3e division militaire. Place de Metz. 29 septembre et 14 octobre 1820. Fête donnée par le lieutenant général commandant la division, les maréchaux de camp employés à Metz... et... par les officiers... stationnés dans ladite place, pour célébrer la naissance de S. A. R. Mgr le duc de Bordeaux

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Impr. de Antoine (Metz). 1820. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °. Pièce.
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Publié le : samedi 1 janvier 1820
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3.e DIVISION MILITAIRE.
29 seembre et 14 octobre 1820.
FÊTE
DONNÉE PAR LE LIEUTENANT-GENERAL COMMANDANT
LA DIVISION, LES MARÉCHAUX-DE-CAMP EMPLOYÉS
A METZ, L'INTENDANCE MILITAIRE ET LES COLONELS
DE L'ÉTAT-MAJOR, DE LA GENDARMERIE, DES DIREC-
TIONS DE L'ARTILLERIE, DU GÉNIE ET DES DIVERS
CORPS DE LA GARNISON, AINSI QUE PAR LES OF-
FICIERS SUPÉRIEURS, ET CEUX DE TOUS GRADES,
ET DE TOUTES ARMES, DES LÉGIONS ET RÉGIMENS
STATIONNÉS DANS LADITE PLACE;
Pour célébrer la Naissance de SON ALTESSE ROYALE
MONSEIGNEUR LE DUC DE BORDEAUX.
» Mes amis, votre joie centuple la mienne ;
» il nous est né un enfant à tous. Cet enfant
» deviendra un jour votre père ; il vous aimera
» comme je vous aime , comme vous aiment tous
» les miens, »
Paroles du ROI.
A METZ-
DE LIMPRIMERIE DE C. M. B. ANTOINE ,
IMPRIMEUR DU ROI.
20 octobre 1820
FÊTE
DONNÉE PAR LE LIEUTENANT — GÉNÉRAL COMMANDANT LA
DIVISION, LES. MARÉCHAUX-DE-CAMP EMPLOYÉS A METZ ,
L'INTENDANCE MILITAIRE ET LES COLONELS DE L'ÉTAT—
MAJOR , DE LA GENDARMERIE , DES DIRECTIONS DE L'AR-
TILLERIE , DU GÉNIE ET DES DIVERS CORPS DE LA'
GARNISON , AINSI QUE PAR LES OFFICIERS SUPÉRIEURS ,
ET CEUX DE TOUS GRADES ET DE TOUTES ARMES , DES
LÉGIONS ET RÉGIMENS STATIONNÉS DANS LADITE PLACE ,
POUR célébrer la Naissance de SON ALTESSE ROYALE
MONSEIGNEUR LE DUC DE BORDEAUX.
L
A nouvelle de l'heureuse naissance du Prince DIEU-
DONNÉ Duc DE BORDEAUX , parvint à Metz par la voie
télégraphique , le 29 septembre à midi et demi : aussitôt
le bruit du canon et le son de la Mutte annoncèrent
aux habitans et aux troupes , un événement que Ton
peut appeler à juste titre miraculeux ; citoyens et
soldats firent éclater à l'envi , la joie que leur inspi-
rait la venue tant désirée de ce jeune Prince ; les
musiques des differens corps de la garnison parcou-
rurent la ville en jouant l'air chéri de vive HENRI IV,
et d'autres respirant l'amour du Roi et des BOURBONS.
Ces musiques n'étaient interrompues que par le bruit
des trompettes qui , placées sur les hautes tours de la
cathédrale , portaient au loin l'annonce de la félicité
publique , et aussi par les cris mille fois répétés de
VIVE LE Roi ! VIVENT LES BOURBONS ! VIVE LE DUC DE
BORDEAUX !
( 2
Le soir les édifices publics , les hôtels habités par
les premiers fonctionnaires , et un grand nombre de
maisons particulières furent illuminés.
Un ordre du jour conçu dans les termes suivans,
a annoncé aux troupes l'événement qui assure à la
France , paix et tranquillité :
SOLDATS,
« Réjouissez-vous , tous vos voeux sont enfin exau-
» ces ; il vous est né un Prince , un descendant de
» SAINT-LOUIS , un petit— fils de HENRI IV. Le jeune
« Duc DE BORDEAUX sera un jour l'honneur et la gloire
» de la France ; il sera pour l'armée ce qu'aurait été
» pour elle , son auguste et malheureux père, vic —
» time d'un crime épouvantable.
» Quel présage heureux pour l'avenir ! quel bon—
» heur pour le temps présent ! Soldats , vous parta-
» gérez la félicité du Roi , et les espérances de la
» Patrie.
