LA DESCENDANCE

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Quand le combat pour le pouvoir met tout un monde en péril. Méli-mélo familiaux ! Une famille est retenue sous terre pour des raisons inconnues. Le héros, un jeune garçon, y vit avec son frère, ses parents et grand-parents. Ils parviennent à remonter "à la surface", un monde que le héros est impatient de connaître, mais dont ses parents semblent se méfier... L'auteure écrit des aventures magiques et des récits fabuleux, pour petits et grands.
Publié le : lundi 7 janvier 2008
Lecture(s) : 97
EAN13 : 9782304019100
Nombre de pages : 183
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La Descendance
Lucy Fisher
La Descendance
Éditions Le Manuscrit Paris
© Éditions Le Manuscrit, 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01911-7 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304019117 (livre numérique) ISBN : 978-2-304-01910-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304019100 (livre imprimé)
Lucy Fisher
Je ne saurais dire ce que je suis. Je ne pourrais affirmer, qui je suis. Puisque pour la première fois, quelque chose me brûle les yeux. Un je ne sais quoi d’intense. Plus tard, j’apprendrai que cette chose s’appelle la lumière. Ce doit être un procédé magique, car par la suite, on m’expliquera qu’il vaut mieux vivre dedans, que la nature en a besoin et que l’on ne survivrait pas sans elle. Je viens de naître et derrière moi, quelqu'un me pousse : mon petit frère ! Voilà, c’est terminé, je reçois donc cette lumière en pleine face. Je suis entré dans la vie de cette manière. « Julia ils sont magnifiques ! » « Bonjour les bébés ! » Les deux premières phrases de ma vie. Mais bon, qui s’en souvient ? À part moi bien sûr ! Il en résulte des dons de ma mère, mêlés à ceux de mon père ! Croyez-le ou non ! Je viens de voir le jour, enfin si je peux dire comme ça ! Je suis né dans une cave ! En vérité, pour être juste, la vraie lumière, celle que donne le Soleil, je ne la connais pas. On m’en parle souvent, mais c’est tout. D’après
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les autres, elle n’a pas de pareil pour sublimer les couleurs généreuses de la nature un après-midi d’été. Ou encore, faire étinceler les cristaux de neige et de glace. Enivrer les jeunes pousses du printemps ou caresser les mordorés de l’automne. Maman me dit fréquemment « un jour tu comprendras ! ». J’espère que ce jour est proche. Ce n’est pas que je m’ennuie de ça, mais j’aimerais en profiter au lieu d’en rêver. Ici, je vis d’amour, de celui de mes parents et de ma famille. D’après leurs dires, nous sommes différents de ceux d’en haut. Je ne sais pas comment ils sont, mais je m’en doute un peu, puisque l’on ne vit pas de la même manière. Ils doivent être très étranges. Bien évidemment, j’épie les conversations, surtout quand ils évoquent leurs souvenirs. Lorsqu’ils parlent d’un passage à découvrir, et d’une personne que je ne connais pas. Un sale type en apparence ! D’après eux, celui à qui nous devons le fait de rester survivre ici. Moi, je m’amuse bien, j’ai des dizaines et des dizaines de mètres de couloir pour jouer avec mon frère Florent. L’endroit est truffé de cachettes. Nous venons de fêter notre onzième anniversaire. Je construis des maisons en carton, dans lesquelles je me réfugie souvent afin d’interroger ma minuscule conscience et ainsi laisser libre cours à mes rêveries. Pour
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