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Lexique de cooccurrents

De
162 pages
Le langage boursier a son vocabulaire propre, qui relève davantage de la phraséologie que de la terminologie. Il a également ses règles d’écriture, qui divergent parfois des règles habituelles. La description des fluctuations de l’économie ou de ses éléments donne lieu à un foisonnement de métaphores et d’images toujours plus étonnantes. Or les dictionnaires spécialisés, s’ils font un inventaire de la terminologie, donnent peu d’indications sur la phraséologie. Il est donc difficile, pour qui n’est pas familiarisé avec le domaine, de rendre un texte totalement idiomatique.
Le Lexique de cooccurrents, premier lexique en son genre, répond à ce besoin en répertoriant, à l’aide d’une méthode de classification simple, mais rigoureuse, la cooccurrence lexicale du domaine économique et boursier.
La classification, quoique présentée différemment pour faciliter la consultation, est restée la même que dans la première édition. Les cooccurrents sont classés selon les phases du cycle économique, à savoir le début, la croissance, le déclin et la fin, auxquelles s’ajoutent une catégorie pour les mouvements indéterminés ou neutres et une catégorie « Autres » dans laquelle sont consignés des cooccurrents qui n’entrent pas dans les mouvements cycliques. D’autre part les cooccurrents sont regroupés par catégorie grammaticale : noms, verbes dont le terme en vedette est le sujet, verbes dont le terme en vedette est l’objet, et les adjectifs. Cette seconde édition est également enrichie de remarques, renvois et exemples et indications d’utilisation qui guideront mieux l’utilisateur dans le choix des expressions.
La phraséologie est, par nature, volatile puisqu’elle naît de l’échange et suit l’évolution de la langue. C’est ainsi que, touché par la mondialisation des marchés de capitaux, par le rapprochement des réglementations et surtout par l’avènement des nouveaux médias, le domaine économique et boursier a vu sa terminologie et surtout son langage évoluer à une vitesse vertigineuse. Cette deuxième édition du Lexique de cooccurrents en témoigne, puisqu’elle s’est enrichie de nouveaux cooccurrents et en a perdu quelques-uns qui ne sont plus au goût du jour.
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Betty CohenLexique de cooccurrents
Bourse et conjoncture économique
Le langage boursier a son vocabulaire propre, qui relève davantage de la
phraséologie que de la terminologie. Il a également ses règles d’écriture, qui Lexique de cooccurrents
divergent parfois des règles habituelles. La description des fluctuations de
l’économie ou de ses éléments donne lieu à un foisonnement de métaphores et
d’images toujours plus étonnantes. Or les dictionnaires spécialisés, s’ils font un
inventaire de la terminologie, donnent peu d’indications sur la phraséologie. Il est Bourse et conjoncture économique
donc difficile, pour qui n’est pas familiarisé avec le domaine, de rendre un texte
totalement idiomatique. Le Lexique de cooccurrents, premier lexique en son genre,
répond à ce besoin en répertoriant, à l’aide d’une méthode de classification simple
mais rigoureuse, la cooccurrence lexicale du domaine économique et boursier.
La phraséologie est, par nature, volatile puisqu’elle naît de l’échange et suit
l’évolution de la langue. C’est ainsi que, touché par la mondialisation des marchés
de capitaux, par le rapprochement des réglementations et surtout par l’avènement
des nouveaux médias, le domaine économique et boursier a vu sa terminologie et
surtout son langage évoluer à une vitesse vertigineuse. Cette deuxième édition du
Lexique de cooccurrents en témoigne, puisqu’elle s’est enrichie de nouveaux
cooccurrents et en a perdu quelques-uns qui ne sont plus au goût du jour.
Titulaire d’une maîtrise en traduction de l’Université de
Montréal ainsi que d’un diplôme d’études approfondies
(DEA) en Sciences du langage de l’Université Paris XIII –
Sorbonne Nouvelle, Betty Cohen s’est, dès le début de
sa carrière, spécialisée dans le domaine économique et
boursier. Le Lexique de cooccurrents est une refonte de
son mémoire de maîtrise. Elle a débuté à l’Institut
canadien des valeurs mobilières et pousuivi ensuite une
carrière en traduction qui lui a permis de toucher à
l’ensemble du domaine financier en travaillant tour à tour
Photo : Félix Vaillancourt pour des compagnies d’assurances, des courtiers en
valeurs mobilières, des fonds communs de placement et
des cabinets comptables. Elle est aujourd’hui responsable
edes Services linguistiques chez PricewaterhouseCoopers 2 édition revue et augmentée
Canada.
,!7IC9C0-decaac!
Extrait de la publication
Lexique de cooccurrents Betty Cohen