» Déjà , soldats , vous avez manifesté votre allé-
» gresse d'une manière non équivoque ^ votre atta—
» chement à votre souverain légitime est connu ; je
» suis certain , que jamais vous ne quitterez le che-
» min de l'honneur , ni celui de la fidélité ; l'exemple
» de vos officiers vous indique l'un et l'autre , et cette
» tradition maintenant passera d'âge en âge , sous la
» protection tutélaire de la Famille auguste à laquelle
( 3 )
» nous devons la liberté et le repos , que la provi-
» dence a accordés à la France , après tant de licence ,
» ou de despotisme.
» A l'occasion de la naissance de S. A. R. Monsei-
» gneur le Duc DE BORDEAUX , le Roi veut que tous
» les militaires , quelque soit leur grade , et qui sont
» détenus , ou aux arrêts, pour simples faits de disci-
» pline , soient rendus à la liberté. Cette disposition
» bienveillante de la part de Sa Majesté , doit faire
» apprécier par chacun de vous , toute la bonté du
» coeur du Roi »
Le lundi suivant 2 octobre , les autorités civiles et
militaires se rendirent à dix heures du matin à Té-,
glise cathédrale , où elles assistèrent à une messe solen-
nelle et au Te Deum chanté en action de grâces pour
remercier le ciel de la naissance d'un Prince qui pro-
met à la France de perpétuer l'auguste race des BOUR-
BONS , et le bonheur qu'elle leur doit.
Après la cérémonie religieuse , il y eut sur la place
Royale une grande parade où se trouvaient toutes les
troupes de la garnison. Le même soir , les Autorités
civiles et militaires se réunirent de nouveau au pied
des autels pour y entendre chanter le Domine salvum
fac Regem ; elles se rendirent ensuite , ayant avec elles
Mgr. l'évêque, son clergé et un nombreux cortège,
sur la place Royale où fut allumé un feu de joie,
aux cris mille fois répétés de VIVE LE ROI ! YIVENT LES
BOURBONS ! VIVE LE DUC DE BORDEAUX ! Le bruit du
( 4 )
canon se mêlait à ces cris de joie et de bonheur ,
tandis que le long des remparts , les régimens d'ar-
tillerie et du génie , ainsi que les légions d'Indre-et-
Loire et du Pas— de —Calais exécutaient différentes
salves de mousqueterie.
Le dimanche suivant 8 octobre , fut consacré par
l'autorité municipale, à une fête à laquelle les mili-
taires de la garnison prirent part avec toutes les classes
de citoyens ; mais ils avaient besoin d'en donner une
eux-mêmes , pour exprimer plus particulièrement la
satisfaction qu'ils éprouvaient , et ils en fixèrent l'é-
poque au samedi 14 de ce mois. Cette fête vraiment
militaire , fut annoncée par l'ordre suivant :
« La naissance du Prince DIEUDONNÉ DUC DE BOR—
» DEAUX , a rempli les espérances de la France et com-
» blé de joie tous lés amis de la monarchie ; il n'est
» pas une ville , pas un village , pas un hameau , où
» cet heureux événement ne soit célébré par des ré-
» jouissances et des fêtes extraordinaires ; la garnison
» de Metz qui n'est étrangère à rien de ce qui peut
» faire éclater son amour pour son Roi et sa dynas—
» tie , voulant s'associer à la joie qui anime tous les
» Français , a arrêté de rendre publics les sentimens
» d'allégresse qu'elle éprouve ; en conséquence , les
» dispositions suivantes seront exécutées :
» Samedi 14 octobre , il sera donné un bal aux
» dames et aux principales Autorités de la ville de
» Metz.
» Une salve de vingt-quatre coups de canon , tirée
( 5 )
» à sept heures du soir , annoncera l'ouverture de
» la fête.
» Dans la journée , les sous-officiers et soldats des
» différens régimens et des légions , seront réunis en
» banquet dans leur caserne. MM. les colonels auront
» soin que des invitations soient faites d'un corps à
» l'autre.
» Il sera donné ensuite un bal sur la place Royale,
» où les sous-officiers et soldats de la garnison seront
» invités à se rendre.
» Le soir , les établissemens militaires et les casernes
» seront illuminés, ainsi que la place de l'Hôtel-de-
» ville. M. le maréchal-de-camp lieutenant de Roi
» aura soin que des gardes à pied et à cheval soient
» rendues le samedi , à six heures , à l'Hôtel-de-ville,
» où elles seront disposées par le commissaire préposé
» à cet effet.
» La retraite ne se battera ce soir-là qu'à dix heures,
» et immédiatement avant , il sera fait par des déta-
» chemens d'élite, vingt-quatre décharges de car—
» touches à étoile , sur la place de l'Hôtel-de-ville. »
Le 14, au moyen d'une souscription remplie par
les officiers de tous les grades et de toutes les armes,
des banquets furent donnés , dans leurs quartiers res-
pectifs , aux sous-officiers et soldats de tous les corps.
Le lieutenant - général commandant la division,
M. le comte de Tocqueville, préfet de la Moselle,

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