Vampiténor et le secret de l'aven

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Après un voyage ahurissant, quatre adolescents débarquent dans une école de musique au cœur de la forêt noire, Vampiténor... Au cours d'une sortie scolaire, ils se retrouvent prisonniers de grottes souterraines. Ils devront faire face à un monstre volant, se battre contre un animal préhistorique, mais aussi gérer la peur, l'isolement et toutes les angoisses générées par un milieu réfractaire, entièrement nouveau et étranger... les profondeurs de la terre. Leur amitié, leur volonté et quelques dons personnels viendront les aider dans cette aventure d'où ils ressortiront grandis.


Publié le : jeudi 7 avril 2016
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EAN13 : 9782334085977
Nombre de pages : 74
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ISBN numérique : 978-2-334-08595-3

 

© Edilivre, 2016

Remerciements

 

 

 

 

 

Un grand merci à mes petits enfants, Nicolas, Estelle, Paul, Lucie, Gorän, Daphné et Candice qui ont entretenu cette petite part d’enfance contenue dans mon cœur.

1
Océane fait sa rentrée

Les cheveux peignés en longues tresses noires mettent en valeur deux grands yeux foncés, une bouche couleur cerise et un teint de lait. Elle se trouve très jolie et se fait une grimace dans la glace ce qui découvre de jolies canines pointues.

Elle vient d’avoir treize ans.

En silence, Océane se prépare dans la salle de bains. Ses petites sœurs dorment dans la pièce à côté.

Sa voix est cristalline, tout le monde le lui répète. Toute petite, elle faisait des vocalises dans le grenier et se déguisait comme une diva qui entre en scène.

« Quelle chance ce concours de chants. Je n’osais pas croire qu’on me sélectionnerait. Maintenant c’est la rentrée dans cette école au cœur de la Forêt Noire. C’est un peu loin de ma famille, mais je vais enfin réaliser mon rêve. »

Il lui faut une bonne dose de courage pour ne pas tout laisser tomber, la tristesse de ses parents et les larmes de ses petites sœurs l’ont faite longtemps hésiter.

« De toute façon, les vacances ne sont pas loin, je vais me faire de nouveaux amis et apprendre ce que j’aime le plus au monde, alors la vie est belle !! ».

Elle descend en sautillant, embrasse son père, sa mère et s’assoit devant son bol. Elle déjeune en vitesse de peur de se mettre en retard, débarrasse sa vaisselle sale et refait le tour de la maison pour un dernier adieu.

Elle ne tient plus en place, à tout moment elle regarde sa montre, celle-ci semble arrêtée. Elle court vers la cuisine et lorgne l’heure à la pendule murale mais rien n’a changé.

– Papa on y va ? Je ne voudrais pas rater mon train.

– On a bien le temps ma petite chérie, il n’est que dix neuf heures et ton train part à vingt et une heure. Tu languis tellement de nous quitter ?

– Non, non ! Excuse-moi je suis trop impatiente.

Dans le reflet de la fenêtre elle voit sa mère essuyer discrètement une larme avec le coin de son tablier.

Océane rouge de honte se précipite vers elle, la prend dans ses bras et lui fait un gros câlin.

– Ne t’inquiète pas maman, je ne risque rien, tu sais bien que c’est un pensionnat. Et puis, les vacances de la Toussaint seront vite là, je reviendrai pour faire des blagues à tous nos voisins.

– Je sais ma petite chérie, mais je ne peux m’empêcher d’être un peu triste. Tu n’avais jamais quitté la maison jusque-là. Tu vas tellement me manquer et tout ce silence, je ne sais pas si j’arriverai à m’y faire.

Deux gros baisers scellent ces paroles et les sourires réapparaissent.

– Allez, maintenant c’est l’heure, il faut démarrer.

Papa prend la grosse valise et s’avance vers la porte.

Encore un câlin, quelques baisers et c’est la séparation.

En route vers l’aventure. Elle est trop contente pour avoir du chagrin.

La gare n’est pas très loin. Dans le compartiment il installe la valise dans le filet.

– Tu crois que tu arriveras à la redescendre ?

– Papa je ne suis plus une petite fille !

– Oui, mais elle est très lourde.

