Yoyoman, la coupe Adrénaline

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Léonard et ses amis sont de retour au mont Blizzard. La saison de glisse est vraiment prometteuse. M. Raymond, le propriétaire du centre de ski, désire former une équipe très compétitive. Léonard et ses amis sont ravis. Ils pourront représenter le mont Blizzard à la Coupe Adrénaline. Toutefois, dès le début de la saison, quelques problèmes surgissent. Léandre Michaud, un admirateur de Yoyoman, est dans tous ses états. En effet, un jeune garnement déguisé en Vortex, le méchant de sa bande dessinée, s’amuse à terroriser les enfants de Saint-Mathieu. Léonard n’a d’autre choix que de revêtir le costume de Yoyoman. Cette fois-ci, le superhéros pourra compter sur une aide surprenante.
Publié le : mardi 1 avril 2014
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EAN13 : 9782895292913
Nombre de pages : 128
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Extrait



Léonard connaissait maintenant bien la route menant de Beauchêne à Saint-Mathieu, le petit village qu’il fréquentait plus assidûment depuis que ses parents y louaient un chalet. Son père conduisait la voiture paisiblement, tandis que sa mère cherchait désespérément une nouvelle chanson sur le iPod. Léonard adorait le vendredi. Quand il arrivait à la maison après l’école, ses parents l’attendaient, prêts pour aller passer la fin de semaine à Saint-Mathieu. Au chalet, tout était différent, comme si la vie prenait son temps. Ses parents étaient plus calmes, eux aussi. Et là-bas, l’hiver semblait plus réel. Léo avait l’impression qu’il neigeait tout le temps à Saint-Mathieu. Il n’avait pas tort. Noël n’était pas encore arrivé et, déjà, les tempêtes de neige se succédaient à un bon rythme. « Si ça continue comme ça, on pourra vendre de la neige à Beauchêne ! » disait son père à la blague.


Bref, Léonard était aux anges. Surtout depuis qu’il avait appris qu’il passerait toutes les fins de semaine de la saison blanche avec ses deux meilleurs amis, Tom et Léa. En effet, Gabriel, le père de Léonard, parlait avec tant d’émotion des beaux moments qu’il passait avec sa femme et son fils au chalet de M. Raymond, qu’il était parvenu à séduire les parents des deux meilleurs amis de son garçon. « Les chalets de M. Raymond sont extraordinaires ! Quand nous sommes là-bas, nous parvenons à nous détendre. Vous devriez faire comme nous. Il vous fera un bon prix. M. Raymond est un homme formidable. Pensez aux enfants ! Leur hiver pourrait être mémorable. Ensemble toutes les fins de semaine ! » Enthousiastes, fébriles, Pascal Prévost et Rémi Vadeboncœur s’étaient empressés d’aller rencontrer le sympathique locateur pour signer à leur tour un bail. Les trois copains avaient bondi de joie quand ils avaient appris la nouvelle.


— Papa, j’ai faim. Pourrait-on s’arrêter à la Huitième merveille ? demanda Léonard.

La famille Lacourse raffolait de ce restaurant. La propriétaire, Marie-Ève, une femme dans la trentaine, était d’une grande gentillesse. Aussitôt qu’elle voyait Gabriel, Tanya et Léonard, elle ne pouvait s’empêcher de leur faire la jasette.

— Ça tombe bien, fiston, répondit Gabriel. J’ai l’estomac dans les talons, et ta mère et moi n’avons pas le goût de cuisiner.

Les Lacourse s’exclamèrent de surprise lorsqu’ils entrèrent dans le restaurant. Les familles Vadeboncœur et Prévost avaient eu la même idée qu’eux. Détendus, souriants, ils attendaient que des places se libèrent pour s’asseoir. Tout de suite, ils se mirent à échanger dans la bonne humeur, enthousiastes.

— Nous pourrions tous manger ensemble, proposa Tanya. Je suis sûre que Marie-Ève nous trouvera de la place.

La suggestion de Tanya plut tout de suite. Comme de fait, Marie-Ève parvint à déplacer quelques tables, et les trois familles purent s’attabler. Même s’ils s’étaient vus toute la journée à l’école, les enfants parlaient incessamment. Léonard était heureux. Se retrouver à Saint-Mathieu avec ses amis dans le restaurant qu’il préférait, c’était génial. Le garçon mangea avec appétit son hamburger. Quand vint le dessert, Caroline, la mère de Léa, proposa une activité intéressante pour terminer la journée en beauté.

— On m’a dit qu’il y a de magnifiques sentiers de patin au parc des Pionniers, dit-elle. C’est celui qui est tout près de la plage municipale. Si nous y allions patiner avec les enfants ce soir ?

Chouette ! La journée n’était pas encore terminée. Saint-Mathieu transformait les parents : ils devenaient soudain plus détendus. Les enfants trépignaient sur leur chaise, impatients de chausser leurs patins. Léonard engloutit son gâteau au chocolat en deux bouchées.

— Papa, maman, est-ce qu’on peut y aller ? lança-t-il en gigotant. Vous continuerez à parler là-bas.

— D’accord ! fit Gabriel en se frappant les mains énergiquement.

Juste à ce moment, Marie-Ève, qui avait de l’entregent, faisait la tournée des tables afin de prendre des nouvelles de ses clients. Quand elle vit Gabriel et Tanya se diriger vers la sortie, elle s’empressa d’aller les voir.

— Vous avez aimé votre repas ? demanda-t-elle, courtoise. J’aurais aimé aller vous parler, mais nous étions très occupés ce soir.

— Délicieux ! assura le couple.

— Des projets pour ce soir ? s’enquit-elle.

— Nous allons patiner, répondit Tanya. Notre amie Caroline nous a dit qu’il y a de jolis sentiers par ici.
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