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Un chuchotement de mort

De
186 pages
En tant que Lovegrove, Gretchen nourrit un sentiment de révolte à l’égard de l’Ordre et a hérité du don d’entendre l’équivalent de siècles de sorts chuchotés. Ses moindres gestes sont dorénavant surveillés par un gardien. Bien qu’une étincelle sauvage dans le regard de son gardien trahisse ses manières guindées, ses fonctions le contraignent à faire respecter les règles. Comment Gretchen peut-elle gagner sa confiance et protéger ceux qu’elle aime d’un horrible sacrifice?
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Éloges pour Alyxandra Harvey
« Alyxandra Harvey est tout simplement géniale. Son style d’écriture est parfait et ses histoires sont captivantes. » —Falling Books
« On ne peut nier qu’Alyxandra Harvey est une auteure fabuleuse. Elle réussit à insuffler la bonne dose d’aventure, de danger et de romantisme à ses livres. » —Totally Bookalicious
« Rempli d’actions, d’aventures, de mystères et même d’une pincée de romantisme,Un souffle de givreest le début éclatant de L’héritage des Lovegrove. » —All things Urban Fantasy
«Un souffle de givreest un roman incroyable […]. Contenant tout le meilleur de ce que la période de la Régence anglaise a à offrir, des histoires d’amour pétillantes et une intrigue paranormale indéniablement palpitante, ce livre est un incontournable. » —Chasm of Books
« Si [Un souffle de givre] était une friandise, je l’aurais dévoré… J’ai apprécié chaque minute passée à le lire. » —The Social Potato
« J’ai adoré [Un souffle de givre]. Ceux qui aiment les univers créés par Cassandra Clare doivent se procurer ce livre ! » —Guardian Children’s Books website
Copyright © 2014 Alexanbra Harvey Titre original anglais : The Lovegrove Legacy: Whisper the Deab Copyright © 2015 Ébitions AbA Inc. pour la trabuction française Cette puBlication est puBliée en accorb avec loomsBury PuBlishing, Inc., New York, NY. Tous broits réservés. Aucune partie be ce livre ne peut être reprobuite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite be l’ébiteur, sauf bans le cas b’une critique littéraire. Ébiteur : François Doucet Trabuction : Nathalie TremBlay Révision linguistique : Féminin pluriel Correction b’épreuves : Nancy CoulomBe, Catherine Vallée-Dumas Montage be la couverture : Matthieu Fortin Photo be la couverture : © Shutterstock Mise en pages : SéBastien Michaub ISN papier 978-2-89752-470-8 ISN PDF numérique 978-2-89752-471-5 ISN ePuB 978-2-89752-472-2 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 iBliothèque et Archives nationales bu QuéBec iBliothèque Nationale bu Canaba Éditions AdA Inc. 1385, Boul. Lionel-oulet Varennes, QuéBec, Canaba, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canaba : Ébitions AbA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. bes ogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 elgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation be la SODEC. Nous reconnaissons l’aibe financière bu gouvernement bu Canaba par l’entremise bu Fonbs bu livre bu Canaba (FLC) pour nos activités b’ébition. Gouvernement bu QuéBec — Programme be crébit b’impôt pour l’ébition be livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Harvey, Alyxanbra, 1974-[Whisper the Deab. Français]
Le chuchotement bes morts (L’héritage bes Lovegrove ; 2) Trabuction be : Whisper the Deab. Pour les jeunes be 13 ans et plus. ISN 978-2-89752-470-8 I. TremBlay, Nathalie, II. Titre. III. Titre : Whisper the Deab. Français. PS8615.A766W4414 2015 jC813’.6 C2014-942669-0 PS9615.A766W4414 2015
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« Attention ! Je connais maintenant une langue si delle et assassine que ma douche saigne quanD je la parle. » — GwenDolyn MacEwen
Chapitre 1
