Yoyoman, le camp virvolte

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L’école est finie, et Léonard a toutes les raisons d’être heureux: il passera une partie de l’été au camp Virevolte. Il pourra faire des sports extrêmes et plein d’autres activités à longueur de journée, en compagnie de ses meilleurs amis. Il y a de quoi se réjouir!


Mais, rapidement, les problèmes surviennent. Lucas, un autre garçon du camp, sème la pagaille partout où il passe. Et le directeur, M. Laroche, semble en vouloir personnellement à Léonard. Pourquoi est-il si méchant avec lui? Quel est donc le secret qui le hante? Une fois de plus, Yoyoman devra s’en mêler pour découvrir ce qui se cache derrière ces actes de méchanceté!
Publié le : mardi 15 janvier 2013
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EAN13 : 9782895292555
Nombre de pages : 119
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Extrait


CHAPITRE 1

L’arrivée


Avec son soleil radieux, l’été était splendide. Léonard, fébrile, venait d’arriver au camp Virevolte pour un court séjour en compagnie d’enfants passionnés par les activités physiques. Le jeune garçon était fier de lui. S’il était là aujourd’hui, sur ce magnifique site, c’était grâce aux efforts qu’il avait déployés au mont Blizzard l’hiver précédent. Ses amis et lui étaient parvenus à attirer l’attention de M. Raymond, le propriétaire de la montagne. Impressionné par la détermination de ces quatre remarquables planchistes, l’homme d’affaires avait décidé de les inviter à sa base de plein air. Les enfants avaient de quoi s’enthousiasmer !
Alors que Léo contemplait avec admiration les installations du site, Gabriel et Tanya, ses parents, ne cessaient de s’agiter, anxieux. C’était la première fois que leur fils quittait la maison pour plusieurs jours. Nerveux, ils faisaient les cent pas autour de la voiture à laquelle le BMX de Léonard était encore fixé. Ce dernier tentait de les rassurer, mais sans succès.
— Ne vous inquiétez pas ! leur disait-il. Tout ira bien ! J’aimerais que vous m’aidiez à détacher mon vélo…
C’est alors que Thomas sortit du chalet d’accueil. Quand il vit Léonard, il bondit de joie. Chouette ! Toute une semaine entre copains !
— Salut, Léo ! As-tu vu tout ce qu’il y a ici ? C’est extraordinaire ! On va vraiment s’amuser. Quand Léa arrivera, nous serons au complet.

Il se pencha vers Léo et murmura discrètement :
— Bénédicte est déjà arrivée… Elle est avec ses parents.
Lorsque Thomas mentionna le nom de la jeune fille, son visage s’empourpra. Après la fin de la saison hivernale, Tom et Béné ne s’étaient pas vus assez souvent à leur goût : ils se promettaient un superbe séjour au camp !
Quelques instants plus tard, Léa arriva, pimpante, resplendissante de santé. Ses parents étaient aussi nerveux que ceux de Léonard. Tous les adultes essayaient tant bien que mal de se rassurer entre eux, tandis que les enfants les regardaient en riant sous cape.
Lorsque les moniteurs arrivèrent, les parents embrassèrent leurs enfants, les étreignirent, leur firent leurs dernières recommandations et les quittèrent, le cœur gros. Bien sûr, deux ou trois mamans versèrent quelques larmes.
Les moniteurs du camp, âgés entre seize et dix-huit ans, semblaient motivés, prêts, pleins d’énergie. Ils surent aussitôt créer une atmosphère de fête, à la grande joie des enfants. Tous ensemble, ils se mirent à chanter, à taper des mains et à frapper du pied. Lorsqu’ils eurent terminé leur petit spectacle, ils se présentèrent à tour de rôle. Les noms qu’ils portaient, des pseudonymes, étaient tous amusants : Bidule, Goglu, Vermicelle… Thomas, Léa, Bénédicte et Léonard s’étonnèrent de ne pas voir Olivier. Mais où était-il ? Ne leur avait-il pas dit qu’il serait au camp cet été ? Ne leur avait-il pas confié (en grand secret !) qu’il s’appellerait Archipel ? La déception les envahit. Puis ils poussèrent un grand soupir de soulagement en apprenant que le jeune homme avait été retardé, mais qu’il arriverait dans les prochains jours.

Quelques instants après, un homme âgé d’une quarantaine d’années vint rejoindre les moniteurs, qui se turent à son arrivée. Il  claudiquait et montrait peu d’entrain, contrairement aux adolescents qui travaillaient pour lui.
— Je me présente, fit-il d’une voix grave. Je m’appelle Jean-François Laroche. Je suis le directeur du camp. Je vous souhaite un bon séjour au camp Virevolte ! Sachez qu’ici, on ne tolère pas la paresse. Vous devrez TRAVAILLER. Nous voulons voir des améliorations dans votre condition physique !
Les enfants se regardèrent, perplexes et vaguement penauds. Plutôt antipathique comme accueil ! Enfin, ce n’était pas très grave dans la mesure où, heureusement, ce n’était pas avec ce monsieur qu’ils feraient les activités… Quand le directeur repartit, l’atmosphère festive revint, puis les moniteurs commencèrent à former les groupes d’enfants. Étonnamment, Léonard, Léa, Thomas et Bénédicte se retrouvèrent dans la même équipe. Coup de chance ou intervention parentale dans les affaires du camp ?… Peu importe. Les quatre amis exultaient à l’idée de passer la semaine ensemble.
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