//img.uscri.be/pth/174f0f65bedf599c05768559fb2f38404b21ac55
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

La Louche, la Balance et la Pipe (cancer : l'abécédaire)

De
222 pages
Médecin, oncologue réputé, chercheur, généticien, philosophe, Philippe Vennin a déjà un cancer lorsqu'il se met à écrire cet Abécédaire. Cet ouvrage, facile de lecture, où le vocabulaire que nous utilisons au quotidien est le fil conducteur, reflète parfaitement les questionnements de l'auteur et sa réflexion basée sur la science et la philosophie.
Voir plus Voir moins
Philippe Vennin
La Louche, la Balance et la Pipe (Cancer : l’abécédaire)
La Louche, la Balance et la Pipe (Cancer : l’abécédaire)
© L’HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04617-4 EAN : 9782343046174
Philippe Vennin La Louche, la Balance et la Pipe (Cancer : l’abécédaire)
Livre écrit conjointement en 1981 : Les cancers professionnels Auteurs :J.-M. Haguenoer, P. FRIMAT, J. BONNETERRE, Ph. VENNIN Chez Editions Lavoisier (technique et documentation), 11 rue Lavoisier 75008 Paris (550 pages, épuisé) Articles consultables sur le Net. ? Un dilemmeConsentement éclairé ou choix informé éthique en pratique quotidienne Bulletin du Cancer. Volume 94, Numéro 5, 453-9, Mai 2007, Synthèse EBM et choix du patient (no 3) : avec quelle information ? Médecine. Volume 2, Numéro 1, 36-7, Janvier 2006, Concepts et outils :Le patient face aux choix thérapeutiques en cancérologie vers une décision partagée ? Bulletin du Cancer. Volume 88, Numéro 4, 391-7, Avril 2001, Dossier thématique : éthique et cancer Réflexions à propos des Standards, Options et Recommandations (SOR) sur l'hormonothérapie dans les cancers du sein non métastatiques Bulletin du Cancer. Volume 87, Numéro 12, 948-50, Décembre 2000, Tribune libre : l'information en question(s). EnquêteCancer du sein auprès des patientes et des médecins d'un Centre de lutte contre le cancer Bulletin du cancer A. 1995, vol. 82, n° 9, pp. 698-704 [bibl. : 8 ref.]
Préface Philippe est né le 9 juin 1952 à Mazingarbe dans le Pas de Calais d’un père typographe et d’une mère infirmière. Il étaitl’aîné de 5 garçons. Dans cette famille nombreuse de condition modeste, il put poursuivre ses études grâce à une bourse et plus tard à des travaux d’été. C’était un enfant studieux. Ses études médicales se déroulèrent à la faculté de médecine de Lille où il passa sa thèse de doctorat en médecine en 1981. Il ne cessa ensuite de se former dans des disciplines aussi variées que l’endocrinologie, la gynécologie, la cancérologie, la génétique, l’informatique, la statistique, l’épidémiologie, la philosophie, l’éthique. Il fit toute sa carrière au centre de lutte contre le cancer de Lille : le Centre Oscar Lambret. Il pratiqua l’oncologie médicale dans le domaine de la sénologie puis s’orienta vers la génétique des cancers du sein lorsque l’on découvrit les mutations responsables de certains cancers gynécologiques ou mammaires. Philippe, comme beaucoup de médecins le sont ou devraient l’être, était à la fois un scientifique et un philosophe. Mais il était parvenu à allier ces deux aspects de sa personnalité de manière originale. Ses connaissances scientifiques dans le domaine médical et biologique de la cancérologie étaient immenses. Il connaissait la littérature médicale cancérologique parfaitement : toujours au fait des dernières publications qu’il lisait, analysait et critiquait. Il avait d’ailleurs participé à la réorganisation de la bibliothèque du Centre Oscar Lambret à l’ère du numérique. Mais c’était un scientifique sans certitude. Non parce que ses connaissances étaient fragmentaires mais au contraire parce qu’il était conscient de l’incomplétude de la science, dans le sens où celle-ci est imparfaite, toujours insuffisante. Il la prenait comme un outil qu’il faut bien connaître pour le maîtriser et non comme un maître qui dicte notre conduite.