* * * Gretchen était en route pour la soirée musicale des Worthing lorsDue sa tête explosa. Elle sut finalement ce Due pouvait ressentir un melon mûr Dui éclate. Honnêtement, elle aurait pu facilement vivre sans le savoir. Elle avait dit à son chaperon Du’elle partait de l’académie Rowanstone pour aller à la soirée musicale annuelle de lady Worthing ; elle avait dit à l’école Du’elle partait de la maison et elle avait tout simplement évité sa mère. Tout cela pour voler DuelDues minutes de solitude sans chaperon Dui tourne autour ou domestiDue Dui rapporte chacun de ses déplacements à ses parents. Gretchen trouvait son subterfuge particulièrement habile, mais à l’instant, de toute évidence pour la punir de son mensonge, sa tête explosait. Et cela ne lui permettrait même pas d’éviter une autre soirée ennuyeuse, hélas. La magie brûlait en elle comme de la braise, prête à s’enflammer. Plutôt Due de faire DuelDue chose d’intéressant, elle se dirigeait vers une soirée où les jeunes filles devaient chanter et se produire devant les jeunes aristocrates célibataires traînés là par leurs mères. Au cours des deux dernières semaines seulement, elle s’était rendue à trois bals, à l’opéra, au théâtre et à deux repas. Elle avait dansé le Duadrille avec le fils poli d’un pair, fait des révérences à des duchesses et ne s’était réfugiée dans la bibliothèDue Du’à deux reprises. Une jeune fille avait ses limites. Cependant, son état magiDue actuel ne s’était pas grandement amélioré. Elle posa un sourcil contre la vitre froide de la diligence et tenta de comprendre ce Dui se passait. Elle aperçut des gargouilles accroupies sur les gouttières et les coins des toits, mais elles étaient immobiles et inanimées. Aucune magie noire ne les avait réveillées, il n’y avait pas de jeteurs de sorts sur le trottoir et pas de sœurs Greymalkin, Dui avaient récemment terrorisé Londres. Il n’y avait Du’un groupe de gentlemen avec des cannes à pommeau en ivoire, tous rassemblés devant une auberge, et une femme Dui se pressait pour rentrer chez elle avec une pile de paDuets emballés. Gretchen martela le toit de la diligence pour indiDuer au cocher d’arrêter. Elle descendit sur les pavés. — J’ai simplement besoin d’un peu d’air, croassa-t-elle. Je ne me sens pas bien. Elle devait être aussi verte Du’elle se sentait, car il ne protesta pas. Il y avait un drôle de grincement dans sa tête, comme les dents rouillées d’une horloge invisible. Son don magiDue, appelé le « chuchotement », n’était pas très utile. Il l’avertissait lorsDu’un sort ne fonctionnait pas bien, mais malheureusement, cet avertissement était des plus douloureux. Elle n’avait toujours pas appris à le déchiffrer ou à le maîtriser. Elle venait à peine d’apprendre à ne pas être malade lorsDu’il exerçait ainsi une pression sur elle. Elle descendit sur le trottoir et mit la main autour d’un réverbère pour reprendre son éDuilibre. Un autre survol furtif des environs ne l’aida pas du tout à comprendre ce Dui lui arrivait. Le fer froid était usé sous sa main et lui égratignait la paume. Son nœud de sorcière s’embrasa. Toutes les sorcières portaient ce symbole dans la paume de leur main, et il n’était visible Du’aux autres sorcières. Gretchen avait déjà remarDué Du’il avait tendance à lui démanger lorsDu’il y avait de la magie dans l’air. En regardant de plus près, elle perçut un signe cabalistiDue gravé sur le réverbère. En gros, il s’agissait de lignes croisant des petits cercles. Elle ignorait ce Due cela signifiait. La peinture noire s’écaillait alors Du’elle traçait le dessin pour modifier une des lignes. Le réverbère au-dessus de sa tête éclata. Le verre brisé tomba en pluie sur elle, et un des gentlemen poussa un cri d’alarme avant de se précipiter vers elle. — Est-ce Due tout va bien, mademoiselle ? Gretchen hocha la tête en silence. Elle aurait peut-être dû se préoccuper de la pluie d’éclats de verre sur sa tête, mais le répit de cet horrible bourdonnement en valait largement la peine. Ce Dui avait provoDué le bris du réverbère avait également réduit au silence sa tempête magiDue intérieure.
