La Théière Phantasmagorique

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Parcours initiatique dans l'univers des clubs de rencontre Peinture sociale d'un malaise actuel Maryam Takota, âgée d'une vingtaine d'années, vit chez ses parents. La règle qu'elle revendique pour régir sa vie : ne pas parler des sujets qui fâchent. Lorsqu'elle décroche un emploi en tant que conseillère commerciale dans un Club de Rencontres, elle découvre un univers de femmes peuplé de fantasmes d'hommes. Sa vie se dédouble alors entre Maryam, petite fille sage issue de l'immigration, vivant en banlieue parisienne chez ses parents et Marianne, la conseillère en Rencontres avec un grand R, travaillant dans un immeuble cossu d'un quartier huppé de la capitale.
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 138
EAN13 : 9782304021400
Nombre de pages : 177
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Titre
La Théière Phantasmagorique
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Titre Kaly Jhari
La Théière Phantasmagorique
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02140-0 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304021400 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02141-7 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304021417 (livre numérique)
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Chapitre I
CHAPITREI
Mouai, pas trop envie ce soir… Mouai… Non mais pas trop de thunes, en plus j’ai un en-tretien demain et j’ai envie d’être au top… Treize heures. Mais même si je dors chez toi, ça va être comme d’hab, je vais pas me ré-veiller et j’aurai pas le temps de rentrer… Bon OK, laisse-moi deux heures… A toute. Je me fais prier à chaque fois et à chaque fois j’accepte. Tout pour éviter de passer la soirée à la fenêtre de ma chambre, seul endroit où je peux fumer tranquille. La vue sur les immeubles de dix-huit étages me déprime. Quoi que… Je vois aussi la tour Eiffel quand le ciel est dégagé, il n’y a que vingt kilomètres qui nous séparent finalement. Je n’ai plus qu’à expliquer aux parents que je sors encore ce soir, mais que je n’en demeure pas moins une petite fille modèle. Hallucinant,
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La Théière Phantasmagorique
du haut de mes vingt-deux ans, je dois encore ménager leur sensibilité. Enfin, je ne devrai pas me plaindre : après tout bien que fumer soit vulgaire pour une jeune fille, Papa me donne de l’argent tous les matins. Et tous les matins, il ajoute avec un sourire en coin « c’est pour tes chewing-gums ». Ça fait cher le paquet ! La soirée est vraiment digne d’Olivier, for-cément très branchouille, pleine de beaux Apol-lons et évidemment tous gays. Quand je le lui fais remarquer, il me dit que c’est pour le plaisir des yeux et que connaissant ma fidélité mala-dive, c’est juste ce qu’il me faut. Lui par contre la fidélité est en option. J’avoue que je préfère ça aux soirées avec les copains de son école de cinéma. Selon lui, il contribue à mon éducation et vu que nous avons les mêmes goûts au niveau garçons, c’est vraiment le seul objectif. J’ai beau lui dire que je ne comprends rien aux conversations. Passer la soirée avec des chevelus, qui se triturent l’esprit sur le sens caché d’une araignée qui se ballade dans un film d’art et essai scandinave, me saoule, il m’y traîne à chaque fois. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh… Il est midi, j’ai rendez-vous dans une heure, j’ai pas de fringues propres, j’ai une haleine de po-ney et j’ai pas mon CV sur moi ! !
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