Une voix dans la nuit

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Par une nuit noire et profonde, Seppa, Titi, Théo et Bassi décident de suivre le cousin Paul.

Réussiront-ils à percer le mystère de la clairière ?
Publié le : vendredi 10 août 2012
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EAN13 : 9782753106697
Nombre de pages : 32
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1.
Les enfants font connaissance
Philippe et Sophie, arrivés depuis peu à Djibouti, vont à l'école. C'est le jour de la rentrée. Tous deux sont un peu perdus car ils n'ont encore aucun camarade, mais Philippe ne tarde pas à faire connaissance avec son voisin :
– Comment t'appelles-tu ?
– Ali Mohamed Abdou, et toi ?
– Philippe Durand.
– Dans quelle école étais-tu l'an dernier?
– Je n'étais pas à Djibouti, je viens de France. J'allais en classe à Bordeaux.
– Quelle école préfères-tu, celle-ci ou celle où tu étais avant ?
– Je ne sais pas. A Bordeaux il ne faisait pas aussi chaud qu'ici. Cette chaleur est si fatigante que je n'ai même pas envie de jouer. J'ai toujours soif!
Disant cela, Philippe, le visage rouge et mouillé de transpiration, porte sa gourde à sa bouche...
– Où habites-tu ? demande Ali.
– Au Plateau du Serpent et toi ?
– Moi aussi, alors nous pourrons jouer ensemble après l'école.
– Je veux bien. Est-ce que tu as un frère ou une sœur?
– Les deux ! Nous sommes quatre à la maison. C'est moi l'aîné. Ma sœur a dix ans, elle est au cours élémentaire deuxième année. Mes deux frères sont trop petits pour aller à l'école.
– Moi, je n'ai qu'une sœur. Elle s'appelle Sophie et est aussi au cours élémentaire deuxième année. Peut-être sont-elles toutes les deux dans la même classe? Allons voir!
Voilà nos deux garçons partis en courant à la recherche de leurs petites sœurs. Philippe semble déjà avoir oublié la chaleur...
– Sophie ! Sophie ! crie-t-il.
Sophie, seule contre un mur, est bien triste en épluchant son orange.
– Que veux-tu? demande-t-elle à son frère.
– Voici mon voisin Ali, dit-il en montrant son nouveau camarade. Sa sœur est au cours élémentaire comme toi.
Et au sourire qui se dessine sur le visage de Sophie, Ali répond en disant :
– Regarde, la voilà devant la porte de votre classe. C'est celle qui a une robe jaune. Attends je vais la chercher...
Quelques secondes plus tard, Ali fait les présentations :
– Voici Sophie. Elle est nouvelle dans l'école et son frère Philippe aussi. Sois gentille, occupe-toi d'elle un peu.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Fatouma prend Sophie par la main et l'entraîne gentiment vers un groupe de fillettes.
Philippe et Sophie ont trouvé deux camarades. Ils sont contents.
2.
Philippe et Ali vont en ville
Cinq heures ! Le soleil va bientôt se cacher, c'est le bon moment pour aller se promener. Ali va chercher Philippe. La veille, en classe, il lui a promis de lui faire connaître un peu la ville.
Ils prennent tous deux leur bicyclette et descendent vite le boulevard de la République. En passant, Ali montre à son camarade l'école de la République, le joli bâtiment neuf de la Trésorerie Générale, la poste beaucoup moins belle...
– Oh ! Ali ! regarde la chèvre qui broute les fleurs du rond-point.
– Cela arrive souvent ! Les propriétaires ne les surveillent pas assez et comme ici, l'herbe est rare, les pauvres bêtes mangent tout ce qu'elles trouvent.
Les voici arrivés à la place Ménélik. C'est devant l'enclos des gazelles qu'ils s'arrêtent d'abord. Philippe est en admiration.
– Elles doivent être bien dans leur petite maison de pierre, dit-il.
– Je crois qu'elles préféreraient courir à travers la brousse ! répond Ali.
Ils regardent ensuite avec envie les beaux coquillages, les coraux, les sacs, les tapis, les statuettes étalés par les marchands sur les trottoirs.
– C'est dommage que je n'aie pas d'argentsur moi, dit Philippe, sinon j'achèterais bien ce coquillage.
– Ne sois pas pressé, tu en trouveras peut-être toi-même sur la plage.
– Il y en a beaucoup?
– Oui, mais il faut savoir les chercher et les nettoyer ensuite.
Nos deux amis se dirigent maintenant vers la rue d'Ethiopie.
– Voilà les marchands de légumes et de fruits où ta maman pourra venir faire ses commissions.
Philippe regarde les étalages.
– Tiens! dit-il, je ne connais pas cela! Qu'est-ce que c'est, un fruit ou un légume?
– Ce sont des « pommes cannelles ». C'est très bon, mais il y a beaucoup de pépins. Attends je connais bien le marchand, je vais lui demander de t'en donner une...
– Bonjour Saïd! Mon camarade n'a jamais goûté aux « pommes cannelles », pourrais-tu lui en donner une s'il te plaît ?
– Mais, bien sûr! Choisis celle que tu voudras.
– Merci ! Tiens, Philippe. Enlève la peau et ne mange que ce qui est blanc.
– Mm ! C'est délicieux, mais ce doit être encore meilleur bien frais. Je vais en garder la moitié pour Sophie. Bon ! il va bientôt faire nuit je dois rentrer sinon Maman va s'inquiéter.
– Nous reviendrons une autre fois.
3.
Sophie et Fatouma s'amusent
Sophie et Fatouma n'ont pas eu la permission d'aller en ville avec les garçons. Aussi, se sont-elles installées sagement dans la chambre. Sophie ouvre une grande boîte où sont rangés de nombreux dessins. C'est son travail de l'année dernière et elle en est très fière.
– La maîtresse que j'avais en France nous faisait dessiner tous les mardis et tous les vendredis après-midi. Sur des étagères au fond de la classe, il y avait des pots de peinture, des pinceaux, des feuilles de papier à dessin. On pouvait choisir la feuille que l'on voulait : grande ou petite, blanche ou en couleur.
– Et vous faisiez aussi les dessins que vous vouliez ?
– Oui, souvent ! Quelquefois on travaillait par groupes. Tiens, regarde celui-ci, nous l'avons fait à quatre. Devine ce que j'ai dessiné moi!
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