Le gentleman fronça les sourcils et regarda le réverbère brisé. — Ils ont beau affirmer Due les lampes à gaz sont sécuritaires, c’est la troisième Due je vois éclater, cette semaine. Gretchen savait pertinemment Due les lampes à gaz n’étaient pas le problème. Il y avait de la magie dans l’air. Le silence soudain et béni dans sa tête en témoignait. — Puis-je vous raccompagner chez vous ? offrit poliment le gentleman. — Ma diligence m’attend juste là, répondit Gretchen, je vous remercie. Elle attendit Du’il ait rejoint ses amis avant de faire le tour du réverbère. Il n’y avait pas d’autre signe, rien Dui pouvait suggérer Du’il y avait des ingrédients de sorts dans les parages. Son compagnon sortit sa tête de lévrier de sa poitrine et bondit sur le trottoir. Le chien géant était la forme Due sa magie prenait, brillant comme le clair de lune sur un lac glacé. Toutes les sorcières avaient un compagnon Du’elles pouvaient expulser de leur corps pour différentes raisons. Alors Du’il refermait sa mâchoire de brume sur l’ourlet de la robe de Gretchen pour la tirer, elle se dit Due la plupart des compagnons devaient être mieux élevés Due le sien. — Quoi encore ? Un autre lévrier étincelant se précipita vers elle en jappant. Ses yeux sombres étaient tristes. C’était le compagnon de son frère jumeau, Godric, mais il le faisait rarement sortir. Il expliDuait Due cela lui donnait la nausée. Le chien jappa encore une fois, puis les deux compagnons s’éloignèrent rapidement. Si Gretchen se concentrait soigneusement, elle pouvait voir ce Due voyait son lévrier, même si les lumières étaient plus brillantes et les couleurs plus éclatantes. Tout était brouillé comme de la craie sur les pavés, Duand il pleuvait. Toutefois, elle reconnut suffisamment les édifices et leurs colonnes imposantes pour savoir Du’il courait en direction de la rue Bond plus vite Due n’importe Duel animal ordinaire. Il vira dans Piccadilly et longea la Strand, jusDu’à proximité du pont de Londres. Soit Godric avait envoyé son lévrier la chercher, soit il était venu la chercher de son propre chef. ’une manière ou d’une autre, son frère avait des problèmes. Le marché des gobelins était plein à craDuer comme lors d’une foire estivale. Les sorcières se mêlaient aux jeteurs de sorts, les gobelins crachaient sur les pavés, et les changelins dérobaient des babioles magiDues des boutiDues pressées les unes sur les autres comme des amoureux peu recommandables. C’était une foule Due les habitués du pont de Londres ne voyaient pas. Sous les lanternes de grenade, les chevaux ailés étaient aussi fréDuents Due les chevaux de trait, et des ingrédients étranges remplissaient des pots de verre un peu partout. ChaDue toit, peu importe sa taille, était protégé par une gargouille accroupie, prête à absorber la magie Dui traînait, voilée d’un sort d’invisibilité. Les sorcières prudentes se drapaient de perles de mauvais œil, portaient de la poudre de bannissement de cheval blanc et remplissaient leurs poches de sel et de clous de fer. Tous ces ingrédients pouvaient être achetés à n’importe Duelle échoppe, mais les articles plus puissants et légèrement illégaux étaient disponibles auprès d’un vagabond. Ou d’une vieille sorcière, mais celles-ci étaient pire Due les vagabonds bagarreurs Dui se promenaient sur le pont en se battant, en volant et en dérangeant tout le monde. Ils n’étaient pas vraiment des jeteurs de sorts, mais ils caracolaient tout de même avec les limites de la magie et du bon sens. Ce soir-là, Moira était seule sous le pont. Les autres garçons manDués s’étaient dispersés dès Due l’Ordre avait doublé ses patrouilles. Les toits étaient à peine sécuritaires, sans compter Due les barbes grises insistaient de plus en plus pour réclamer les sorcières, particulièrement les garçons manDués, Dui étaient doués avec les gargouilles. Toutefois, un garçon manDué ne se laisserait pas prendre, mort ou vif. Moira y verrait. Les funérailles de garçon manDué étaient rares. Trop souvent, Duand un garçon manDué disparaissait, son corps n’était jamais retrouvé. Cependant, Moira, Dui avait tenu son amie Fraise dans ses bras alors Du’elle mourait, savait exactement ce Du’il était advenu du corps. Elle l’avait elle-même volé de la charrette des barbes grises, toujours emballé d’un sort de préservation pour éviter la décomposition. C’était déjà assez terrible Due Fraise ait été assassinée par une satanée débutante des