Extrait de la publication


Extrait de la publication


Lexique de cooccurrents
Bourse et conjoncture économique



Extrait de la publication


Extrait de la publication

Betty Cohen
Lexique de cooccurrents
Bourse et conjoncture économique
e2 édition revue et augmentée


Extrait de la publication
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives
nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Cohen, Betty
Lexique de cooccurrents : bourse et conjoncture économique
e 2 éd.
Comprend des réf. bibliogr.
ISBN 978-2-920342-00-2
1. Économie politique — Terminologie. I. Linguatech (Firme). II. Titre.
HB62.C63 2011 330.03 C2011-941729-4

Révision et correction d’épreuves : Françoise Tougas
Maquette de couverture et mise en page : Michel Séguin
Illustration : Concordance à quatre temps, de Robert Dubuc
© Linguatech éditeur inc., 2011
eDépôt légal : 4 trimestre 2011
Bibliothèque et Archives nationales du Québec Canada
Imprimé sur du papier Silva Enviro lisse, recyclé à 100 %, approuvé FSC.
Linguatech éditeur
www.linguatechediteur.com
editeur@linguatechediteur.com
Téléphone : 514 336-5207
Télécopieur : 514 336-4736
Case postale 26026, succursale Salaberry
Montréal (Québec) H3M 1L0
Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sans
l’autorisation écrite de l’éditeur. Tous droits de traduction et d’adaptation,
en totalité ou en partie, réservés pour tous les pays.

