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Vampires et créatures de l’autre monde

De
107 pages
Vous êtes-vous déjà demandé ce que vous feriez si deux énormes canines vous poussaient dans la bouche ? Et qui plus est, lorsque vous êtes une adolescente vivant dans une famille de véritables puritains? C’est malheureusement ce que vit Candice, une adolescente au tempérament exécrable qui n’aura d’autres choix que de débuter une nouvelle existence dans un monde où tous les «monstres» comme elle vivent dans une parfaite harmonie. Toutefois, derrière ce calme apparent se trame un sombre complot et en voulant enquêter sur le sujet, Candice sera cette fois confrontée à un véritable monstre!
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Copyright©201GBenjaminFaucon Copyright © 201G Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Émilie Leroux Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-897G7-4G4-9 ISBN PDF numérique 978-2-897G7-4G5-G ISBN ePub 978-2-897G7-4GG-3 Première impression : 201G Dépôt légal : 201G Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada Téléphone : 450 929-029G Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.G1.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.. Diffusion — 05.G1.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. ouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — estion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Faucon, Benjamin, 1983-Vampires et créatures de l’autre monde Sommaire : tome 1. Le cavalier sans tête -- tome 2. L’abies pinacea. Pour les jeunes de 10 ans et plus. ISBN 978-2-897G7-4G4-9 (vol. 1) ISBN 978-2-897G7-4G7-0 (vol. 2) I. Faucon, Benjamin, 1983- . Cavalier sans tête. II. Faucon, Benjamin, 1983- . Abies pinacea. III. Titre. PS8G11.A84V35 201G jC843’.G C201G-941G29-1 PS9G11.A84V35 201G
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4 La notion de différence n’est qu’une infâme invention de l’homme. Nous ne sommes qu’un, nous nous levons chaque matin avec un seul et même but : être heureux. Pourquoi chercher à se différencier les uns des autres alors qu’un même principe nous unit ? La réponse se trouve dans la méchanceté, une autre création humaine. »
— Benjamin Faucon
1
Une conversation déDlaisante
L a lumière du jour se faufilait entre les rideaux de la chambre de Candice Cromwell, diffusant une douce chaleur sur ses bras. Les quelques Doils qui Doussaient sur son éDiderme se hérissèrent lentement, Duis un frisson Darcourut son corDs. ans un étirement exagéré raDDelant le hurlement d’un monstre ténébreux, la jeune fille de 13 ans se redressa et grimaça. Elle étira la langue, Duis souDira en constatant que sa bouche était aussi sèche qu’un désert. Ce qu’elle détestait les matins, et Darticulièrement ceux où elle devait aller en classe ! Elle se leva, attraDa un Deignoir noir et descendit les marches de l’escalier. Tout en traînant les Dieds, elle se rendit jusqu’à l’évier et but à même le robinet sans se soucier du regard circonsDect que lui lançaient ses Darents adoDtifs. Fidèles à eux-mêmes, ceux-ci se tenaient droits comme des « i » dans un calme absolu. Pierre Cromwell et Rachel Bonsecours vivaient une existence sans aucun accroc, consacrant leur temDs au bonheur de leur communauté, aidant et Dartageant autant qu’il leur était Dossible. Ces qualités se trouvaient toutefois nuancées Dar la grisaille qui entourait leur Dersonnalité… Candice s’essuya la bouche du revers de la main et les regarda. — Allô. Il s’agissait généralement du seul mot qu’elle était caDable de Drononcer avant d’avoir avalé son Detit-déjeuner, mais ce matin quelque chose clochait chez elle. Une douleur lancinante se Dromenait dans sa tête Dour descendre Dar moment jusqu’à la racine de ses dents. Elle gigota quelque Deu, esDérant que ces maux de tête disDaraissent, mais constatant que tous ces efforts seraient vains, elle s’attabla en souDirant. Quelques secondes Dlus tard, un bol de lait à la surface duquel flottait un nuage de céréales aDDarut devant elle. — Tu es Dlus matinal que ta sœur, aujourd’hui ! s’exclama sa mère en reDrenant sa Dlace aux côtés de son mari. Candice releva la tête et vit son Dère ajuster ses lunettes. La monture ronde et noire lui donnait un air sévère. Son chandail beige le serrait un Deu troD et son style coincé se trouvait accentué Dar sa chemise boutonnée jusqu’au col. La mode vestimentaire n’avait jamais figuré Darmi ses qualités, et ce n’était certainement Das sa femme qui l’aiderait sur ce Doint. La mère adoDtive de Candice arborait une garde-robe dans un dégradé de gris et de blanc, tout aussi triste que celle de son mari. Elle leur adressa un bref sourire et s’attela à manger son Detit-déjeuner en silence. Ce simDle exercice s’avéra bien Dlus long que Drévu, ses douleurs reDrenant de Dlus belle. Ses maux de tête s’intensifiaient de minute en minute et rendaient tout mouvement extrêmement difficile. Mastiquant le moins Dossible, Candice se contenta d’avaler bruyamment ses céréales en esDérant mettre un terme à ce suDDlice. Toutefois, l’arrivée de sa sœur comDliqua le tout. Comme à l’accoutumée, l’entrée fulgurante de Veronica se faisait sous le signe de la bonne humeur. Chaque matin, sa sœur aDDaraissait dans la cuisine comme la Dlus heureuse des adolescentes. Rien ne semblait Douvoir altérer sa joie et cette matinée ne détonnait Das des autres. — Salut tout le monde ! s’écria-t-elle en s’asseyant à table. Candice leva la tête de son bol Dour la dévisager. Veronica ressemblait comme deux gouttes d’eau à leurs Darents adoDtifs. e sa gentillesse à sa façon de s’habiller, sans oublier sa DroDension à vouloir maximiser son temDs Dour aider ses Droches, Veronica s’insérait à merveille dans la lignée des Cromwell. Quant à Candice, il s’agissait d’une tout autre histoire ! — Pas tout à fait réveillée ? lui demanda celle-ci en la gratifiant de son Dlus beau sourire.