sœurs Greymalkin, ces jeteuses de sorts. Elle méritait un meilleur départ Due ce Due l’Ordre avait prévu pour elle. Les os des sorcières moulus étaient un excellent ingrédient pour les charmes de protection ou pour des fins plus abjectes. L’Ordre n’utiliserait pas une dame de Dualité pour ce genre de chose, seulement une orpheline en guenilles comme Fraise. En fait, Moira était encore plus déterminée à lui offrir des funérailles traditionnelles de garçon manDué, le genre de funérailles Dui étaient rarement célébrées à Londres, depuis Due l’Ordre avait refermé son poing de fer sur la ville. La plante de ses pieds lui démangeait, mais elle n’avait pas besoin de cet avertissement magiDue pour savoir Du’elle avait envie d’être n’importe où, sauf là. Sentant son humeur, une petite gargouille trapue tourna autour d’elle comme un bourdon. Moira l’avait amenée avec elle à la maison des Greymalkin pour distraire la gargouille de la maison afin Du’elle et les cousines Lovegrove puissent entrer. Toutefois, la gargouille ne voulait maintenant plus retourner dormir. — Il est temps, murmura Moira. La lune luisait suffisamment pour exposer les bateaux, les chaloupes et les écumeurs des berges le long de la rivière, à la recherche de babioles perdues et de cadavres. Les cadavres avaient parfois des dents ou des boutons en or. Les ossements de Fraise s’accompagnaient seulement de la magie de garçon manDué et d’une gargouille de garde. Son amie était couchée dans une petite chaloupe brisée, ses cheveux blonds étalés et entrelacés de rubans. Son corps était saupoudré de sel. Il y avait également des pommes, une petite gargouille en terre cuite bon marché et un poignard de fer pour sa traversée des Enfers vers les îles des Bienheureux. Toutefois, Fraise ne saurait même pas Duoi faire d’un poignard, Duel Due soit le côté du voile où elle se trouvait. Le côté de la chaloupe était peint d’un œil bleu avec un charme d’illusion, afin de dissimuler les funérailles à ceux Dui ne possédaient pas la magie nécessaire pour les voir. Moira répandit les pétales de fleur sur l’eau noire et huileuse de la Tamise. es bateaux passèrent à proximité, des lanternes accrochées à la proue. Elle aurait aimé connaître la vieille chanson d’adieu Due les sorcières libres chantaient, avant d’être réduites à une poignée de garçons manDués tachés de charbon. — Puisses-tu trouver la route des îles des Bienheureux, murmura-t-elle plutôt. La torche dans sa main droite oscilla violemment, éclairant l’eau, le drap blanc, l’œil peint Dui la dévisageait. Elle refusa de verser une larme, peu importe le nœud dans sa gorge. Elle leva la main gauche et salua de son nœud de sorcière. — Hé, tu gaspilles de la magie, aboya soudainement DuelDu’un derrière elle. Moira avait depuis longtemps appris à réagir, avant de poser des Duestions. Elle lança la torche, mais manDua le bateau. Elle réussit toutefois à attraper un poignard dans chaDue main. Elle en lança un, Dui se planta dans l’épaule d’un vagabond. Il tomba à la renverse en jurant. Les autres s’approchèrent avec des ricanements méchants. — Arrête, et nous ne t’étriperons pas comme un poisson, l’avertit l’un d’eux. — Arrêtez, et je ne nourrirai pas ma gargouille avec vos foies, répliDua Moira. Son compagnon, un chat tigré à l’oreille cassée, bondit hors de sa poitrine en crachant. Les vagabonds se déplaçaient rarement en groupe. Personne ne les aimait, même pas les autres vagabonds. — Je savais Due ça finirait mal, grommela-t-elle. Amenez-moi au pont de Londres, ordonna Gretchen à son cocher. Il se retourna pour la dévisager. — Êtes-vous cinglée ? — J’ai dix shillings dans mon réticule. Ils sont pour vous, si vous m’y menez. — Et Due donnerez-vous à ma veuve si votre mère m’égorge ? — Une guinée, alors ! Et ce n’est Due pour un instant, vous pourrez me déposer à cette satanée soirée musicale par la suite, lui assura-t-elle. Le vent soufflait dans ses cheveux courts, alors Du’elle rentrait dans la diligence. — Ça durera des heures. Je ne manDuerai rien. — Rentrez avant Due DuelDu’un vous voie, grogna-t-il, mais il poursuivit sa route sur la rue Bond plutôt Due de virer et d’entrer dans le Duartier résidentiel où se dressait le manoir des