais embauché. Ensuite, il a révélé son vrai visage.
Cela a été une trahison si douloureuse que je ne souhaite pas en parler.
Je ne dirai qu’une chose :
Si un jour un ours polaire travaille très dur pour vous pendant six mois, dites-vous bien ceci :
C’EST UNE RUSE.
N’en faites PAS l’associé de votre agence de détectives. Ne changez PAS le nom de votre agence « Lalouse, Inc. » en « Lalouse Totale, Inc. ». o Et puis, tant que j’en suis aux mises en garde, n’essayez PAS de ressembler à celui qui constitue l’obstacle n 3.
Lui, il s’appelle Rollo Tookus. C’est mon meilleur ami. Même s’il est barbant. Barbant parce qu’il ne pense qu’à avoir de bonnes notes. Comme il n’y a rien d’autre à dire sur lui, ma description s’arrêtera là. Et je vais dessiner mon autoportrait pour remplir la page qu’il aurait pu occuper dans mes mémoires s’il avait été moins barbant.
Quand on est l’un des détectives les plus renommés du monde, il est normal que l’on nous confie les cas les plus difficiles.
Et celui qu’on m’expose ce matin au Télétimmy l’est on ne peut plus.
L’appel vient d’un de mes camarades de classe. Nunzio Benedici.
Et il a perdu quelque chose de précieux.
— Je ne retrouve plus Cuicui la Cuillère, m’annonce-t-il.
— Pas de panique. J’arrive.
Ce qui ne veut pas dire que j’arrive tout de suite. Ça pourrait me prendre quelques heures.
À cause du truc qui me serre la jambe depuis deux semaines.
Et qui m’empêche de marcher vite.
Évidemment, ça ne serait pas un problème si j’avais encore ma Lousomobile.
C’était le Segway de ma mère, que je lui empruntais parfois.
Mais elle l’a vendu.
Ensuite, j’ai eu ma Totomobile.
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