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Le langage du cinéma narratif

De
162 pages
Revu et rafraîchi, voici la nouvelle édition d’un classique des livres de cinéma qui s’est vendu à près de 12000 exemplaires depuis sa première édition. Le Langage du cinéma narratif se voulait un livre d’initiation pour les cinéphiles mais s’est révélé un outil pour les étudiants en cinéma. Cet ouvrage de synthèse passe en revue les éléments du langage cinématographique et les explique en fonction des mécanismes de la fiction. Il s’agit d’explorer comment le cinéma s’y prend pour raconter des histoires. Ce guide vise à fournir les outils pour mieux apprécier les films et susciter la réflexion. La nouvelle couverture sera signée Jimmy Beaulieu .
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LE LANGAGE DU CINÉMA NARRATIF H.Paul Chevrier
LE LANGAGE DU CINÉMA NARRATIF a été publîé sous la dîrectîon lîttéraîre de Marcel Jean Illustratîons : Jîmmy Beaulîeu Desîgn graphîque : Maa Pons Dîrectîon de l’édîtîon : Renaud Plante Dîrectîon de la productîon : Marîe-Claude Poulîot Révîsîon : Mîchelîne Dussault et Maxîmîlîen Nolet Correctîon : Marîe Lamarre
© 2015 Henrî-Paul Chevrîer et les édîtîons Somme toute
Quatrîème édîtîon
ISBN 978-2-924606-06-3 epub 978-2-924606-11-7 pd 978-2-924606-10-0  
Nous remercîons le Conseîl des arts du Canada de l’aîde accordée à notre programme de publîcatîon et la SODEC pour son appuî financîer en vertu du Programme d’aîde aux entreprîses du lîvre et de l’édîtîon spécîalîsée.
Nous reconnaîssons l’aîde financîère du gouvernement du Canada par l’entremîse du Fonds du lîvre du Canada (FLC) pour nos actîvîtés d’édîtîon.
Gouvernement du Québec – Programme de crédît d’împôt pour l’édîtîon de lîvres – Gestîon SODEC
Toute reproductîon, même partîelle, de cet ouvrage est înterdîte. Une copîe ou repro-ductîon par quelque procédé que ce soît, photographîe mîcrofilm, bande magnétîque dîsque ou autre, constîtue une contreaçon passîble des peînes prévues par la loî du 11 mars 1957 sur la protectîon des droîts d’auteur.
e Dépôt légal – 3 trîmestre 2015
Bîblîothèque et Archîves natîonales du Québec Bîblîothèque et Archîves Canada
Tous droîts réservés Imprîmé au Canada
LE LANGAGE DU CINÉMA NARRATIF H.Paul Chevrier
Au fond, tous les bouquins se ressemblent. Il n’y a que le contenu qui change.
Phîlîppe Geluck
PRÉFACE
Le meîlleur vîn est l’expressîon de son terroîr. Le raîsîn est un întermédîaîre entre les proprîétés d’un clîmat (les varîa-tîons de température, la composîtîon géologîque d’un sol, la quantîté de pluîe ou de soleîl) et le buveur. La vînîficatîon sert à aîre ressortîr les caractérîstîques du terroîr et les ex-prîmer à travers les saveurs subtîles du vîn (mînérales, florales, ruîtées, dans l’amertume, l’astrîngence, etc). De la même ma-nîère, le cînéma sert à exprîmer son terroîr. Il ne s’agît pas de olklore comme le meîlleur vîn n’est jamaîs une réclame pour du tourîsme. Un cînéaste est l’întermédîaîre entre son orîgîne ethnîque, géographîque, relîgîeuse, polîtîque et culturelle. L’écrîture du scénarîo, le développement des personnages, le choîx du lîeu, du contexte, de l’époque est trîbutaîre des orî-gînes d’un cînéaste et révélatrîces de sa culture.
Dans le contexte d’un cînéma îndustrîel où tous les films ne servent qu’à générer des profits pour des multînatîonales, l’expressîon îndîvîduelle quî repose souvent sur les subtîlîtés psychologîques des personnages s’eface devant un modèle rîgîde quî écrase toute tentatîve d’orîgînalîté de cînéastes comme Welles, Cassavetes, Allenet Sayles. Aîlleurs, uncînéma subventîonné et lîbre cherche au contraîre les expressîons les plus orîgînales au poînt de pratîquer la dîstorsîon de leur îdentîté au profit de l’expressîon d’un artîste. Ingmar Bergman n’est pas représentatî de la socîété ou du cînéma suédoîs, maîs îl en reste l’îcône la plus connue. Pedro Almodóvar n’est pas le représentant le plus typîque de la vîe en Espagne, maîs îl demeure son représentant le plus dynamîque. Icî au Québec,
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entre Xavîer Dolan et Stéphane Lafleur, notre cînéma profite de dîgnes représentants quî sont des exceptîons dans notre paysage cînématographîque.
L’expressîon d’une culture à travers le long métrage de fictîon reste un art trop peu pratîqué, pourtant à la portée de toutes les socîétés. À l’înverse, la dîfusîon massîve et sîmultanée des îmages les plus remarquables et les plus însîgnîfiantes sature l’attentîondu spectateur quî perd les repères et le recul néces-saîres pour aîre la part des choses. Savoîr débusquer la mîse en scène, dégager les valeurs des personnages et îdentîfier les artîculatîons d’un récît, bre se déendre contre les îmages peut s’avérer le début d’une cure de désîntoxîcatîon.
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Georges Dagneau