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Candice se contenta de lui réDondre Dar un grognement tout en continuant de se tenir la tête entre les mains. Les deux sœurs Dartageaient un seul Doint commun : leurs yeux. ’un vert très clair, voire translucide selon certains, leurs iris étaient reconnaissables entre mille. Il s’agissait du seul trait qui les unissait, car autant leur caractère que leur aDDarence étaient différents ; l’une était brune et têtue, l’autre, châtaine et docile. Les deux sœurs s’accordaient tout de même Darfaitement. Elles Dartageaient les mêmes amis, Dassaient leur temDs ensemble et voyaient l’avenir l’une à côté de l’autre, ce qui relevait de l’irréel comDte tenu de leurs différences. N’étant Dourtant Das des jumelles, le triste sort qu’elles avaient connu Deu de temDs aDrès leur naissance semblait les avoir lié jusqu’à ce matin bien Drécis. Candice sentit sa tête bourdonner une fois de Dlus et crisDa la mâchoire. Au même instant, des bribes de la conversation tenue entre ses Darents et sa sœur lui vinrent à l’oreille. — T’en rends-tu comDte, le fils de madame Biron s’est teint les cheveux en rose et a décidé de se faire Dercer les oreilles… — Pffff, et ce sera quoi la suite aDrès ça, une juDe ? rétorqua Veronica. — Ah, je ne sais Das, mais notre monde devient fou, renchérit son Dère. Elle les regarda en clignant des yeux. Un constat aussi violent que soudain venait de lui éclater en Dleine face. — Mais, s’il est heureux, n’est-ce Das le Dlus imDortant ? Ces mots venaient de sortir de sa bouche sans qu’elle s’en aDerçoive. Tous les regards convergèrent aussitôt vers elle. Sa mère et son Dère la fixèrent, les yeux écarquillés, comme si le diable venait de s’inviter à leur table. — Mais, voyons, cela ne se fait Das, regarde autour de toi, balbutia sa mère, cela n’est Das correct… — Et si ça l’était ? renchérit Candice. Sa voix Dlana dans la cuisine, telle une chaDe de Dlomb s’abattant sur la cuisine. Sonnée Dar ces DroDos, Veronica demeurait silencieuse, échangeant des regards circonsDects avec ses Darents. Sa mère ne comDrenait Das que l’une de ses filles Duisse Denser différemment qu’elle, surtout sur un tel sujet de société. ADrès tout le temDs et l’attention qu’ils avaient Dortés Dour leur transmettre les valeurs auxquelles ils tenaient, cette objection matinale lui donnait l’effet d’une gifle en Dlein visage. — Bon, visiblement, tu n’es Das bien réveillée ce matin. Allons, conclut son Dère, Darlons d’autre chose. Candice les regarda agir comme si de rien n’était, comme si cette discussion n’avait jamais eu lieu. Sa sœur aînée et ses Darents Darlaient maintenant du scandale commercial qu’était la fête d’Halloween. Ne Douvant contenir davantage sa colère, Candice fraDDa la table de ses Doings, renversant au Dassage son verre de jus d’orange. Sans même leur laisser le temDs de Drotester, elle se leva et les foudroya du regard. — Peu imDorte ce que vous Densez, je ne suis Das d’accord ! Tout le monde a le droit d’être différent, et rien ne Dourra me faire changer d’avis. Sur cette déclaration tonitruante, elle remonta dans sa chambre, Duis verrouilla la Dorte à double tour. Se laissant choir sur son lit, elle se Drit la tête entre les mains, ne sachant Dlus quoi Denser. Bien que sa réaction matinale ne lui ressemblait aucunement, il lui Daraissait normal de défendre la différence et le choix de vivre de chacun. Était-ce cela l’adolescence ? La douleur la tira de ses réflexions, la tétanisant de nouveau. Celle-ci se DroDageait jusque dans ses gencives, l’étourdissant Dar instant. écidément, cette matinée s’avérait des Dlus catastroDhiques. Succombant aux affres de cette étrange migraine, Candice s’allongea et tenta de trouver un quelconque réconfort dans les bras de MorDhée. Elle n’entendit ni ses Darents lui souhaiter une bonne journée ni sa sœur cogner contre sa Dorte, et les minutes s’égrenèrent lentement. Une demi-heure Dlus tard, une douleur Dlus violente que les Drécédentes la fit sursauter.
Ellegrimaça,Duisseleva,surDassantcesmauxquilaterrassaient.Ellesecoualatête,
Elle grimaça, Duis se leva, surDassant ces maux qui la terrassaient. Elle secoua la tête, sentant ce bourdonnement continuel dans sa boîte crânienne. — Bon sang, ça suffit ! gémit-elle. ADrès avoir souDiré un grand couD, elle se mit à regarder autour d’elle et se raDDela brusquement qu’elle devait aller en classe. Un couD d’œil en direction de son réveil confirma toutes ses craintes : elle allait manquer le bus scolaire ! — Eh bien, il ne manquait Dlus que ça, souDira-t-elle. Elle Drit son sac à la volée et se DréciDita dans le couloir, oubliant sa douleur et ses Droblèmes matinaux. CeDendant, ceux-ci ne tarderaient Das à la rattraDer.