Extrait de la publication
PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
L'époque est révolue où la presse canadienne d'expression
française se caractérisait notamment par la pauvreté de ses chroniques
financières et économiques. Pauvreté de substance et de style, reflet
d'une collectivité peu engagée dans ce secteur d'activité. Les choses ont
changé. Le rôle croissant des francophones dans la vie économique et,
en corollaire, la nécessité d'exprimer en français cette nouvelle réalité,
ont engendré une multiplication des textes et publications traitant de
finance et d'économie. Le besoin créant l'outil, on a vu paraître des
manuels et des guides de rédaction, des dictionnaires et des vocabulaires
spécialisés, auxquels sont venues s'ajouter des banques de données et
de terminologie informatisées.
Le moment était sans doute venu d'accroître cette panoplie
d'aides à la rédaction et, en même temps, de l'enrichir d'un instrument
nouveau permettant de progresser sur le chemin de la communication
efficace. La langue n'est pas, en effet, une simple affaire de mots et de
règles de grammaire. Très souvent, c'est le style qui fait la différence
entre un texte qu'on lit ou qu'on met à la corbeille à papier, entre un
message qui produit un effet ou qui ne suscite qu'indifférence.
« Presque toutes les choses qu'on dit frappent moins que la manière
dont on les dit. » Cette constatation prend toute sa force à notre
époque d'explosion de l'information, où les communicateurs doivent
affronter une très vive concurrence pour attirer et retenir l'attention de
lecteurs sollicités par une multitude d'écrits de tout genre.
Le Lexique de cooccurrents — Bourse et conjoncture économique
n'apporte évidemment pas une réponse toute faite à la question
comment écrire pour être lu? Plus modestement, mais aussi plus
originalement, il propose un moyen d'atteindre cet objectif. Comme le
savent par expérience les rédacteurs et les traducteurs de textes
financiers et économiques, les réalités décrites dans ces textes suivent
les trois grandes phases de tout cycle économique : hausse, baisse,
situation stationnaire. De ce fait, l'effort de formulation se trouve
souvent ralenti par la recherche de l'expression à la fois idiomatique et
non répétitive : quel adjectif ou quel verbe employer avec tel substantif.
Quelles sont les variantes synonymiques de subir une baisse ou être
à la hausse? Or, les dictionnaires de langue ou de synonymes, peu
portés sur la chose économique, ne sont généralement pas d'un grand
secours. Et pourtant, la langue du commentaire boursier ou conjoncturel
est d'une richesse que le profane ne soupçonne guère. Encore faut-il
y avoir accès, et rapidement. C'est cette richesse expressive que le
VII
Extrait de la publicationLEXIQUE DE COOCCURRENTS
Lexique de cooccurrents, fruit d'un long travail de dépouillement de
revues et journaux, tant canadiens que français, nous invite à découvrir
et à exploiter.
meEn publiant cet ouvrage, M Betty Cohen fait œuvre de
pionnière. D'une part, il est rare que des mémoires ou thèses
d'étudiants donnent lieu à une publication « utilitaire ». C'est déjà un
mérite que d'avoir consenti à transformer en instrument de travail une
recherche universitaire soumise à d'autres normes. Mais surtout, le
Lexique de cooccurrents est, à notre connaissance, le premier ouvrage
de ce genre publié à l'intention de rédacteurs et de traducteurs. La voie
est maintenant ouverte, le modèle est tracé, et déjà plusieurs travaux
universitaires en cours s'en inspirent. Pour notre part, convaincu qu'un
tel ouvrage comble une lacune, nous sommes heureux d'avoir participé
à sa genèse à titre de directeur de recherche. Il appartient maintenant
aux utilisateurs de l'expérimenter sur la table de travail : c'est au fruit
qu'on connaît l'arbre.
Paul A. Horguelin

