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Les lumières de Chaldée

De
123 pages
Une banale agression au sortir de son travail,suivie d'une assistance à personne en danger et George (le personnage principal) va entrer dans une spirale qui fera de lui la cinquième personne au monde à connaître un immense secret. Secret d'une telle importance que l'équilibre de la planète en sera un temps menacé.
Thierry Fay est l'auteur d'un premier roman policier non publié, ainsi que de l'ouvrage Le trèfle et la rose, disponible aux éditions Le Manuscrit.
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2 Titre
Les lumières
de « Chaldée »

3 Titre
Thierry Fay
Les lumières
de « Chaldée »
L’histoire secrète de la guerre
du golfe
Roman
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit 2008
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-02222-3 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304022223 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-02223-0 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304022230 (livre numérique)

6 . .
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PREMIER CHAPITRE
Georges Fréant pestait. Comme beaucoup de
français, et souvent, le vendredi soir il pestait. Il
était Porte d’Orléans et devait regagner son
domicile en Seine et Marne, à Melun plus préci-
sément, hors il était vingt heures vingt, et
Georges attendait une visite à vingt et une heu-
res. Il n’y serait jamais.
Cet homme, âgé d’une trentaine d’années,
était l’archétype de l’homme moderne, du
moins le pensait-il. Il était célibataire et, bien
qu’ayant fréquenté durant huit ans la même
femme, il n’avait pas cédé aux sirènes du ma-
riage. Bien lui en pris car un jour, Martine, sa
compagne, pris sa valise, sa brosse à dents et
son teckel et partit tout de go s’installer en Es-
pagne avec un cadre en informatique. Il mit
quelque temps à se ressaisir et, au jour
d’aujourd’hui, ne s’en portait pas plus mal.
Agent commercial dans une entreprise de café
en gros, il aimait son travail. De fait, ses em-
ployeurs avaient trouvé, à en juger par ses fi-
9 Les lumières de « Chaldée »
ches de salaires, un moyen convenable de lui
rendre la pareille.
Sa situation, en général, pouvait être qualifiée
d’enviable. Il demeurait à la périphérie de Me-
lun, en grande banlieue parisienne, une ville élé-
gante. De celles qui ne sont pas assez grande
pour que l’on s’y étouffe et pas assez petite
pour que l’on s’y ennuie.
De plus la capitale n’était distante que d’une
trentaine de kilomètres. Il maîtrisait bien son
temps, et son train de vie lui laissait portes ou-
vertes à pas mal de loisirs dont peu de gens,
comparé à la masse, pouvaient s’enorgueillir de
profiter.
Il avait fini par arrêter de maugréer, il savait
qu’à cette heure, tout les vendredis, la situation
était la même. En outre, il venait d’atteindre
l’autoroute où la circulation semblait devenir
plus fluide. Il roulait donc en direction de son
domicile, en même temps d’ailleurs que vers
une aventure qui resterait longtemps gravée
dans sa mémoire. Mais ce second point, il
l’ignorait encore.
Il habitait dans un pavillon cossu, bien assez
grand pour un célibataire, et devait pour s’y
rendre, couper la ville à sa pointe sud. Alors
qu’il abordait la rocade qui le mènerais vers les
quartiers résidentiels, il vit un panneau indi-
quant « Rue barrée pour travaux », il pesta de
10 Les lumières de « Chaldée »
plus belle et, la mort dans l’âme se résolut à sui-
vre l’itinéraire de déviation.
Alors qu’il suivait le fléchage, il réagit et,
connaissant bien le quartier, se souvint qu’une
des petites rues se trouvant sur sa droite le mè-
nerait directement à hauteur de sa demeure à
quelques pavillons près. Sitôt dit, sitôt fait, il bi-
furqua et emprunta une rue étroite et bien peu
fréquentée.
Cette rue était, vers sa moitié, en courbe et le
virage étant excessivement serré, exigeait une
grande prudence, il l’aborda donc à faible vi-
tesse quand soudain, débouchant vers la se-
conde portion de rue, il arriva brusquement sur
ce qui lui semblait être une vive altercation. Il
immobilisa son véhicule et pu, en quelques se-
condes, comprendre ce qui se passait. Trois in-
dividus s’acharnaient sur un homme à terre
avec, il faut le dire, une grande violence. L’un
des trois tirait de toutes ses forces sur une mal-
lette que l’homme à terre ne voulait pas lâcher.
Deux des agresseurs, ainsi que la victime,
étaient typés. Ils semblaient venir, à en juger par
leurs traits, de quelques pays d’Afrique du
Nord, le troisième était de race blanche.
Georges, qui n’était pas un lâche, sortit d’un
bond de son véhicule. Il se mit à crier, plus
pour se donner du courage que pour toute autre
raison, et courut vers le groupe. Relevant la tête,
un des hommes l’ayant vu, cria quelque chose
11 Les lumières de « Chaldée »
en arabe à l’endroit de ses comparses. Ils levè-
rent également le visage et surpris, amorcèrent
une retraite hâtive. Néanmoins celui qui
s’acharnait sur la mallette insista avec véhé-
mence et, redoublant d’énergie, réussit quand
même à l’arracher des mains de sa victime, ils
s’enfuirent. Georges arriva à la hauteur du bles-
sé, celui-ci gisait à terre à demi inconscient, et
murmurait quelques mots à peine audibles. Bien
qu’il fût tôt dans la soirée, il était probable que
peu de gens aient entendu ou vu quoique se
soit. Les uns étaient absents pour de multiples
raisons et les rares qui restaient dans ces quar-
tiers pavillonnaires, préféraient de loin rester
murer chez eux : le courage des lâches.
Il prit donc la décision qui lui apparut
comme étant la meilleure : emmener lui même
le blessé à l’hôpital. Par chance, celui-ci n’était
guère éloigné que de quelques rues, il porta
l’homme toujours inconscient jusqu’à sa voiture
et le hissa à la place du passager, puis preste-
ment, se mit en route vers le centre hospitalier.
Il alla directement aux urgences, raconta sa mé-
saventure à l’hôtesse et quelques minutes plus
tard, l’individu était pris en charge par le chirur-
gien de garde.
Georges se sentit plus à l’aise. Il déclara à
l’admission n’avoir aucun lien de parenté avec le
blessé, et refusa de ce fait de décliner son iden-
tité. L’hôtesse d’accueil protesta, invoqua le rè-
12