5
C’était aussi un philosophe, plein de sagesse (par définition !) mais avec des convictions. Il accéda à cette discipline par l’épistémologie. Il fit découvrir à beaucoup d’entre nous Popper, Hume, Kuhn et même Kant et Sartre. Il nous fit surtout comprendre comment la philosophie pouvait nous aider dans notre pratique. C’est ainsi que grâce à ces deux aspects de sa personnalité il a su inciter les médecins du centre anticancéreux de Lille à se méfier des certitudes, se poser des questions et trouver des réponses grâce à ces deux disciplines. La philosophie pour mieux appréhender les modes de raisonnement applicables à la médecine et la science « dure » pour apporter des arguments aux propositions de diagnostic ou de traitement. Cette façon de pratiquer la médecine a de plus toujours été accompagnée d’un souci d’humanité. Il mettait en première ligne l’individu. Il considérait en effet que la décision devait réellement lui revenir. Mais pour cela il fallait connaître parfaitement les bénéfices et conséquences des possibilités thérapeutiques afin de les exposer de manière satisfaisante au patient mais aussi appréhender les modes de raisonnements permettant de comprendre les problématiques des patients, la façon dont ils comprenaient les informations données et pouvaient faire des choix parfois bien différents de ceux que les médecins auraient proposés. Ce mode de relation avec le patient était cependant toujours accompagné d’une aide. Il n’était pas question de laisser le patient seul pour faire des choix parfois très difficiles aux conséquences considérables. Cet ouvrage reflète parfaitement ses questionnements et cette intrication omniprésente de la science et de la philosophie. L’organisation sous forme d’abécédaire témoigne de son souci d’être compris et d’aider le lecteur à appréhender des notions parfois abstraites d’autres fois complexes pour le profane non médecin. L’association des thèmes médicaux et philosophiques témoigne bien de l’importance à ses yeux de la réflexion en 6
médecine non seulement pour faire un bon diagnostic et trouver un traitement adapté, ce qui est la moindre des choses, mais aussi pour prendre en compte l’individu avec sa personnalité, ses difficultés, ses préférences. Pour Philippe le médecin n’est pas un scientifique, ce n’est pas un philosophe, c’est un praticien qui a besoin de ces deux disciplines pour le bien du patient. Préface écrite par S. Taïeb et P.Carpentier, collègues et amis de Philippe Vennin
7
Abécédaire
ADJUVANT. NÉOADJUVANT ........................................ 15 BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE......................................... 19 BIAIS23 CANCER. TUMEUR. NÉOPLASME ................................. 27 CAS PARTICULIER .......................................................... 31 CAUSALITÉ. ÉPIDÉMIOLOGIE, FACTEUR DE RISQUE... 33 CHIMIOTHÉRAPIE ........................................................... 41 CHIRURGIE...................................................................... 45 COMBAT ......................................................................... 47 COMITÉ DE PROTECTION DES PERSONNES. (CPP) RECHERCHE CLINIQUE, ÉTUDES CLINIQUES ............... 49 COMPARER .................................................................... 51 CONSENTEMENT. CHOIX .............................................. 53 CONTRAT........................................................................ 57 CROYANCE.................................................................... 59 DÉCISION........................................................................ 63 DÉMARCATION (CRITÈRE DE) ...................................... 67 DÉPISTAGE...................................................................... 71 DIAGNOSTIC .................................................................. 77 DOCUMENTATION.SAVOIR ........................................ 79ÉTHIQUE .......................................................................... 89 ÉTUDES CLINIQUES. SAVOIR. ÉVIDENCE. MÉDICAMENTS. CCP .................................................... 93 ÉVIDENCE. EBM. EVIDENCE-BASED-MEDICINE. SAVOIR ........................................................................... 99 EXAMENS COMPLÉMENTAIRES. (SPÉCIFICITÉ, SENSIBILITÉ, VALEUR PRÉDICTIVE POSITIVE ET NÉGATIVE) ............................................... 105 EXPÉRIENCE.................................................................. 111 EXPERT........................................................................... 113 EXPLICATIONS .............................................................. 115 GUÉRISON. RÉMISSION ............................................... 117 HÉRÉDITÉ. FAMILLES À RISQUE DE CANCER ............. 119 HÉTÉROGÉNÉITÉ ........................................................... 123 HISTOLOGIE .................................................................. 125
9