VIII
Extrait de la publication
AVANT-PROPOS
À sa parution en 1986, le Lexique de cooccurrents — Bourse et
conjoncture économique avait pour ambition de présenter une
nomenclature de la cooccurrence lexicale dans le langage de la bourse et
de l’économie. Pour cela il fallait établir une méthode rigoureuse de choix
des mots et expressions à introduire ou non dans le lexique, ainsi qu’un
mode de présentation qui permettrait de classer ces expressions de
manière à en faciliter la recherche par le lecteur. La méthode avait consisté
à établir un seuil statistique en deçà duquel une cooccurrence n’était pas
considérée comme « usuelle » et n’était donc pas retenue. Le corpus avait
été essentiellement constitué de journaux et magazines économiques et
boursiers de langue française, reconnus pour leur qualité. La classification,
ensuite, était simple. Il suffisait de suivre les phases d’un cycle économique
ou boursier. Cette simplicité est d’ailleurs l’apanage du domaine. Elle n’est
pas exportable telle quelle, comme on a pu le constater dans les travaux de
même nature parus ensuite dans d’autres domaines. Cela ne doit toutefois
pas empêcher la réalisation d’outils comme celui-ci tant ils sont utiles aux
traducteurs et rédacteurs.
La phraséologie est, par nature, volatile puisqu’elle nait de l’échange
et suit l’évolution de la langue. C’est ainsi que, touché par la mondialisation
des marchés de capitaux, par le rapprochement des réglementations et
surtout par l’avènement des nouveaux médias, le domaine économique et
boursier a vu sa terminologie et surtout son langage évoluer à une vitesse
vertigineuse. Les nouvelles boursières ne sont plus quotidiennes, mais
instantanées et démultipliées, si bien que les spécialistes ont redoublé
d’ardeur dans la création d’images et de métaphores pour décrire
l’évolution des marchés. Par ailleurs, la rédaction de ces nouvelles n’est
plus réservée aux seuls journalistes; ce sont les spécialistes eux-mêmes,
souvent, qui rédigent les brèves boursières. Il s’ensuit un foisonnement
d’expressions, toutes plus originales les unes que les autres, et certaines
font leur chemin tandis que d’autres disparaissent.
Cet état de fait a rendu la tâche plus difficile pour l’élaboration de
cette nouvelle édition, car autant le langage était uniforme il y a vingt ans,
autant il dépend aujourd’hui de l’imagination de celui qui écrit. Et comme le
langage boursier s’affranchit souvent des règles de syntaxe les plus simples,
il nous a été difficile, cette fois-ci, d’établir le seuil en deçà duquel nous ne
retenions pas l’expression. Nous avons pourtant opté pour la rigueur et
n’avons retenu, dans cette seconde édition du Lexique de cooccurrents,
que les expressions dont nous avons pu constater qu’elles se répétaient
régulièrement dans un corpus étalé sur plusieurs années de parution des
IX
Extrait de la publicationLEXIQUE DE COOCCURRENTS
mêmes journaux. C’est ainsi que l’on ne trouvera pas tout, dans cette
édition, mais bien ce dont on est sûr que les spécialistes du domaine
utilisent, et donc que le grand public comprendra facilement.
Notre seconde édition comprend tout de même quelques nouveautés
surprenantes, comme dévisser dans « l’action XYZ a dévissé de 25 % ».
On constate également que certains verbes intransitifs, comme chuter, sont
devenus transitifs avec chuter de n %. Sont apparues également des
expressions comme objectif de cours ou attentes de profits, autant de
constructions qui, sur le plan syntaxique, ne sauraient trouver leur place
ailleurs que dans un jargon spécialisé. La phrase suivante résume à elle
seule toute l’évolution que nous avons pu constater :
Le secteur de l’assurance a souffert de dommages bilanciels significatifs
depuis trois ans, entraînant des révisions d’attentes de profits. À un
plus bas de performance relative depuis 20 ans, à une fois l’actif net et
avec une sensibilité très élevée aux indices boursiers, nous ne sommes
plus vendeurs sur le secteur.
Cette seconde édition est également enrichie de remarques, renvois
et exemples et indications d’utilisation qui, nous l’espérons, guideront
mieux l’utilisateur dans le choix des expressions. La classification, quoique
présentée différemment, est restée la même que dans notre première
édition.
Présentation, symboles et abréviations
Les termes retenus dans notre lexique sont ceux que l’on retrouve le
plus fréquemment dans les commentaires boursiers. La définition qui les
accompagne est donnée à titre indicatif du sens dans lequel ils sont utilisés
avec les cooccurrents qui suivent. La rubrique Remarque contient des
précisions sur l’utilisation du terme et de ses cooccurrents, tandis que Voir
aussi renvoie à des termes soit synonymes, soit dont la cooccurrence est
proche de celle du terme en vedette.
Les cooccurrents sont classés selon les phases du cycle économique,
à savoir le début, la croissance, le déclin et la fin, auxquelles nous avons
ajouté une catégorie pour les mouvements indéterminés ou neutres et une
catégorie « Autres » dans laquelle sont consignés des cooccurrents qui
n’entrent pas dans les mouvements cycliques. Nous avons d’autre part
regroupé les cooccurrents par catégorie grammaticale : noms, verbes dont
le terme en vedette est le sujet, verbes dont le terme est l’objet, et les
adjectifs. Les cooccurrents sont ensuite regroupés selon le sens général de
l’expression qu’ils forment avec le terme et séparés par une virgule.
Chaque groupe de sens global différent est placé à la ligne dans le tableau.
X LEXIQUE DE COOCCURRENTS
Si en général le premier cooccurrent des groupes de sens global ainsi que
les cooccurrents à l’intérieur de chaque groupe de sens global sont classés
par ordre alphabétique, il peut arriver que l’ordre alphabétique ne soit pas
respecté, soit pour préserver une suite logique, soit pour signaler la plus
grande fréquence du cooccurrent mentionné en premier. Nous laissons à
l’utilisateur le soin d’établir les synonymies réelles, les antonymies ainsi que
les niveaux de langue.
Enfin, le terme en vedette est remplacé par un tilde ( ∼) dans les
indications d’utilisation qui suivent les cooccurrents. L’indication
d’utilisation est donnée lorsqu’elle est jugée pertinente. Elle suit directement
le cooccurrent lorsque l’usage l’oblige; elle est indiquée entre parenthèses
lorsqu’elle n’est pas obligatoire. L’indication « n » ou « de n » désigne un
nombre ou un pourcentage.
Nous espérons que cet outil, comme son prédécesseur, se révèlera un
compagnon utile pour les traducteurs et rédacteurs qui se spécialisent dans
le domaine boursier et économique ainsi que les étudiants qui se destinent
à ce domaine.
XI



