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Titre
Le tour du monde en cargo par les mers du sud
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Titre Jacques Sansonnens
Le tour du monde en cargo par les mers du sud
Récit de voyage
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01662-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304016628 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01663-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304016635 (livre numérique
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Le tour du monde en cargo par les mers du sud
LE TOUR DU MONDE EN CARGO PAR LES MERS DU SUDAutrement dit : voyage depuis Le Havre jusqu’à La Spe-zia, via Papeete. Certains disent que ce n’est pas bien de zap-per, moi je pratique assez souvent le zapping. C’est ainsi que j’ai découvert, un beau jour, l’existence de voyages à bord d’un cargo. Suite à cette trouvaille, je me mis en quête d’informations, entreprise pas facile car, vrai-semblablement, personne n’avait entendu parler de ce genre de voyage et tous me regardaient d’un air stupéfait, jusqu’au jour où quelqu’un me dit : « Il existe un guide des voyages en car-go ». Mais encore… où se le procurer ? Après avoir parcouru toutes les librairies de la ville, je réussis à mettre la main sur cet ou-vrage recherché depuis bien une année. Le bouquin dévoré avec passion, l’idée germa pen-dant au moins un an encore. Cette petite graine
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Le tour du monde en cargo par les mers du sud
était bien vivante dans ma tête et appelée à croî-tre, ce depuis fort longtemps, puisqu’une amie de ma mère me révéla dernièrement que j’avais dit un jour : « Lorsque je ferai le tour du monde… » Ce jour fut, en effet, sur le point d’arriver et les préparatifs furent mis en route. Visas, vac-cins, je les avais déjà à peu près tous, sauf celui de la fièvre jaune, indispensable. A l’ambassade américaine, je me trouvai face à deux GI armés qui m’ordonnèrent : « Les mains en l’air ! », pour me tâter de la tête aux pieds. Quant au vaccin contre la fièvre typhoïde, il me mit KO pendant quelques jours. Le jour J est donc enfin arrivé. Mon cargo part du port du Havre, terminal de l’Europe. Ce n’est pas sans peine que nous l’avons trouvé, perdu dans les méandres de ce gigantesque port marchand, ainsi que dans les volutes de fumée et les émanations malodorantes de la centrale thermique et des nombreuses industries chimi-ques situées dans cette zone. Après avoir roulé des kilomètres sur les quais, nous voici en pré-sence du monstre, un cargo porte-conteneurs de la CMA-CGM, le Matisse. Ma première montée à l’échelle de coupée est plutôt hésitante et même vacillante, car l’échelle n’est pas fixe. Je me cramponne donc aux cor-des servant de rampe, ignorant que ces derniè-res me feraient des mains de mécanicien et je
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