– Ne te fais pas de souci, si je n’y arrive pas, je me ferai aider. »

Maintenant, il faut se séparer. Papa ne dit rien, un peu triste de voir partir sa grande fille, il la serre tendrement dans ses bras, une dernière étreinte et redescend sur le quai juste au moment où le train se met à tressauter.

Un petit signe de la main, un baiser envolé et c’est le départ.

Océane s’installe confortablement et regarde autour d’elle.

Un jeune garçon lui fait un sourire discret, elle le salue d’un léger mouvement de tête. Un peu intimidée, elle se plonge dans la lecture d’un roman « La vie de MC la diva noire ».

Le silence s’installe et occupe toute la place.

– Vous aimez le chant ? C’est le jeune garçon qui lui parle, elle l’avait presque oublié.

– Oui.

– Moi aussi. Je vais à l’école Vampiténor au cœur de la Forêt Noire. Et toi, tu vas où ?

– Vampiténor, section chant et musique classique, dit-elle sans lever les yeux de son bouquin, sur un ton peu engageant.

« Il va quand même pas me faire la causette pendant tout le trajet. En plus je ne le connais pas. »

– J’ai l’impression de te déranger, excuse-moi, je ne me suis pas présenté. Triton et j’ai treize ans.

Océane pouffe derrière sa main.

– Désolée, j’ai été un peu surprise, quel drôle de prénom Triton ? Quoique pour moi ce n’est pas mieux, je me nomme Océane. Elle marque sa page et ferme son livre.

– Océane c’est très joli. Triton c’est un surnom, mes parents m’appellent comme ça parce que je ne suis pas très costaud mais je nage très bien, contrairement à mes frères. En réalité je me nomme Paul.

Elle l’observe et voit un jeune garçon aux boucles noires tombant sur la nuque, un visage fin au nez bien dessiné, des yeux sombres pétillants de malice, des fossettes et deux jolies canines bien blanches dans une bouche au sourire engageant. Elle le trouve bien sympathique malgré sa petite taille et sa carrure de gringalet.

– Dans quelle section tu vas à Vampiténor ? lui demande-t-elle.

– Blues, hip hop et reggae, j’aime les musiques d’influence afro-américaines.

– Pas mal, j’aime aussi, mais avec ma voix on m’a orientée vers du classique.

Le train s’enfonce rapidement dans la nuit. Quelques gares, de nouveaux voyageurs, mais nos deux amis ne s’aperçoivent de rien, occupés à faire connaissance, passionnés par leur art, ils sont comme dans une bulle de coton, seuls au monde.

– Vampiténor ! Vampiténor ! Deux minutes d’arrêt ! Les voyageurs sont priés de ne rien oublier dans le train !

– Mon Dieu ! Déjà ! Je n’ai pas vu le temps passer ! s’écrie Paul.

– Moi non plus ! Et cette valise qui est trop lourde, je ne vais pas arriver à la descendre du filet !

– T’inquiète, je suis là ! Et hop, voilà qui est fait.

Quelques bousculades, un peu de précipitation et les voilà sur le quai au milieu de nulle part. La nuit opaque les enveloppe. Tout autour, des arbres, encore des arbres, aucune lumière, personne.

Ils sont une dizaine un peu déboussolés, ne sachant pas quelle direction prendre, lorsqu’un bus assez spécial s’arrête devant eux dans un bruit d’enfer faisant un dérapage sur deux roues, impressionnant mais bien contrôlé. Sur le devant les phares en forme d’yeux étirés vers les tempes, la carlingue ressemble à une bouche aux dents acérées, sur les côtés sont dessinées des ailes repliées, peintes en noir et sur le toit deux tuyaux d’échappement en forme de griffes recourbées. On croirait une chauve-souris prête à prendre son envol.

En descend un homme, si grand qu’on le croirait monté sur échasses, vêtu d’une cape noire et d’un chapeau à larges bords, on ne voit rien de son visage. Il s’accroupit, se relève, étire ses longs bras et recommence sa gymnastique trois ou quatre fois avec des gestes nerveux et saccadés avant de dire :

– Tous ceux qui vont à Vampiténor, vous pouvez embarquer. Attachez vous bien, ça va secouer !

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Mimi...

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