Extrait de la publicationLEXIQUE DE COOCCURRENTS
ACCÉLÉRATION
Accroissement du rythme d’évolution d’un indicateur économique ou
boursier.
Début
Verbes (sujet) s’amorcer
Verbes (objet) amorcer
Croissance
Verbes (sujet) s’accentuer, s’accroître, augmenter
Verbes (objet) accentuer
Adjectifs notable, sensible
forte, foudroyante, rapide, vive
Neutre/indéterminé
Verbes (sujet) se confirmer
se poursuivre, se prolonger
Verbes (objet) connaître, enregistrer
poursuivre
Déclin
Verbes (sujet) diminuer, faiblir
Verbes (objet) limiter
Adjectifs faible, hésitante, lente
Fin
Verbes (objet) arrêter, stopper
Exemples :
• La place parisienne a connu une vive accélération dès le mois de
juillet.
• Les économistes attendent notamment une accélération de la
croissance de cet agrégat à +0,4 %.

1 LEXIQUE DE COOCCURRENTS
ACCROISSEMENT
Augmentation progressive d’un élément de l’activité économique en
quantité, en valeur, en intensité.
Voir aussi : AUGMENTATION, AMÉLIORATION
Début
Verbes (sujet) s’amorcer
Croissance
Verbes (sujet) s’accélérer, se dynamiser
Adjectifs fort, rapide, sensible
Neutre/indéterminé
Noms rythme d’ ∼, taux d’ ∼, vitesse d’ ∼
Verbes (sujet) se confirmer
continuer, se poursuivre
se stabiliser
Verbes (objet) enregistrer
Déclin freiner, limiter
Adjectifs faible, léger, lent
Fin
Verbes (sujet) arrêter, stopper
Exemples :
• L’accroissement moyen de l’emploi dans l’UE-27, qui était resté
assez modeste depuis quelques années, s’est dynamisé sensiblement
en 2006.
• L’accroissement des richesses en Chine pousse les investisseurs vers
de nouveaux marchés émergents.
2
Extrait de la publicationLEXIQUE DE COOCCURRENTS
ACHAT
Acte par lequel un agent économique prend possession d’un bien ou d’un
service offert par un autre, moyennant le paiement d’un prix.
Remarque : Dans le contexte d’un rapport de conjoncture, le terme
achat est employé au pluriel lorsqu’il désigne le volume des achats, celui-ci
étant un indicateur économique. À moins d’indication contraire, les
cooccurrents ci-après s’emploient avec le pluriel.
Croissance
Noms accroissement, augmentation, progression
redressement, reprise
courant d’ ∼s, poussée d’ ∼s, vague d’ ∼s
décollage, envolée
Verbes (sujet) s’accroître (de n), augmenter (de n),
progresser (de n)
s’envoler, décoller, exploser
se redresser, repartir, reprendre
Verbes (objet) accroître, augmenter, développer
pousser
Adjectifs fermes, massifs, nourris
Neutre/indéterminé
Noms fermeté
rythme
Déclin
Noms affaiblissement, baisse, diminution,
ralentissement, repli, faiblesse
Verbes (sujet) s’affaiblir, baisser, diminuer, faiblir, ralentir,
se raréfier
s’affaisser
Adjectifs faibles
Exemples :
• Les achats de biens durables, essentiellement d’automobiles, et les
acquisitions de logements ont explosé, avec des envolées de
respectivement 26,9 % et 20,4 %.
3 LEXIQUE DE COOCCURRENTS
ACTION
Valeur mobilière cessible et négociable, à un prix variable, conférant à son
porteur une participation dans la société qui l’a émise, un droit aux
bénéfices et un droit d’intervention dans la gestion.
Voir aussi : COURS, TITRE, VALEUR MOBILIÈRE
Remarque : Les cooccurrents indiqués ici sont les plus fréquents. Tous les
cooccurrents du terme action peuvent s’employer indifféremment avec le
terme lui-même, les termes titre et valeur mobilière, les noms des
entreprises émettrices et les types de valeurs (bancaires, cycliques,
industrielles, etc.).
Croissance
Noms ascension, avance, montée, progression
envolée
raffermissement, rebond, regain, remontée,
reprise, ressaisissement, réveil
Verbes (sujet) s’adjuger n, s’octroyer n
avancer (de n), s’apprécier (de n), augmenter
(de n), gagner n, gagner du terrain, monter
(de n), prendre n, progresser (de n)
bondir (de n), s’envoler (de n), flamber, s’inscrire
en hausse
rebondir (de n), se raffermir, regagner n,
remonter (de n), reprendre n, se reprendre,
se ressaisir, se réveiller
Verbes (objet) doper
Adjectifs chère, élevée, haute
Neutre/indéterminé
Noms comportement
fluctuation, mouvement, oscillation
orientation, tendance, tenue
stabilisation
stagnation
Verbes (sujet) consolider
se comporter, se tenir
évoluer, fluctuer, osciller
se stabiliser
stagner, végéter
4
Extrait de la publicationLEXIQUE DE COOCCURRENTS
Adjectifs irrégulière
stable
Déclin
Noms affaiblissement, baisse, décote, faiblesse, recul,
repli
effritement, fléchissement, tassement
chute, effondrement
Verbes (sujet) abandonner n, baisser, céder n, concéder n,
chuter (de n), dévisser (de n), faiblir, glisser
(de n), s’inscrire en baisse, perdre n, plier (de n),
reculer (de n), se replier (de n), se tasser,
tomber
s’effriter (de n), fléchir
s’effondrer, plonger (de n)
Verbes (objet) chahuter, décoter (de n)
Adjectifs basse, décotée, faible
Autres
Noms porteur d’ ∼, détenteur d’ ∼
valorisation
Verbes (sujet) valoir n, coter n
Verbes (objet) arbitrer, échanger, négocier
coter en bourse, introduire en bourse, inscrire
en bourse
distribuer
émettre, mettre en circulation
spéculer sur ∼
Exemples :
• Axa et AGF prennent plus de 15 %.
• Dix valeurs du CAC gagnent plus de 10 %.
• Après leur envolée de vendredi, les cycliques liées à la construction
consolident aujourd’hui.
• Les bancaires sont actuellement bien valorisées et les investisseurs
arbitrent en faveur de cycliques décotées, secteur automobile en tête.
• Altran dévisse de 12 % alors que le problème de sa dette reste entier.
• L’Oréal rebondit de 2,84 % après avoir été chahuté hier.
5 LEXIQUE DE COOCCURRENTS
ACTIVITÉ
Ensemble des opérations effectuées sur un marché ou mesure de cet
ensemble.
Voir aussi : ÉCONOMIE
Croissance
Noms accélération, accroissement, amélioration,
augmentation, croissance, expansion,
intensification, progression
relance, raffermissement, rebond, redémarrage,
redressement, renforcement, reprise
effervescence
vigueur
Verbes (sujet) s’accélérer, s’accroître, augmenter, se développer,
s’intensifier, progresser
bondir
se raffermir, se renforcer, se redresser,
redémarrer, reprendre
Verbes (objet) accroître, raffermir, relancer, soutenir, stimuler
Adjectifs fiévreuse, forte, grande, intense, soutenue
Neutre/indéterminé
Noms changement, retournement, revirement
niveau d’ ∼, rythme d’ ∼, taux d’ ∼
stabilisation, stagnation
Verbes (sujet) évoluer, varier
résister, se renverser, se retourner
se stabiliser, stagner
1Verbes (objet) enregistrer une ∼
Adjectifs bonne, stable
Déclin
Noms accalmie, affaiblissement, baisse d’ ∼/de l’ ∼,
chute, contraction, déclin, défaillance,
dégradation, détérioration, faiblesse,
fléchissement, freinage, ralentissement,
récession, recul, repli
langueur
6
Extrait de la publicationLEXIQUE DE COOCCURRENTS
Verbes (sujet) baisser, décliner, décroître, défaillir, se dégrader,
se détériorer, diminuer, s’essouffler, fléchir,
ralentir, se ralentir, reculer, régresser
Verbes (objet) abaisser, freiner, réduire
Adjectifs calme, faible, maigre, modérée, ralentie, réduite
Fin
Noms point-bas de l’ ∼
Verbes (sujet) s’arrêter
1 Activité s’emploie avec un adjectif dans cette expression.
Exemples :
• Un indice supérieur à 50 signale une expansion de l’activité dans un
secteur et un indice inférieur, une contraction.
• L’activité obligataire a progressé de 30,8 %, à 891 millions de
dollars.
• L’indicateur avancé d’activité pour le mois de février est en effet
ressorti en baisse de 0,4 % contre une hausse de 0,2 %
précédemment.
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Extrait de la publicationBetty CohenLexique de cooccurrents
Bourse et conjoncture économique
Le langage boursier a son vocabulaire propre, qui relève davantage de la
phraséologie que de la terminologie. Il a également ses règles d’écriture, qui Lexique de cooccurrents
divergent parfois des règles habituelles. La description des fluctuations de
l’économie ou de ses éléments donne lieu à un foisonnement de métaphores et
d’images toujours plus étonnantes. Or les dictionnaires spécialisés, s’ils font un
inventaire de la terminologie, donnent peu d’indications sur la phraséologie. Il est Bourse et conjoncture économique
donc difficile, pour qui n’est pas familiarisé avec le domaine, de rendre un texte
totalement idiomatique. Le Lexique de cooccurrents, premier lexique en son genre,
répond à ce besoin en répertoriant, à l’aide d’une méthode de classification simple
mais rigoureuse, la cooccurrence lexicale du domaine économique et boursier.
La phraséologie est, par nature, volatile puisqu’elle naît de l’échange et suit
l’évolution de la langue. C’est ainsi que, touché par la mondialisation des marchés
de capitaux, par le rapprochement des réglementations et surtout par l’avènement
des nouveaux médias, le domaine économique et boursier a vu sa terminologie et
surtout son langage évoluer à une vitesse vertigineuse. Cette deuxième édition du
Lexique de cooccurrents en témoigne, puisqu’elle s’est enrichie de nouveaux
cooccurrents et en a perdu quelques-uns qui ne sont plus au goût du jour.
Titulaire d’une maîtrise en traduction de l’Université de
Montréal ainsi que d’un diplôme d’études approfondies
(DEA) en Sciences du langage de l’Université Paris XIII –
Sorbonne Nouvelle, Betty Cohen s’est, dès le début de
sa carrière, spécialisée dans le domaine économique et
boursier. Le Lexique de cooccurrents est une refonte de
son mémoire de maîtrise. Elle a débuté à l’Institut
canadien des valeurs mobilières et pousuivi ensuite une
carrière en traduction qui lui a permis de toucher à
l’ensemble du domaine financier en travaillant tour à tour
Photo : Félix Vaillancourt pour des compagnies d’assurances, des courtiers en
valeurs mobilières, des fonds communs de placement et
des cabinets comptables. Elle est aujourd’hui responsable
edes Services linguistiques chez PricewaterhouseCoopers 2 édition revue et augmentée
Canada.
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Extrait de la publication
Lexique de cooccurrents Betty Cohen